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Critique d'album

Dope Body


Lifer


(29/10/2014 - Drag City - - Genre : Ska / Punk)
Produit par

1- Intro / 2- Repo Man / 3- Hired Gun / 4- Echo / 5- AOL / 6- Rare Air / 7- Day by Day / 8- Toy / 9- Nu Sensation / 10- I'd Say to You / 11- Even In the End
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Digne rejeton des nineties, Dope Body louvoie entre mélodies cramées et épuisant refus de la simple pop."
Pierre D, le 23/12/2014
( mots)

"Lord help me to find my way back to Baltimore". Dan Stuart disait vrai dans sa complainte d’expatrié en 1995. De The Wire à Dope Body, la cité pluvieuse et dépressive produit des choses étonnantes. Les gaziers auteurs de ce 3e album ressuscitent leurs années 90, en évitant presque le récif Nirvana. Un groupe qui cite Rage Against The Machine comme sa raison d’être ne peut pas être totalement mauvais.

Pourvoyeuse en louvoiements mélodiques, la 10e décennie du XXe siècle n’a pas fait dans l’immédiateté pop. Alors quand les 4 types de Baltimore se réunissent en 2008, c’est pour faire beaucoup beaucoup de bruit. D’abord une cassette audio (Twenty Pound Brick) puis un split LP avec Orphan avant le premier album Nupping en 2011. 2012 marque l’arrivée du groupe chez Drag City Records avec Natural History et une complexité accrue des compositions. Lifer creuse encore ce sillon accidenté. Hurlement possédés et virages à 180° pour une tension permanente. Comme d’autres, Dope Body travaille l’auditeur au crissement de dents. Aucun épanouissement ne vient de Baltimore, rien qu’une country épileptique à se taper la tête contre les murs ("AOL").

Lifer ne se contente pas de visiter les ruines et derniers vestiges du grunge et aborde les nineties dans toute leur diversité. "Nu Sensation" se brûle au soleil stoner tandis que les capacités étonnantes du bassiste John Jones sont mises à contribution sur le post-punk "Day By Day". Bien loin des prétendus canons punk rock, les musiciens de Dope Body jouent parfaitement, quitte à se laisser aller à du démonstratif. Cette volonté farouche de casser leurs propres compositions à chaque fois atteint ses limites sur "Toy", épuisante charge dissonante. À force de filer des coups de lattes dans leurs châteaux de sable, Dope Body finit par lasser.
Heureusement on est en 2014 et quand Andrew Laumann brandit cris et distorsion claustros en étendard, il n’oublie pas de composer sa version du "Dirt" des Stooges ("Echo"). De triomphes garage ("Hired Gun", "I’d Say To You") en déformations gargantuesques ("Repo Man"), Lifer est porté par une batterie de buffle et une basse protéiforme qui s’aventure aux frontières de l’electro sur le final "Even In The End".

Pas sûr qu’un disque qui évoque au mieux l’étouffement au pire la suffocation fasse beaucoup d’heureux. Nul besoin néanmoins de faire partie des tristes nostalgiques des nineties pour l’apprécier dans son équilibre permanent entre torsions et relâchements.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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