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Critique d'album

Mintzkov


360°


(14/09/2009 - Bang ! - Scène belge - Genre : Rock)
Produit par

1- Life After Fire / 2- One Equals A Lot / 3- Return & Smile / 4- 360° / 5- Ruby Red / 6- Miles Ahead / 7- Let'S Talk Things Over / 8- The State We'Re In / 9- Title You / 10- Sugar Rush / 11- Hitman
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le phénix rose des Flandres devrait causer quelques ravages dans l'hexagone..."
Nicolas, le 05/10/2009
( mots)

Un jour ou l'autre, il va falloir qu'on nous explique comment ces satanés belges s'y prennent pour engendrer par pelletées de douze des groupes de rock de la trempe de Mintzkov, quasi-inconnus en dehors du plat pays et pourtant capables de dynamiter un auditoire avec une simple rondelle de plastique argentée en à peine plus de 45 minutes. Le pire, c'est qu'on n'a rien vu venir, persuadés que nos voisins avaient déjà largement de quoi se contenter avec, au hasard, leur dEUS, leur Girls In Hawaii, leur Ghinzu ou leur Flexa Lyndo (pas la peine de dérouler le catalogue entier sinon on y sera encore demain). Et pourtant, un groupe dont la deuxième réalisation se voit propulsée album de l'année 2007 par la presse spécialisée belge ne devrait certainement pas être pris à la légère... même si la galette en question n'a pu traverser officiellement les Ardennes qu'il y a quelques jours à peine.

Puisqu'on parle de dEUS, coupons court à toute comparaison tendancieuse. Oui, dEUS et Mintzkov sont tous deux issus d'Anvers. Oui, Tom Barman et Philip Bosschaerts ont une voix étrangement similaire. Mais les analogies s'arrêtent là. Parce que les Mintzkov, s'ils s'adonnent également au rock anglophone, délaissent les expérimentations de leurs aînés pour recentrer le propos sur des mélodies simples et entêtantes, enveloppées dans un manteau de guitares massives, assaisonnées de synthés élégants, et surtout emportées par une ligne de basse énorme. Oui, s'il faut vraiment trouver une ressemblance pour aider la formation à s'extraire de son anonymat, ce serait entre Lies Lorquet et Kim Deal, toutes deux bassistes, choristes et soutiens mélodiques de leur groupe respectif. Et de fait, même si le style sage de Mintzkov est à mille lieues de la folie incontrôlables des Pixies, nulle doute que l'influence des elfes du Massachusetts a été décisive pour construire le son à la fois puissant et reposant des flamands. D'autant que les morceaux les plus réussis de l'album sont aussi ceux qui voient Lorquet épauler Bosschaerts au chant.

Ce 360° est terrible de constance et de sobriété. Si le son des cinq anversois happe tout de suite l'attention par sa belle homogénéité, c'est surtout la maîtrise de la progression mélodique qui attire l'attention. Se reposant tantôt sur une pulsation binaire simple, tantôt sur des structures rythmiques plus complexes - comme les mesures en 7/8 de "Life After Fire" et de "One Equals A Lot" qui créent un déséquilibre saisissant, les rockeurs prennent le soin de ménager leurs effets, poussant un "Return & Smile" dans ses derniers retranchements avant d'exploser en fin de piste, ou encore tractant le refrain du tubesque "Ruby Red" par des attaques mélodiques surajoutées. Souvent tranquilles, les Mintzkov se laissent pourtant gagner par une urgence que ne renieraient pas les Arctic Monkeys sur "360°", pour mieux glisser vers les indés américains de la côte ouest sur des titres beaucoup plus pudiques comme "Miles Ahead" ou encore le superbe "Sugar Rush". Un peu plus tôt, les sonorités de guitares et les riffs martelés rappellent beaucoup un Placebo version 1996 avec "Let's Talk Things Over" ou même "Title You", dont les guitares sombres accrocheraient sans problème le wagon d'un "Bionic". Reste les deux meilleurs morceaux du set, "The State We're In" et ses envolées de cordes électrisant un refrain hypnotique, et surtout "Hitman", conclusion évidente qui rassemble tous les éléments emblématiques du combo : mesures hachées, duo vocal masculin-féminin, et grand écart entre cordes acoustiques et riffs saturés tantôt secs, tantôt englobant. Ces gens-là ont vraiment tout compris au rock.

Pas la peine d'en rajouter. Ou plutôt si, rajoutons-en une couche : si la fine équipe de Mintzkov pouvait venir donner quelques coups de fouets bien sentis à nos rockeurs hexagonaux afin qu'eux aussi puissent égaler les anglo-saxons sur leur propre terrain, ça ne serait pas du luxe. Tout en guettant l'arrivée d'un nouvel album des anversois qui sera, cette fois-ci, attendu de pied ferme, ou bien plus pragmatiquement en attendant que de nouveaux groupes flamands viennent une fois encore secouer nos pavillons auditifs. Décidément, le match entre la France et la Belgique sur le terrain du rock n'est pas prêt de tourner à notre avantage...

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In Cauda Venenum


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