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Critique d'album

AC/DC


Rock or Bust


(01/12/2014 - Columbia - Hard rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par Brendan O'Brien

1- Rock or Bust / 2- Play Ball / 3- Rock the Blues Away / 4- Miss Adventure / 5- Dogs of War / 6- Got Some Rock N' Roll Thunder / 7- Hard Times / 8- Baptism by Fire / 9- Rock the House / 10- Sweet Candy / 11- Emission Control
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Rock or Bust, c'est marche ou crève, et les Boyz n'ont pas envie de crever !"
Nicolas, le 10/12/2014
( mots)

Increvables, les Boyz. On n’aurait pas forcément donné cher de leur peau après que Malcolm Young ait dû déclarer forfait suite à un diagnostique de maladie d’Alzheimer. Et pourtant, les vieux briscards australiens sont fidèles au poste. En choisissant de poursuivre l’aventure sans son maître es riff, remplacé pour l’occasion par Stevie Young, neveu d’Angus, AC/DC courrait le risque d'une sortie de piste peu glorieuse. Au final, ils nous livrent à l’inverse leur meilleur album depuis… une paye.


Bon, soyons honnêtes. AC/DC, à part la seconde période Bon Scott et Back In Black, ça tourne toujours un peu en rond, et ce n’est pas à soixante balais qu’on va leur demander de réinventer le fil à couper le beurre. Ceci dit, sans renier ses fondamentaux, il s’en faut parfois de pas grand chose pour aller titiller l’excellence. En puisant dans les chutes de studio des précédents opus, Angus a réussi à faire usage du matériel de son frère aîné et, avec suffisamment de motivation et de hargne face au défi à relever, à le sublimer. En résulte un album dense, brut, expéditif (35 minutes, c’est le plus court album jamais réalisé par AC/DC) et plus que jamais... rock n’ roll !


Rock n’ Roll, c’est le maître mot du disque. Quatre titres utilisent le mot “Rock”, comme une sorte de leitmotiv, de litanie que les cinq australiens égrènent avec toute la fureur de leurs décibels. “Rock n’ roll ain’t noise pollution / Rock n’ roll ain’t gonna die”, chantait Brian Johnson sur la conclusion de Back in Black, et voici l’adage sérieusement mis en application. Oh certes, la musique d’AC/DC, on la connaît. Une section rythmique plus basique tu meurs, un son plantureux, du groove boogie à foison, une voix geignarde et hargneuse à souhait, et puis les solos d’Angus, toujours placés au même moment, toujours modulés de la même manière, avec les mêmes notes tenues à contretemps, les même déroulés bestiaux. Mais ma foi, si ça fonctionne, hein ? Et ça fonctionne du feu de dieu. Vous voulez un single qui claque ? Prenez “Rock or Bust”. A peine les premières notes résonnent-elles que l’on sait avoir affaire à un classique, à un riff mythique, à un refrain marteau-pilon. Dans la même veine en un peu moins imparable, vous pouvez piocher parmi “Got Some Rock N’ Roll Thunder” et ses syncopes appelant aux basculements de tête, ou encore “Play Ball” avec ses cordes insaisissables et ses petits arpèges aliénants. Quelques coups d’accélérateur peuvent également faire l’affaire, mariés au choix avec des choeurs qui braillent sur une guitare qui remonte et descend sa gamme avec jubilation (“Miss Adventure”) ou avec un riff, un simple riff qui déboîte un maximum (“Baptism By Fire”). Si vous voulez du gras, du lourd, baissez le tempo et adoptez un ton plus grave et martial et des harangues gutturales sur fond de brûlot crasseux (“Dogs Of War”), et quand les idées se font plus rares, il reste toujours le blues, le vrai, même pas forcément très hard, source inépuisable d’inspiration pertinente, et ce ne sont pas les “Rock the House”, “Emission Control” et autres “Hard Times” qui me contrediront. Mieux, les papys s'amusent encore à faire du gringue en faisant vrombir les moteurs de leurs motos, et même s’ils ne vont pas aussi loin qu’à l’époque de “Let Me Put My Love Into You”, il n’en reste pas moins que les groupies pourront céder à l’appel de la chair sur “Sweet Candy”, revêche et salace tout à la fois.


Rock or Bust ne révolutionnera pas la face du... rock. L’heure d’AC/DC est révolue, les tâcherons ont déjà sculptés des chefs d’oeuvre à léguer aux générations futures, et ils se contentent ici de faire de la résistance, mais une bien belle résistance. Au point qu’on est prêt à s’en resservir une rasade et à se payer une dernière cuite avec eux. Car ne nous voilons pas la face : avec l’âge canonique qu’atteignent ces ancêtres, Malcom Young hors jeu et un disque qui a déjà sérieusement rogné les fonds de tiroir, on peut gager que nous tenons là l’ultime manifeste des Boyz. Alors, vu que le réveillon approche, pensez aux australiens pour égayer vos longues soirées d’orgie. Ne vous en faites pas, Rock or Bust tient la distance. Sacré santé, les ancêtres.

Note de 3.5/5
En évitant tous les écueils dont Black Ice pouvait souffrir, AC/DC livre ici un condensé efficace et détonnant de son hard boogie traditionnel qui ravira tous les fans. Assurément leur meilleur album depuis... longtemps !
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