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Critique d'album

Rhesus


The Fortune Teller Said


(24/09/2007 - Pias - Power Pop - Genre : Rock)
Produit par

1- No Directions / 2- Hey Darling / 3- Little Things / 4- I Suppose / 5- Berlin / 6- Someday / 7- Will You Follow Me Out / 8- Black Cat / White Cat / 9- A Shelter / 10- Together / 11- In A Car / 12- Forever / 13- I Still Think Of You (Sometimes)
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Avec son second opus, Rhesus impose sa power-pop fiévreuse et mélancolique"
Maxime, le 17/10/2007
( mots)

Deuxième album du trio grenoblois, The Fortune Teller Said remplit dûment l’imposant contrat qu’implique chaque parution d’un second essai : confirmer le talent, affiner les qualités, installer la cohésion et les bases du groupe. Rhesus s’acquitte avec un brio certain de cette démarche qui pour pas mal de formations, dont on ne s’épuisera pas à dresser ici la liste, ne relève pas de la simple formalité mais de la gageure. Rodé par d’incessantes tournées suite à leur victoire remportée lors du tremplin CQFD organisé par les Inrockuptibles (édition 2002), Rhesus dispose enfin d’un disque qui lui ressemble, plus spontané, plus électrique, plus homogène aussi, que son galop d’essai Sad Disco.

The Fortune Teller Said dresse ainsi un pont entre le grésillement fébrile de la noisy pop américaine (avec Sonic Youth en modèle indépassable) et les épanchements asthéniques de la New Wave eighties. Le "No Direction" inaugural n’est donc pas à prendre au pied de la lettre, le groupe sachant exactement quel sentier prendre, celui de la mélodie entêtante et de l’efficience pop. Premier titre et premier single potentiel, donc, où le timbre fiévreux d’Aurélien Marie (bien qu’un brin crispant sur la longueur) et les chœurs acidulés de Laura Rosello convolent en justes noces, comme une rencontre aussi improbable que platonique entre Brandon Flowers ( The Killers ) et une Kim Deal juvénile qui n’aurait jamais succombé aux délices de la tabagie. La formule est reconduite avec un bonheur identique sur "Hey Darling", chanson bubble-gum à mâchouiller amoureusement.

Coulant l’ensemble de l’album dans une même teinte pastel où se mêlent ardeur adolescente et spleen doux-amer, le trio alterne les plaisirs, que ce soient les mid-tempos molletonneux ("Little Things", "Someday", "Will You Follow Me Out") les bombinettes power-pop dégoupillées avec insouciance ("I Suppose", "Black Cat/White Cat") ou les intermèdes ludiques qui apportent une respiration bienvenue ("Berlin" et son ukulélé, "In A Car", petit gimmick New Wave appuyé sur des claviers transis). Plus convaincant dans sa facette la plus énergique et immédiate, Rhesus relance idéalement la machine avec "Forever" et son refrain à entonner sous la douche comme dans le métro avant de clore l’affaire sur un "I Still Think Of You" aussi apaisé que mélancolique, l’ombre de Grant Lee Buffalo planant au-dessus avec bienveillance. Parce qu’en plus d’être d’origine française il n’est pas assez jeune et trendy pour être Arctic Monkeys , pas assez prolétaire pour être Kaiser Chiefs , pas assez arty pour être Bloc Party , Rhesus semble condamné à rester la petite douceur que partage jalousement une petite communauté de connaisseurs. Et tant mieux au fond, ça nous en laisse plus pour nous.

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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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