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Critique d'album

Iota


Tales


(10/06/2008 - Small Stone Records - Stoner Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- New Mantis / 2- We Are The Yithians / 3- The Sleeping Heathen / 4- Dimensional Orbiter / 5- Opiate Blues
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un jam-band particulièrement affuté réconciliant southern rock et stoner spatial"
Maxime, le 18/05/2009
( mots)

Au milieu des pléthoriques sorties du label Small Stone (dont on ne louera jamais assez le rôle de défricheur en matière de stoner carabiné), voilà un disque qui a pas mal fait parler de lui au sein de la petite communauté friande de décibels plombés à la fuzz graisseuse. Quasiment venu de nulle part (quelques EP confidentiels annonçaient la comète), le premier album de Iota s’est imposé comme l’une des sorties majeures de l’année dernière en la matière, et nous oblige de jeter un coup dans le rétroviseur bien mérité.

L’équation de départ est pourtant simple au possible, il ne s’agit ni plus ni moins qu’un power trio surgi d’on ne sait quel bled ricain adepte des tempos sismiques et des riffs seventies à la puissance décuplée. Oui, mais voilà, Iota manifeste un appétit vorace pour les jams, pêché mignon qu’ils entretiennent farouchement depuis tant d’années passées à terroriser les cloisons des bars ayant eu le malheur de les accueillir. Alignant 5 titres pour un total de 50 minutes, Tales se profile comme un astéroïde : rocailleux à l’extérieur, bouillant à l’intérieur. Sauf qu’au lieu d’envoyer Bruce Willis et ses potes pour le détruire avant qu’il ne touche la Terre, on aurait expédié au casse-pipe de dangereux kamikazes amalgamant salves de southern rock rustique, psychédélisme propulsé au kérosène et stoner en lévitation cosmique.

L’album s’ouvre sur un déluge percussif à la Axehandle, signalant l’alunissage des artilleurs. Joey Toscano prend possession des lieux à coups de rugissements gutturaux se réverbérant dans l’atmosphère inerte et décharge des riffs mégalithiques par palettes, sous l’œil d’Oz (basse) qui déverse un groove volcanique. Au centre, Andy Patterson bat la mesure avec une puissance de feu capable de désintégrer une volée de météorites en deux coups de grosse caisse. En un titre, les lascars inquiètent déjà la concurrence. Down émerge soudain de son brouillard de weed pour voir d’où vient ce boucan, Karma To Burn surgit de son satellite après avoir capté leurs signaux, Mastodon, trop occupé à se pâmer devant ses concepts albums, lève un sourcil inquiet. Entièrement accaparé par sa tâche, Iota poursuit son travail de sape avec l’entêtement d’un marteau-piqueur déchaîné et entame la croûte rocailleuse sur "We Are The Yithians". Puis il commence à prendre son temps le long de "The Spleeping Heathen", ballotant entre tangages sabbathiens et soli de guitares mis en fréquence extra-terrestre.

C’est à ce moment que leur foret atteint le noyau de la masse rocheuse pour déboucher sur la pièce maîtresse du disque : "Dimensional Orbiter", bœuf d’une violence intersidérale de 23 minutes, foyer éruptif alternant ébahissements sous psilocybine et courroux métallique, lave en fusion qui flingue les synapses et liquéfie le cerveau, déployant ses mouvements pachydermiques sur une rythmique lancinante. Lancé jusqu’au bout dans son entreprise meurtrière, le trio se désintègre dans le néant spatial et délite un ultime blues martien ("Opiate Blues") qui s’abat en gravas d’harmonica sur la tronche des Five Horse Johnson, sonnés par le choc. Voilà bien ce que le stoner peut produire de meilleur lorsqu’il fait rimer kilotonnique avec astronomique.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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