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Critique d'album

Tennis


Ritual In Repeat


(09/09/2014 - Communion - Indie Pop - Genre : Pop Rock)
Produit par Patrick Carney, Richard Swift et Jim Eno

1- Night Vision / 2- Never Work For Free / 3- Needle And A Knife / 4- I'm Callin' / 5- Bad Girls / 6- Timothy / 7- Viv Without The N / 8- Wounded Heart / 9- This Isn't My Song / 10- Solar On The Rise / 11- Meter And Line
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Un service à la cuillère dans un pot de confiture de premier choix"
Maxime L, le 12/07/2022
( mots)

Nous avions laissé le couple le plus glamour de la scène “indie-pop-rétro chill” en 2012, le temps d’un Young And Old particulièrement réussi et pétri de bonnes références sixties.


2 petites années se sont écoulées, le temps pour Patrick Riley et Alaina Moore de sortir un Ep, Small Sounds (à ne surtout pas négliger), comme une première missive avant ce très solaire Ritual In Repeat. Solaire déjà par son artwork, certes pas franchement réussi, mais dont les tons chauds sont avec un peu de recul assez révélateurs de la teneur de ce troisième album. Mais il est solaire également par la chaleur délivrée et dégagée par ces 11 nouvelles gourmandises. Petit rappel pour celles et ceux qui auraient raté l’épisode précédent : avec le duo Américain originaire de Denver, nous nous éloignons quelque peu de la ligne éditoriale “rock” de votre webzine préféré pour franchir à grandes enjambées les frontières qui nous séparent de l’indie-pop le plus pailleté. Une chronique qui siéra parfaitement à la saison actuelle, où le thermomètre grimpe de façon vertigineuse, et où l’on se délecte de glaces et de sucreries toutes plus régressives les unes que les autres.


Ritual In Repeat s’ouvre sur “Night Vision”, une parfaite introduction, tant pour son groove ronronnant, son atmosphère chaloupée, que pour son refrain très léger. Un titre qui n’aurait pas dépareillé sur Young And Old et qui permet à l’auditeur de rester en terrain connu et conquis, avant de visiter des territoires disons…nettement plus “vintages”. À l’image d’un “Never Work For Free” drapé de lycra, et qui semble avoir été composé pour être un générique d’émission d’aérobic au mitan des années 80. La rythmique est sautillante et entraînante, autant que les lignes de guitares sont colorées. Et là où on pensait beaucoup à Fleetwood Mac sur Young And Old, via la voix gracile d’Alaina Moore ; cette fois ci, ce sont les stars de la pop eighties en jean neige et crop-top fluo qui apparaissent en filigrane, de Madonna à Cyndi Lauper, et qui apportent une énergie “rétro”, mais en réalité moins nostalgique que résolument dynamique.


Une impression confirmée sur plusieurs morceaux, on pense à “Needle For A Knife” et ses airs de pub pour SFR, ou à “Viv Without The N”, petit bijou de pop bigarrée et à l’immédiateté impeccable. Ces aspects “vintages”, “rétros”, (d’aucuns diraient kitschs ?) très appuyés constituent à la fois la force et la faiblesse de Ritual In Repeat, en fonction de notre propension et de notre capacité à apprécier un peu de facilité, à entrevoir de grosses ficelles acidulées déjà entendues, mais qui indéniablement, sont d’une efficacité réjouissante.


Si vous êtes dans le camp des indécis, l’écoute de l’incroyable “I’m Callin’” vous aidera sans doute à vous positionner. Si certains passages flirtaient jusque là subrepticement avec le guilty pleasure, “I’m Callin” et sa disco-pop clinquante y plongent avidement et sans la moindre once de subtilité. Un tube de l’été parfait, du genre à écouter très fort en voiture, le bras à la fenêtre, grosses lunettes noires vissées sur le nez et qui sent autant le sucre que le monoï. On aimera ou on détestera, mais la recette est inattaquable : rythmique funky et un peu tape à l’oeil, chant juste ce qu’il faut de maniéré, le tout bordé par des “hey hey hey” fédérateurs sur le refrain. Plus loin, “Timothy” (déjà présent sur l’EP Small Sounds) se révèle être un bel écrin pour la voix d’Alaina Moore sur fond de clavecin scintillant. Et puis il y a l’autre grande réussite du disque, la bien nommée “Solar On The Rise”, bâtie sur une ligne de basse sur-vitaminée, et qui a plus d’un tour dans son sac (ces harmonisations à peine perceptibles sur le refrain…et quel refrain !)


Que l’on soit amateurs ou pas du style, reconnaissons à Tennis un talent très sûr pour pondre des mélodies et des chorus un peu bariolés mais hautement mémorisables, bien aidés en cela par une production aux petits oignons. Le revival des années 80 n’est pas encore à son apogée (du moins pas autant qu’il peut l’être aujourd’hui), et les producteurs sauront ici parfaitement ne pas (trop) verser dans la surenchère. À noter que si l’on retrouve de nouveau Pat Carney (The Black Keys) derrière la console, il se voit accompagné ici par Jim Eno, producteur reconnu mais également batteur d’un des groupes chouchou de la rédaction : Spoon (d’où le subtil sous-titre de cette chronique).


Les plus réfractaires aux années 80 y trouveront tout de même leur compte, l’exercice de style en mode eighties se limitant à quelques pièces de choix. Parmi les morceaux plus “neutres”, et par ailleurs tout à fait réussis réussis, citons “This isn’t my song” à la langueur douce-amère, ou la ballade guitare-voix “Wounded Heart” qui confèrent à ce Ritual In Repeat une dimension pop tout à fait assumable et respectable.

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