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Critique d'album

VOLA


Witness


(21/05/2021 - Mascot - Metal prog électro - Genre : Rock)
Produit par

1- Straight Lines / 2- Head Mounted Sideways / 3- 24 Light-Years / 4- These Black Claws / 5- Freak / 6- Napalm / 7- Future Bird / 8- Stone Leader Falling Down / 9- Inside Your Fur
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"L'album de djent-pop (presque) parfait, et sans doute le sommet des Danois."
Nicolas, le 05/07/2021
( mots)

Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.


Les augures étaient excellents, certes. Au fil des années, la bande à Asger Mygind n’a cessé de progresser, de prendre du galon, de gravir les échelons les uns après les autres. Longue stabilisation de l’effectif, percée sur un label après une décennie d’autoproduction, deux albums affirmant leur personnalité, et même une victoire de la musique danoise au passage : la carrière de Vola ne souffre d’aucune critique. Dès lors, les réactions extatiques déclenchées par l’arrivée en éclaireur de “Straight Lines” ne sont guère surprenantes. Tout Witness - le 3e opus des vikings du sud - se voit résumé dans ce franc-tireur : un son colossal reposant sur une distorsion apocalyptique (encore plus puissante sur le titre suivant, “Head Munted Sideways”), une rythmique tétanisante marquée par une batterie au cordeau, un chant suave et concerné qui vire à l’épique en haute altitude, et enfin l’alliance d’un refrain imparable et d’une touche de synthétiseur radieux qui apporte le liant à l’ensemble. En clair, Vola reproduit le coup de génie de “Ghost” (présent sur le précédent Applause Of A Distant Crowd) mais en montant la qualité d’un cran, en réalisant le point de fusion entre ses allants pop et ses sonorités métalliques extrêmes (ce qui n’était pas le cas avant), et surtout en flanquant le single bille en tête, en plein début de tracklist. Gonflé d’oser une entame aussi robuste, à moins de pouvoir disposer d’une sérieuse réserve de munitions. Est-ce le cas ici ? Oh que oui.


Difficile de trouver une quelconque faiblesse à Witness. Les esprits chagrins pourront certes râler sur le rap de Shahmen pas parfaitement intégré à “These Black Claws”, le phrasé guttural s’avérant peut-être trop lascif pour se marier à la rigueur rythmique de l’ensemble. Dommage car le titre s’avère particulièrement bon, avec ses légers tintinabullements dissonants et son outro à vous rendre sourd. Parce que par ailleurs, c’est carton plein. On ne sait où donner de la tête entre un titanesque “Head Mounted Sideways” qui inflige une déculottée en règle aux anglais de TesseracT (l’outro laisse pantois tellement la maîtrise des basses se révèle stupéfiante) ou un “Stone Leader Falling Down” qui a le culot de réaliser le point de jonction entre un Haken piqué par sa muse et un Amplifier sous amphétamines pour un résultat aussi massif qu’entêtant. Et le pire, c’est que les danois savent tout faire et qu’ils aspergent leur œuvre d’une variété aussi rafraîchissante que pertinente. On pense au rock atmosphérique tendu “24 Light-Years”, à la balade ouatée hyper sensible “Freak” (le “nouveau” Steven Wilson peut aller se rhabiller), à un “Napalm” qui rappelle le metal atypique complètement barré d’un Fair To Midland avec ici un zeste de rigueur et de contrôle, et quelle maîtrise des claviers ! Ailleurs, Vola pique des idées à Tool mais les fait s’accoupler avec un piano tout en complexifiant la structure avec une coda djento-synthétique à pleurer de bonheur (“Future Bird”, assez génial dans son genre). Quant à la conclusion, “Inside Your Fur” épate par la perfection de ses sonorités et de ses rythmiques, la complexité sonore des claviers rimant avec une limpidité effarante du propos (ce final qui se vrille sur lui-même, mon Dieu). Du grand art.


Chapeau bas, les danois. Witness écrase d’emblée la concurrence metal progressive de 2021, Soen en tête, et bien malin qui pourra faire mieux cette année. Certes, certains - les plus habitués au metal qui ferraille et qui braille - trouveront le disque trop mièvre à leur goût et lui préféreront, dans le même style, un Periphery autrement plus givré ou un Haken nettement plus armé en termes de technique. Mais pour ceux qui veulent du son, de la mélodie, de l’émotion, le tout au sein d’un disque accessible qui sait envoyer du bois et faire décoller l’encéphale tout à la fois, ne cherchez plus : vous allez vous régaler avec Witness, magnum opus tout autant que futur point de ralliement dans les années à venir pour ceux qui titillent le djent sans pour autant sombrer dans le grand n’importe-quoi. 

Commentaires
Nico.K, le 16/07/2021 à 12:52
Merci Nicolas (le plus beau prénom du monde soit dit en passant hahaha...) pour cette chronique ! C'est toujours un plaisir de lire vos critiques à vous tous sur ce site, et celle là m'a particulièrement hypé. Du coup j'ai chopé l'album direct et c'est mon coup de cœur du moment, ça faisait un moment que j'avais pas pris une telle claque ! Après Vola les petit gars de Tesseract ont intérêt à assurer pour leur prochain album....
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