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Critique d'album

Deftones


Saturday Night Wrist


(31/10/2006 - Maverick - Metal alternatif - Genre : Hard / Métal)
Produit par Shaun Lopez, Bob Ezrin, Aaron Sprinkle

1- Hole in the Earth / 2- Rapture / 3- Beware / 4- Cherry Waves / 5- Mein / 6- U, U, D, D, L, R, L, R, A, B, Select, Start / 7- Xerces / 8- Rats ! Rats ! Rats ! / 9- Pink Cellphone / 10- Combat / 11- Kim Dracula / 12- Rivière
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Encore un album du gang de Sacramento qui risque de faire date..."
Jerome, le 20/12/2006
( mots)

Qu'il est loin le temps où l'on pouvait enfiler Korn et Deftones dans le même baggy... Rapidement promus, à plus ou moins juste titre, fers de lance du mouvement néo-métal par une presse avide de coller une étiquette sur chaque pochette qui passe, les deux groupes ont pourtant évolué de manière diamétralement opposée. Au premier les disques qui s'enchaînent, les tronches passant en boucle sur MTV et la déchéance (prévisible ?) d'un groupe en mal d'inspiration s'acharnant à grappiller les derniers biftons d'une montagne de fans en pleine érosion (preuve en est leurs dernières prestations scéniques). Au deuxième des livraisons moins fréquentes mais foutrement plus profondes et planantes. Même si, ne le cachons pas, les Deftones n'ont jamais craché sur les moments de gloire télévisuelle, toujours est-il que le temps a fait son oeuvre et que chacun compte ses morts...

Trois ans. C'est donc le temps qu'il aura fallu patienter pour pouvoir apprécier le dernier effort en date du gang de Sacramento. A force de le voir repoussé, on aurait presque fini par se résoudre à croire toutes ces rumeurs parlant de séparation, mais pour le salut de nos oreilles, Deftones est bel et bien de retour. Et quel retour ! Dès l'intro de "Hole In The Earth", on sait d'instinct que la galette que l'on tient dans les mains vaut son pesant de cacahuètes. Car il faut bien avouer que, jusque là, nos cinq énervés ne sont pas loin d'assurer une discographie quasi-parfaite, et ce n'est pas leur petit dernier qui changera la donne. Depuis le cultissime White Pony, chaque album du groupe semble s'inscrire dans une démarche d'évolution. Chaque sortie est autant de pistes pour apprécier l'atmosphère envoûtante bien caractéristique du son deftonien. Et celle-ci, comme à l'accoutumée, vous aspire dès les premières mesures de ce Saturday Night Wrist, la guitare de Stephen Carpenter et les prouesses vocales de Chino Moreno se chargeant de vous mettre à genoux, et de vous achever à grands coups de riffs acérés dans les côtes.

Mais même si l'album s'avère être une des productions les plus réussies de cette fin d'année 2006, un arrière goût d'inachevé nous laisse penser que nous ne sommes pas passé très loin de la perfection. La faute à un titre, ou plutôt à ce qu'il pouvait laisser espérer... Car, quand on apprend la participation de Serj Tankian sur une des pistes, on est forcé de se remémorer une des dernières fois où quelqu'un était venu épauler Chino. La participation, à l'époque, de Maynard James Keenan avait donné l'incontournable "Passenger" (sur White Pony), et à l'idée d'un nouveau duo, on sent déjà nos oreilles frétiller. Seulement, la prestation du chanteur de System Of A Down est à des années lumières de ce à quoi il nous avait habitué, se contentant de quelques balbutiements sur "Mein"... Dommage. Vraiment dommage... Mis à part cela, c'est un véritable sans faute. De l'instru "U,U,D,D,L,R,L,R,A,B,Select,Start" - titre sonnant comme un clin d’œil aux célèbres combinaisons de jeux vidéo - à l'incendiaire "Rats! Rats! Rats" où Chino pousse ses cordes vocales à la limite de la déchirure, tout est fait pour nous en mettre plein les tympans. Et le pire, c'est qu'on aime ça.

Alors oui, c'est sûr, j'entends déjà le grincement de dents des fans de la première heure, pointant du doigt les quelques nappes électros saupoudrées sur "Pink Cellphone" ou jugeant le tout un peu trop lisse et accessible. Mais, même si Saturday Night Wrist peut sembler relativement linéaire, il vous faudra néanmoins de nombreuses écoutes pour que des titres comme "Combat", "Kimdracula" ou encore "Beware" révèlent toute leur intensité. Car chaque passage dans votre platine vous fera découvrir de nouvelles sonorités et toucher du doigt de nouveaux arrangements. Et ce n'est qu'à ce prix que vous pourrez apprécier l'énorme travail de production réalisé sur cet opus. C'est sur qu'avec un album comme ça, et comme ils le chantaient il n'y a encore pas si longtemps, les Deftones s'affirmer un peu plus dans leur place de leader... Et peut être de seuls survivants légitimes de la vague néo-métal.

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