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Le Stoner Rock Français


Maxime, le 31/07/2007

JABBERWOCKIES


Origine : Caen

Le réflexe qui démange, lorsqu’on écoute la démo des JabberWockies pour la première fois, consiste à transformer l’expérience auditive en véritable blind-test. Quel titre de l’axe Kyuss/QOTSA a inspiré telle ou telle compo ? "Un Sandpiper" ("Flesh And Bones"), "Infinity" ("Shoot The Pop"), "Tension Head" ("So Sweet"), "Supa Scoopa And Mighty Scoop" ("Beware")... Chez les Jabber, quand on gratte, on alterne barbelés de décibels et rosettes psychédéliques comme tonton Josh, quand on groove, on gondole sa basse comme le frérot Scott, quand on hurle, on piaille comme un putois à la manière d’oncle Nick et quand on veut planer, on demande à papy Chris de nous rouler un joint. On aurait cependant tort de s’en arrêter là et de ne voir en cette jeune formation née en 2003 qu’une bande de rigoureux copistes. Après avoir fait tourner la rondelle quelques temps, l’omniprésence des influences s’estompe quelque peu pour laisser place à une solide réunion de gaillard maîtrisant hargneusement leur sujet. Malgré une production assez fruste, les qualités sautent aux yeux : une affection pour les guitares qui rendent les doigts luisants de graisse, goût très sûr pour les tempos pneumatiques, penchant très net pour les titres alambiqués oscillant entre crise de nerfs et ébahissements sous psychotropes. S’il est certain que le quatuor gagnerait à ne pas rester dans la simple observance obséquieuse des travaux de ses maîtres, on ne peut réfréner les frissons de plaisir qui parcourront à coup sûr l’échine de tout stoner addict normalement constitué. "A Spit" englue l’auditeur dans un maelström de guitares caoutchouteuses puis liquides avant de tirer la chasse, "Strange Days" s’improvise comme un bœuf entre Josh Homme et Beaver fomenté depuis les caves du quartier rouge d’Amsterdam, "Beware" mitraille le paysage à la kalashnikov avant d’achever les survivants au gaz opiacé, le brumeux "Masturb Your Mind" lubrifie le lobe frontal à coup d’effluves électriques sauvagement amorphes. On saura gré à JabberWockies de ne pas venir jouer au shaker géant, de ne pas faire le grand écart entre Björk et Brassens pour épater la galerie et de rester dans les bornes généreuses d’un exercice stoner, suffisamment large pour offrir matière à réjouir, entre rock’n’roll tenace, caresses groovy et coups de massues riffus. Vivement qu’un second disque vienne confirmer cette bonne impression.


Vous considérez-vous comme un groupe de stoner rock ?
Le stoner n’est qu’une étiquette, un style un peu fourre-tout aussi vaste que metal ou rock’n’roll. Mais si on le définit comme un mélange d’influences rock 70’s remis au goût du jour avec un son plus gros et plus gras, alors oui, on se considère comme un groupe de stoner rock.

Quel regard portez-vous sur la scène stoner rock française ?
On a vraiment de bons groupes stoner en France qui n’ont rien à envier aux groupes d’outre-Atlantique et de Scandinavie où le stoner est beaucoup plus répandu et reconnu. Mais le nombre de groupes stoner reste limité quand on compare la scène stoner rock française avec celle qui peut exister en Allemagne. Même si de jeunes groupes semblent émerger ces derniers temps pour venir grossir les rangs, il y a encore du chemin à faire pour rattraper le retard !

Pensez-vous qu'il y ait un public pour le stoner rock en France ?
Le problème, c’est que beaucoup de gens ne connaissent pas encore ce terme malgré la vague QOTSA. Il suffit pour s’en rendre compte qu’écrire Metal sur une affiche de concert attire toujours plus de monde que Stoner. Et aux gens présents de dire que c’est quelque chose de nouveau qu’ils entendent ! Je pense que le style rencontre un engouement auprès d’un certain public et c’est à nous, groupes stoner de France, de les faire découvrir.
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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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