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Critique d'album

AC/DC


Highway to Hell


(27/07/1979 - Atlantic - Hard rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par Mutt Lange

1- Highway to Hell / 2- Girls Got Rhythm / 3- Walk All Over You / 4- Touch Too Much / 5- Beating Around the Bush / 6- Shot Down in Flames / 7- Get It Hot / 8- If You Want Blood (You've Got It) / 9- Love Hungry Man / 10- Night Prowler
Note de 4/5
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Note de 5.0/5 pour cet album
"Pierre angulaire du rock. Presque 30 ans après, AC/DC reste une référence."
Jerome, le 31/07/2006
( mots)

1996. Cela va faire plusieurs mois que je m'acharne sur ma vieille guitare pourrave offerte à Noël pour tenter de jouer tout ce qui ressemble de prés ou de loin à du Nirvana . Mais voilà que pour mon anniversaire, mon paternel, fan des Stones de la première heure, vient de m'offrir un disque d'un groupe au nom bizarre. AC/DC ... Non seulement je ne sais même pas ce que ça veut dire, mais en plus la pochette fait vieillotte et les gars qui posent dessus ont tous des coupes de cheveux à faire mourir de rire. Et visez un peu les effets spéciaux pour les cornes et la queue de diable du type du milieu. Mais bon, vu que je ne suis pas rancunier, pourquoi ne pas jeter une oreille sur ce disque, on ne sait jamais... Peut être même que je l'écouterais une deuxième fois...

2006. Et oui, depuis j'ai (un peu) grandi et j'ai même du racheter cet album, trop rayé à force d'être écouté. J'ai entre temps réalisé qu'il représentait un tournant dans la carrière du groupe, et était devenu une des fondations du rock version hard-boogie à l'état brut. Pour recentrer le phénomène, Highway To Hell, sixième album des cinq énergumènes d'AC/DC, est la dernière galette de la période Bon Scott (la plus marquante d'après les fans). Enregistré à Londres sous les commandes de Robert Lange, la production se veut plus soignée et le son un peu plus lisse que sur les opus précédents. De plus, le duo guitaristique composé des frères Young (Angus et Malcolm de leurs prénoms) atteint son paroxysme au travers de ces 10 titres. Mais rentrons un peu plus dans les détails de ce qu'on pourrait appeler un des albums incontournables du siècle dernier.

Le morceau-titre figurant en tête de liste de l'album est LE morceau d'AC/DC certainement le plus connu à travers le monde. Qui n'a jamais hurlé "I'm on a hhhiiiiighway to hheeeellllll" en secouant frénétiquement la tête d'avant en arrière ? Les paroles de ce dernier ("I"m on a way to the promised land / Hey Satan, pay my dues...") nous renvoyant sans cesse à la mort tragique de Bon Scott, survenue sept mois après la sortie du disque dans des circonstances que la plupart d'entre vous connaisse déjà. Au fil des minutes, la doctrine sexe, drogue et rock-and-roll prend tout son sens. Soutenant un rythme d'enfer, certaines pièces choisies nous balancent illico aux bases du rock binaire et bien crado, où les arrangements sont des pertes de temps et que seul compte de vous en mettre plein les oreilles. Bon Scott s'en charge d'ailleurs à merveille en nous distillant une flopé de textes dont il a la recette, axés principalement autour des nanas et de la débauche en tout genre. "Walk All Over You" ou encore "Beating Around The Bush" en sont des exemples flagrant. Et que dire du monstrueux "If You Want Blood (You've Got It)", morceau joué à chaque concert et qui devrait être disséqué en cours de musique à l'école pour en montrer toute la puissance et la richesse.


Les envolées d'Angus sont du plus bel acabit et son frère se charge d’assurer un groove métronomique à ses côtés. Les titres comme "Girls Got Rythm" ou "Touch Too Much" montrent leurs penchants légèrement plus bluesy où une petite place est même faite pour la basse de Cliff Williams comme sur "Love Hungry Man". L'album se termine d'ailleurs par un titre à la rythmique implacable. "Night Prowler", titre à l'histoire particulièrement macabre car c'est lui qui aurait inspiré le tristement célèbre tueur en série Richard Ramirez, surnommé pour le coup le Nightstalker, et qui aurait fini de choquer l'Amérique puritaine qui n'aurait pas encore réagi à cette pochette de disque, comment dire... Diabolique. Highway To Hell ou la quintessence du rock en 10 actes...

2016. Avachis dans mon canapé, une bière à la main et récupérant tranquillement d'une dure journée de labeur, voila t'il pas que mon gamin vient s'asseoir à côté de moi : "Papa, c'est quoi le rock ?" me demande t'il de sa petite voix fluette. Surpris par la question, je jette un coup d'oeil afin de m'assurer que sa mère ne traîne pas dans les parages et je tends fébrilement le bras vers un disque à la pochette un peu vieillotte. Rempli d'affection (et de fierté) et les yeux chargés de larmes par l'émotion, je lui tend en disant : "Tu vois, fiston. Le vrai rock, c'est AC/DC. Rien de plus"... Et le premier qui me dit le contraire, je lui fracasse les rotules à coups de Gibson SG.

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