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Le Stoner Rock Français


Maxime, le 31/07/2007

THE HOWLING



Origine : Paris

Poursuivons notre panorama des groupes aux influences multiples. Il serait en effet réducteur de limiter The Howling à la simple étiquette stoner. Leur premier EP, Desert Songs, malgré son obédience assumée à Kyuss, ne verse à aucun moment dans le plagiat obtus du combo de Palm Desert. Julien Mangogna et sa meute dédaignent les troupeaux atteints de panurgisme aggravé, préférant aller hululer sous d’autres cieux. Du défunt groupe de Josh Homme, le quatuor parisien en exhume plutôt l’essence, l’ambiance suffocante, les trips désertiques que le son. Quadrillant tout le continent nord-américain époque nineties, The Howling avoue un net penchant pour la scène grunge, de Pearl Jam à Alice In Chains, en passant par le hard rock seventies (Deep Purple, Black Sabbath), influences que la formation brasse avec virtuosité, le chant de Julien, rocailleux comme un canyon asséché et marqué par la présence féconde de Mark Lanegan, planant avec un charisme évident sur des compos aussi puissantes que vénéneusement suaves. Si la part belle est donnée aux ballades ("Sister’n’Angel", "Sinner"), impossible de ne pas sentir les effluves du stoner dans leurs élans les plus pêchus, comme dans cet envoûtant "Desert Song" : sur des riffs que ne renierait pas Soundgarden, une atmosphère calorifère surplombe des vocaux décharnés qu’une basse étouffante vient méchamment violenter. Une introduction parfaite à l’univers d’un groupe que l’on attend de pieds ferme, puisque actuellement en studio afin de préparer son premier album, intégralement en français.


Vous considérez-vous comme un groupe de stoner rock ?
Pour se donner un genre ? On ne se sent pas stoner dans l’âme. Il faut dire que dans la langue anglaise, le terme stoner est plutôt synonyme de junkie, d’un mec qui est totalement défoncé. A priori, il n’y a pas de lien avec la musique. Un peu comme le grunge avec la scène de Seattle, ça sert surtout de bannière pour rassembler des groupes qui ont un son commun, mais on se définit avant tout comme un groupe de rock, tout simplement, qui aime Kyuss comme Tool… On reste assez ouverts.

Quel regard portez-vous sur la scène stoner rock française ?
Ça s’organise. Pas mal de groupes sont en train de se rassembler, à Paris ou ailleurs. Comme il y a peu de groupes français qui se voient étiquetés stoner, on a tendance à se repérer assez vite. En parallèle au revival de la scène british avec les Naast, Les Second Sex… c’est une autre vague de rock qui se met en place. On est en train de monter une association, Arachnorock, un projet d’Alcohsonic à la base, afin de rassembler toute cette scène heavy rock. On espère faire des concerts en commun, monter une compilation, obtenir des partenariats…

Pensez-vous qu'il y ait un public pour le stoner rock en France ?
Je pense qu’il y a un public pour tout, de toute façon. On ne voit pas pourquoi il n’y en aurait pas pour notre style de musique. Même si à l’heure actuelle tout est encore un peu frileux, on pense sérieusement que ça va bouger. Le problème, c’est qu’il faut qu’on se rassemble, qu’on s’organise, il faut que l’info parvienne au public. Il faut qu’on travaille ensemble pour se faire connaître. On a quelques atouts comme Loading Data. Voilà un groupe qui pourrait connaître une carrière internationale.
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The Killers


Pressure Machine


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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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