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Le Stoner Rock Français


Maxime, le 31/07/2007

BLACKSTONE


Origine : Paris

Le stoner, ce n’est pas qu’une poignée de kids moulinant du riff plombé dans le sillage de Kyuss, ce sont également des hordes de vétérans ravis de se ressourcer auprès d’un bon feu de camp seventies, jetant quelques bûches du côté de Black Sabbath ou de Grand Funk Railroad pour attiser les braises d’un foyer qui brûle encore dans le cœur de nombreux musiciens et mélomanes. C’est le cas de Blackstone, dernier bébé en date de Marc Varez, ancien batteur de Vulcain, un des plus grands groupes de Hard Rock français eighties aux côtés de Trust, Warning et autre ADX. Projet solitaire au moment de sa conception, Blackstone se voit vite renforcé de séides de choix, parmi lesquels on notera la présence de Ian Kent, dont le chant mélodique et légèrement rocailleux apporte un cachet certain à l’ensemble. Moins speedé que la machine Vulcain, Blackstone sait toutefois faire parler la poudre, comme l’affirme leur premier opus paru en 2001, cinglant brûlot de heavy rock sauvage et racé. Depuis, le quatuor parisien a élargi ses horizons et diversifié ses influences, ce qu’illustre avec force leur troisième album, Colors of The Stone. Ici, accents country ("Cane Cutter"), ballades nerveuses dans le plus pur style Led Zeppelin ("The Dogs") et généreuses salves Southern Rock ("Double Or Nothing", "Out Of The Pan") se disputent le bout de gras, traversés par une couleur générale savamment teintée d’accents bluesy. Toutefois Blackstone sait hausser le ton quand il faut lors de morceaux moins lourds que ceux de leur congénères, mais possédant néanmoins du caractère : le massif "Wrong Turn" s’aventurant de temps à autres dans les contrées d’Alice In Chains, l’abrasif "Push Me Pull You", "Lions On The Beach" avec ses riffs copieusement arrosés à la slide ou encore le définitif "The Golden Shore" où le mélodique chicane avec le charnu. Une grande impression de maîtrise et de sérénité se dégage de l’ensemble, sorte de retour aux sources ne versant jamais dans le passéisme, ce que confirment les quatre reprises de Black Sabbath, Creedence Clearwater Revival, Deep Purple et The Beatles figurant en bonus tracks de ce disque aussi sobre qu’ardent.


Vous considérez-vous comme un groupe de stoner rock ?
Marc Varez : Le stoner est une étiquette comme une autre. Nous faisons du rock, nous aimons les 70's, les ambiances planantes et être stone. Alors nous sommes sûrement Stoner !

Quel regard portez-vous sur la scène stoner rock française ?
MV: Les groupes se connaissent encore mal. Mais cela avance doucement, stoner oblige. Pour donner de l'impact à cette scène, il faut créer des évènements communs. Il y a de bons groupes en France. La scène metal sort de bonnes choses en ce moment, alors le rock doit toujours avoir sa place.

Pensez-vous qu'il y ait un public pour le stoner rock en France ?
MV : Le public aime ce genre de musique, mais il faut qu'il puisse l'entendre ! Les grands médias ne s'y intéresseront que quand le genre sera "commercialement viable".
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