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Critique d'album

Grand Funk Railroad


E Pluribus Funk


(15/11/1971 - Capitol - Hard Rock, blues rock - Genre : Rock)
Produit par Terry Knight

1- Footstompin' Music / 2- People, Let's Stop the War / 3- Upsetter / 4- I Come Tumblin' / 5- Save the Land / 6- No Lies / 7- Loneliness
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"E Funkibus Unum"
François, le 18/04/2021
( mots)

Finalement, Survival n’aura été qu’un petit coup de mou pour un groupe qui incarnait la force brute du rock américain depuis ses débuts. Les gars de Flint, le Grand Funk Railroad, trio débridé et énergique, reviennent sur le devant de la scène à la fin de l’année 1971 au sommet de leur créativité et de leur forme. Dans leur volonté d’incarner la version US du hard-rock, au-delà de leur esthétique enracinée, ils proposent un objet original référencé (une pochette ronde en forme de pièce de monnaie) et s’approprient une des devises de l’Oncle Sam en la détournant : E Pluribus Funk. Un message au reste du monde : "nous sommes un (Le) groupe américain", futur slogan de la formation à partir de son album le plus célèbre. 


Cette sonorité ricaine, ils l’adoptent dès "Footstompin’ Music" qui propose de revisiter le blues-rock école Blues Brothers de façon survoltée, entre des claviers puissants et des guitares saturés, de chœurs presqu’afro (on est au Michigan) et un dialogue très bien pensé entre le chant et la guitare. Ils nous donnent envie de dévaler sur les routes, l’horizon comme seule perspective, avec en fond un hard-rock funky qui se permet de déployer l’harmonica pour plus de rusticité ("Upsetter"). Ce mélange de dose funk au sein d’un hard-rock se retrouve sur le démentiel "I Come Trumblin’" (avec un solo de basse léché) qui donne du corps au nom du groupe. 


E Pluribus Funk se distingue donc de son prédécesseur par sa puissance, son énergie. Ainsi, dans un registre toujours aussi Heavy, mais avec des inclinaisons britanniques, "No Lies" est un bon moment dans la veine de Budgie ou Led Zeppelin. Méfiez-vous également de l’hymne "Loneliness", qui évoque les futurs élans sudistes : s’il commence de façon tout à fait apaisée (la mélodie au chant trouvant des échos sur "Children of the Damned" d’Iron Maiden), ses orchestrations plutôt bien utilisées (et Dieu sait que c’est rare) peuvent lui donner un accès de force, sans parler du pont central ou du solo. Du grand art.


Attention, qui dit ferveur yankee ne veut pas dire patriotisme aveuglé. Il est temps de parler du sommet de l’album : "People’s Let’s Stop the War". Titre pacifiste s’il en est, il témoigne d’une maîtrise du chant et de la scansion pour interpeller le public afin d’adresser son message, le groupe reprenant le slogan en chœur. Du reste, on entre dans le morceau avec subtilité : des chœurs légers et rythmés ("ouh-ouh"), la basse agressive mise en relief par une guitare clean. Mais rapidement, en augmentant la saturation et les effets, tout prend de l’ampleur sur un riff aussi simple qu’accrocheur, qui n’a d’égale que son successeur en milieu de morceau, ralentissant le tempo dans un registre plus blues-rock (chant et chorus se superposant). Il s’agit d’une des plus belles réussites du groupe. 


E Pluribus Funk est la dernière livraison réalisée avec leur producteur Terry Knight, mais surtout d’un succès dès la sortie. Et le Grand Funk n’a pas fini de s’affirmer comme une locomotive du rock outre-Atlantique. 

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