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Critique d'album

Exsonvaldes


Near The Edge Of Something Beautiful


(30/03/2009 - Volvox Music - Indie - Genre : Rock)
Produit par

1- A day like today / 2- Lali / 3- Near the edge of something beautiful / 4- Last year / 5- Old & weak / 6- PPM / 7- I know / 8- 84 / 9- Everything I see / 10- Sunlight / 11- Life in pieces
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Avec ce deuxième album, le quatuor parisien entre dans la cour des grands."
Nicolas, le 27/05/2009
( mots)

Il est vraiment difficile de ne pas prendre irrémédiablement en grippe la scène rock française tant le niveau qu'on y rencontre s'avère hétérogène, pour ne pas dire inconstant. Non pas qu'il n'y a aucun talent en France, non, bien sûr. Mais comment ne pas céder à une certaine exaspération quand la plupart des formations vantées à corps et à cri par une presse spécialisée outrancièrement extatique ne laisse éclater au mieux qu'un vulgaire pétard mouillé. Fatalement, on finit par désespérer de voir éclore en France un groupe capable de tenir la dragée haute aux anglo-saxons, qui plus est sur leur propre terrain. Pourtant, au milieu du grand n'importe quoi qui sévit souvent dans notre contrée, y compris dans toute cette nouvelle tendance de combos qui s'autorisent à chanter en anglais, on rencontre parfois l'exception qui confirme la règle, exception qu'il serait vraiment dommage d'ignorer.

C'est bien simple : quand on écoute Near The Edge Of Something Beautiful, on n'a pas envie de se vautrer dans le favoritisme franchouillard, on n'a pas envie non plus de prendre une attitude relativiste du genre : "Moui, pas trop mal (pour un groupe français)". Non, on oublie tout simplement que l'on a affaire à un groupe français. Exsonvaldes réussit ce miracle de nous faire oublier ses origines parisiennes pour nous transporter dans un ailleurs situé par delà la Manche ou l'Atlantique. Il y a chez ces quatre garçons un vrai talent de songwriting, une sorte de poésie douce-amère aussi chaleureuse que tragique, une singularité qui imprime sa personnalité aux onze titres de ce deuxième album. Mais il y a plus : épaulé de main de maître par Alex Firla (qui a produit notamment Phoenix), le combo s'est fendu d'une batterie d'arrangements aussi variés que bien sentis, retrouvant là l'une des plus grandes forces des formations indie US comme Death Cab For Cutie. Une influence d'ailleurs ouvertement affirmée par Simon Beaudoux et les siens, et pourtant difficile à percevoir dans leur musique si ce n'est justement dans ce goût pour l'arrangement juste et dans cet art de manier les émotions.

On retrouve de purs coups de génie au sein de ce disque, au premier rang desquels un single proprement  irrésistible. "Lali" a le don de vous retourner complètement l'âme en générant une instabilité permanente doublée d'une grande douceur. Cet air terriblement addictif fait preuve d'une originalité qui renvoie immanquablement à une véritable marque de fabrique, marque que l'on retrouve également sur le dernier titre ("Life In Pieces") : en écoutant ces deux morceaux, on sait que l'on a affaire à une personnalité musicale particulière. Mais Exsonvaldes n'excelle pas uniquement dans les ritournelles fragiles. Le disque prend le pari d'aller vers une accentuation des arrangements au fil de l'écoute, partant d'un acoustique presque intimiste ("A Day Like Today") pour finir tout en majesté sur de puissantes guitares électriques à l'anglaise ("Sunlight"). Au milieu, on aperçoit encore des trouvailles bienvenues, comme ces arpèges magnétiques qui drainent les fêlures de Beaudoux sur "Near The Edge Of Something Beautiful", ou encore le rythme trépidant et les riffs en anacrouse de "Everything I See". Reste le coeur du disque, peut-être pas aussi délectable que son introduction et sa conclusion, mais s'avérant néanmoins d'une tenue bien plus qu'honorable. On retiendra notamment les retournements de situation parfois surprenants opérés au sein de "Old & Weak" et de "I Know", tout comme la fraîcheur bienvenue de "PPM". Et encore, on ne vous dit pas tout.

Ce n'est que lorsque l'on regarde le clip de "Lali" et que l'on observe les membres du groupe s'étaler pudiquement sur les murs de Paris que l'évidence refait surface : Exsonvaldes est bien un groupe français. Nous y sommes : avec ce deuxième album, le quatuor parvient à survoler les frontières et à se hisser au même rang que les meilleurs européens qui ont choisi eux aussi d'embrasser une pop-rock à l'anglaise, les Girls In Hawaii, les Sunday Drivers ou même les Cardigans. Souhaitons leur autant de succès que les groupes pré-cités : ils le méritent. Sans chauvinisme aucun.

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