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Critique d'album

Kalamazoo


How To Hunt A Deer


(10/09/2009 - No Clappin ! - Scène française anglophone - Genre : Rock)
Produit par

1- Interpolis / 2- Run / 3- Take It / 4- Attitude / 5- Eastern Wind / 6- Change Order / 7- The Easiest Song To Relieve / 8- Void
Note de 4/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Avoir de bonnes références musicales ne suffit pas toujours..."
Nicolas, le 15/10/2009
( mots)

Quand on aime le rock et qu'on est français, il semble toujours plus facile de se laisser conquérir par les groupes anglo-saxons vantés par nos mags spécialisés ou écoutables facilement dans nos feunaques préférées plutôt que de chercher à débusquer à tout prix l'oiseau rare hexagonal qui contentera autant notre fibre émotive qu'il flattera notre fierté d'appartenance nationale. Et puis, de temps en temps et au détour d'un coup d'oreille sur une page MySpace, on se dit qu'on aurait tort d'aller systématiquement voir ailleurs.

Et effectivement, la musique de Kalamazoo fait plaisir à entendre. Voilà un groupe qui est allé s'abreuver directement chez nos voisins anglo-saxons pour en retirer tout le savoir-faire, tant en terme de feeling que de technique ou de restitution. Le premier album de la formation, How To Hunt A Deer, tape dans le mille en délivrant un rock pénétrant, puissant et impeccablement exécuté, dégageant un son de guitare fluide et acéré avec des soli d'excellente facture, soutenu par une section rythmique (basse et batterie) parfaite dans sa mise en place, et transporté par la voix franche et enveloppante d'Imade Elbaraka dont le timbre rappelle souvent des types de la trempe de Jimi Goodwin ou encore de Guy Garvey. Autant dire que dans la forme, nos quatre frenchies ont tout compris.

Pourquoi alors cette note que d'aucuns pourraient juger très sévère au vu des qualités précédemment évoquées ? La réponse tient en un mot : Identité, avec un I majuscule. Le rock de Kalamazoo manque clairement d'Identité. S'il est de bonne guerre d'aller s'inspirer des plus grands groupes en activité, encore faut-il en digérer les influences pour ne pas tomber dans le plagiat pur et simple. Si en plus on va piller des formations sensiblement différentes et qu'on mélange le tout sans trop y faire attention, on obtient une espèce de patchwork aussi peu cohérent qu'original. Ainsi, que faut-il ressentir à l'écoute d'un morceau comme "Interpolis", dont le titre annonce sans aucune pudeur le groupe pompé et dont la ligne de guitare semble décalquée sur celle d' "Obstacle 1" ? Que doit-on penser de l'intro scandée de "Run" qui rappelle la diction habitée et le style très personnel de l'éminent chanteur d' Elbow ? Comment interpréter la mélodie instrumentale toute en demi-tons d'un "Change Order" qu'on jurerait échappée en ligne droite d'un album de Radiohead ? Que doit-on éprouver devant un "Void" dont le rythme enfiévré rappelle l'ampleur et la chaleur des Kings Of Leon ? C'en est à un point tel que même la voix d'Elbaraka se met au diapason de ces influences disparates : grave et pleine à la Paul Banks dans le premier exemple, aiguë et fragile à la Thom Yorke dans le troisième, et gouailleuse et légèrement éraillée à la Caleb Followhill dans le dernier. Difficile de n'y voir que de simples coïncidences. Ajoutons à cela qu'un peu plus de concision dans les morceaux ne ferait pas de mal, car la plupart des développements secondaires, s'ils sont loin d'être de mauvais goût, déservent le rythme et la force de frappe de l'album. Enfin, si les quatre parisiens semblent aussi à l'aise dans les mélodies lancinantes que dans les brûlots rentre-dedans, on ne peut que constater que le chant d'Elbaraka convient autrement mieux au premier style qu'au second. Il n'y a qu'à écouter le très réussi "The Easiest Song To Relieve" et le mettre en comparaison avec un "Attitude" qui ne l'a pas vraiment (l'attitude) pour s'en rendre compte.

Reste un potentiel indiscutable qui ne demande qu'à éclore. Laissons donc le bénéfice du doute à Kalamazoo et soyons tentés de voir, dans ce How To Hunt A Deer, un hommage certes maladroit à d'illustres ainés mais néanmoins impeccablement mis en place. En attendant un deuxième album qui, on l'espère, laissera éclater au grand jour la personnalité d'un groupe que l'on a encore du mal à cerner complètement.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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