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Critique d'album

The Pains Of Being Pure At Heart


Days Of Abandon


(02/06/2014 - Fierce Panda - Shoegaze / Noisy Pop - Genre : Rock)
Produit par

1- Art Smock / 2- Simple And Sure / 3- Kelly / 4- Beautiful You / 5- Coral and Gold / 6- Eurydice / 7- Masokissed / 8- Until the Sun Explodes / 9- Life After Life / 10- The Asp In My Chest
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Moins de son, plus de mélodie, TPOBPAH sait rester pertinent."
Nicolas, le 03/06/2014
( mots)

The Pains Of Being Pure At Heart, ça vous dit quelque chose ? SI vous ne connaissez pas encore ce brave combo de noisy pop originaire de Brooklyn, on ne saurait trop vous conseiller d’oser la découverte. Fusion des atours shoegaze de My Bloody Valentine et de la new wave d’Echo and the Bunnymen, redonnant ses lettres de noblesse à la candeur adolescente, la vraie, celle qui ne s'embarrasse pas de déprime, de mal-être et de questions existentielles, TPOBPAH a su trouver son style et l’imposer au monde avec ses deux albums en forme d’ode à la béatitude rose fluo. Et oui, les initiales, c’est pour les flemmards, mais j’assume.

Sauf que Belong, on s’en souvient, malgré sa chape sonore rutilante et presque trop parfaite - thank you Mr Flood - ne réalisait pas de réelle plus-value par rapport au plus rugueux et teenage éponyme. De là à prédire un déclin annoncé, il n’y avait qu’un pas que bon nombre auront franchi suite au départ de plusieurs petits coeurs brisés, notamment la claviériste Peggy Wang partie poursuivre une carrière de journaliste, mais aussi le guitariste Chris Hochheim et le bassiste Alex Naidus, tous deux ayant pris leurs distances avec le noyau new-yorkais, à savoir le cerveau Kip Berman et son colocataire de batteur, Kurt Feldman. Le duo a décidé de revoir ses ambitions et son ampleur à la baisse et ainsi d’accoucher d’un troisième disque plus intimiste, modeste et personnel. C’est par ailleurs à Jen Goma (A Sunny Day In Glasgow) que revient le rôle de remplacer Peggy en lead vocals sur certains titres, tandis que la chape sonore de TPOBPAH se fait plus sage, plus douce, plus caressante. Fini le shoegaze bruyant et le rock anglais destroy de The Jesus and Mary Chains, Days Of Abandon, paré de sa pochette bucolique, voire pastorale, donne dans la pop FM new wave friendly gentiment musclée. Voilà, c’est dit.

Mais le style ne fait pas tout, et on peut tout à fait réaliser de la pop avec un grand P. La plus grande réussite de Berman, sur ce troisième LP, est d’avoir réussi à faire preuve d’une excellence mélodique assez saisissante. Days Of Abandon est bardé de tubes, de "Simple and Sure" à "Beautiful You", de "Euridyce" à "Until The Sun Explodes", TPOBPAH réalise un sans faute. Des couplets malins, des accroches bien trouvées, des refrains superbes, tout ronronne de contentement. Et si les guitares se font plus sages, la voix de Berman se fait (un poil) plus affirmée, plus porteuse, plus fédératrice. Lorsque Goma prend le relais, c’est pour rivaliser en terme d’intention et de chaleur ("Kelly Tell Me", trésor de douceur sur un rythme de basse trépidant) ou pour se balader l’air de rien sur des ritournelles à ne pas sous-estimer ("Life After Life" et ses cuivres généreux). Dès que l’intime fait surface, on reste conquis par la pudeur de "Coral And Gold" et ses contrastes couplet en extase - refrains relâchés. Même lorsque Berman abandonne toute saturation, il reste capable de captiver ("Masokissed", aussi sucré que sautillant). Seul l’essai terminal, "The Asp At My Chest", tourne sensiblement en rond et aurait pu s’épargner les sur-couches de trompettes ET de cornemuse. Point trop n’en faut, les amis.

Ils seront donc nombreux à vous conter par le menu la mort de The Pains Of Being Pure At Heart et à vous dire que, merde quoi, c’était carrément mieux avant, parce qu’il y avait des guitares, de la morgue, de la jeunesse, de l’attitude, et que Days Of Abandon manque clairement de toute ça. Sauf que jamais peut-être Berman ne s’est montré aussi inspiré, aussi futé, aussi pertinent que sur ce bien joli troisième album. Passée une déception obligée, on ne peut que reconnaître le talent d’un grand songwriter. Et si le futur des Brooklynois pouvait encore nous réserver de bonnes et belles choses ? Attendons de voir. Et faites gaffe à la guimauve, les mecs.

 

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