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La série d'été Albumrock : #35 John Frusciante


Maxime L, le 12/08/2022

Pour occuper votre été, Albumrock vous offre cette année une série au principe assez simple : un rédacteur vous propose de découvrir ou de réviser un groupe plus ou moins culte en dix titres. Vous aurez droit à une sélection représentative qui vise à mettre en avant des morceaux pour leur place dans le répertoire du groupe, sans toutefois renoncer à la subjectivité avec des choix parfois plus inattendus. Aujourd’hui, un autre de mes chouchous, indépendamment de ses aller retours chez les Red Hot Chili Peppers.

 

10-Going Inside”, To Record Only Water For 10 Days - 2001. Frusciante a survécu aux années 90, après avoir brûlé sa courte vie à grands coups de jerricanes d’héroïne. Going inside est le premier morceau du premier album du John Frusciante 2.0, à savoir débarrassé de ses addictions. Une boite à rythmes rudimentaire, quelques lignes de guitares, une voix mal assurée, mais Going Inside apparait comme un petit miracle, annonciateur de meilleurs lendemains. Salvateur.

 

9-My Smile is A Rifle”, Niandra Lades and Usually just a t-shirt - 1994. Une chanson à ne mettre qu’entre les oreilles des personnes avisées de l’histoire de Frusciante, son pétage de plombs, sa descente aux enfers, et ses albums enregistrés au presque crépuscule de sa vie. Un morceau à la voix au mieux dissonante, à la production déglinguée et dont il se dégage pourtant quelque chose d’assez inexplicable et indescriptible, entre appel au secours et curiosité malsaine. Douloureux mais nécessaire.

 

8-A Corner”, DC Ep - 2004. Issu du DC Ep qui évoque les très belles heures des Bee Gees, A Corner est une de ces petites sucreries pop douces amères, mélodique, presque enjouée, et dont la guitare, même en étant très éloignée de celle des Red Hot Chili Peppers, est presque immédiatement reconnaissable.

 

7-Scratches”, Inside Of Emptiness - 2004. Titre qui clot l’album le plus « noise rock », Scratches contraste par sa douceur, ses harmonies vocales très fouillées et ses arrangements qu’on ne perçoit qu’à la seconde voire troisième écoute. Avec toujours cette proximité de la voix dans le mix qui nous fait nous sentir aux premières loges. Grisant.

 

6-A Song To Sing When I’m Lonely”, Shadows Collide with People -2004. Au rang des pop-songs faussement naïves, A Song to Sing When I’m Lonely trône en très bonne place. Une légèreté à la couleur très Beach Boys, avec cette délicieuse touche surannée, et avec cette faculté à donner le sourire, voire à siffloter, tout seul dans son coin. Magique.

 

5-Before The Beginning”, The Empyrean - 2009. Quand Frusciante rend hommage à Gilmour (et son jeu sur Shine On You Crazy Diamond) mais aussi à Eddie Hazel de Funkadelic (pour Maggot’s Brain), cela donne un titre lunaire de 9 minutes, aquatique, aérien, et à l’image de l’album dont il est issu, avec beaucoup d’effets de productions qui le rendent très immersifs.

 

4-Time Tonight”, Curtains - 2004. Dans son pari un peu fou (et réussi) de sortir 6 albums en moins d’un an, Frusciante a livré une quantité de pépites mélancoliques brutes et à peine arrangées. C’est le cas de l’album Curtains, et de Time Tonight, complainte folk dans son plus simple appareil : quelques notes de piano, une guitare (avec ce délicat bruit de doigts sur les frettes), une voix (et de magnifiques harmonies), et qui termine par une boucle de guitare bricolée. Du DIY frissonnant.

 

3-“Heaven”The Empyrean - 2009. Point d’orgue de son extraordinaire oeuvre solo, la progression de Heaven est en tous points remarquables. Sa ligne de basse est majestueuse, les accords de guitares élémentaires, mais qui pour une fois, sont rehaussés par des arrangements très poussés et qui font s’envoler le morceau très haut. Une pièce de velours qui prend tout son sens, au casque, et à plus forte raison dans le cadre de l’album dans sa globalité. Céleste.

 

2-Central”The Empyrean - 2009.: Virtuosité (mais pas trop), volupté, bravoure et guitare qui tournoie (merci Johnny Marr) au programme de ces 7 minutes pied au plancher (et cette explosion sonore sur le pont). Frusciante s’affirme comme un musicien complet, y compris au niveau du chant, et le souvenir des premiers albums presque chuchotés sont très loin. Gageons qu’il ne fera hélas pas mieux depuis 2009. Une éternité.

 

1-The Will To Death”, The Will To Death - 2004. S’il ne devait rester qu’un album, ce serait The Will to Death. Et s’il ne devait rester qu’un titre, ce serait The Will to Death. La mélancolie pregnante, la ritournelle de guitare, le solo dépouillé à l’extrême, l’ensemble est d’une beauté pure, et magnifiée par une production brute (guitare à droite et voix à gauche). Si le reste de l’album est très homogène, ce dernier titre est celui qui permet au disque de revêtir cet aspect profondément unique. Le titre par lequel je suis entré dans l’univers de Frusciante. Intemporel.

 

 

Vous pouvez également écouter la playlist sur votre application préférée (Deezer, You Tube Music, Qobuz et autres) via ce lien : https://www.tunemymusic.com/?share=qqua8lt064wy

En savoir plus sur John Frusciante,

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