↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Blackberry Smoke


You Hear Georgia


(28/05/2021 - - Rock sudiste - Genre : Rock)
Produit par

1- Live It Down / 2- You Hear Georgia / 3- Hey Delilah / 4- Ain't the Same / 5- Lonesome for a Livin' / 6- All Rise Again / 7- Old Enough to Know / 8- Morningside / 9- All over the Road / 10- Old Scarecrow
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (4 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.5/5 pour cet album
"Entre ouverture et tradition, l'hommage de Blacberry Smoke au Dixieland"
François, le 02/07/2021
( mots)

You Hear Georgia. Il est vrai qu’on a beaucoup entendu parler de cet Etat du Sud profond issu des Treize colonies, au moins pour ceux qui sont un peu attentifs à la politique internationale. Il a été au centre des dernières élections : résultats disputés aux présidentielles finalement favorables à Biden, élection de deux sénateurs démocrates … Nous évoquons ici des faits politiques qui trouvent un écho dans le message que Blackberry Smoke souhaite transmettre dans ce septième album : ne vous fiez pas à notre accent marqué, oubliez les stéréotypes sur le Dixieland, nous ne sommes pas tous des rednecks racistes. "You Hear Georgia When I Open My Mouth" entend-on sur le morceau-titre, une composition assez classique du groupe dans une version légère du rock sudiste, qui charme par son message incarné et ses slides. "You Hear Blackberry Smoke When I Open My Mouth" pourrait-on ajouter tant la voix de Charlie Starr, au-delà de son accent, symbolise désormais le groupe à l’identité complètement affirmée.  


La Géorgie, c’est également l’endroit où tout à commencer. Blackberry Smoke rend régulièrement hommage à ses prédécesseurs, notamment ces deux dernières années où ils ont multiplié les reprises des groupes historiques de la scène sudiste lors de concerts (et d’albums live) multiples. Bien sûr, aux racines, il y a les Allman Brothers, de Macon en Géorgie (et non en Saône-et-Loire). Illustration du message d’ouverture du groupe sur cet album, ce premier groupe sudiste de l’histoire comportait un musicien noir. Encore une fois, ne vous fiez pas aux apparences : "You See Georgia When You Look Down on Me". 


Les Allman Brothers ne sont pas évoqués en vain tant la version du southern rock ici proposée est guidée par la première mouture du genre, c’est-à-dire plus éloignée du hard-rock (contrairement à Lynyrd Skynyrd et leurs épigones) et plus proche du blues, de la country et d’un rock classique. Le blues de saloon d’"Hey Delilah", l’élan americana du genre Eagles d’ "Ain’the Same", le lancinant "Old Enough to Know", le tropisme country de "Lonesome for a Livin’" où un pilier du genre - Jamey Johnson – est invité à chanter … Voilà de nombreux exemples et variations de cette expression musicale forte de ses racines qui s’enfoncent dans le temps long.  


Même dans les moments plus électriques et saturés, l’ombre des Allman Brothers plane sur le groupe. Ainsi, l’excellent "All Rise Again" bénéficie des talents de chanteur et guitariste de Warren Haynes, leader de Gov’t Mule mais surtout ancien Allman, qui sublime ce titre. Dans cet esprit plus robuste, l’album s’ouvre sur une composition pleine de swing typique de Blackberry Smoke, "Live It Down", et l'implacable "All Over the Road" constitue le moment le plus intense en termes de distorsions. Entre deux eaux, "Old Scarecrow", coécrit avec Rick Medlocke (Lynyrd Skynyrd, Blackfoot), termine l’opus en beauté, réunissant les différentes faces du groupe au sein d’une pièce mélancoliquement mémorable. 


Après sept albums studios (et plusieurs live), Blackberry Smoke est définitivement une institution du rock sudiste. Sa perspective actuelle, celle qui consiste à mettre en avant un patrimoine et un héritage musicaux, trouve une actualisation naturelle dans les compositions de ce très bon You Hear Georgia. Une escale dans le Sud qui ne se refuse pas : "Lord, I Was Born a Ramblin’ Man".  

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

Blackberry Smoke


Find A Light


Critique d'album

Blackberry Smoke


Like An Arrow


Album de la semaine

The Killers


Pressure Machine


"

Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

"
À lire également