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Critique d'album

Black Country, New Road


For the First Time


(05/02/2021 - Ninja Tune - Post-Rock, Post-Punk - Genre : Rock)
Produit par Andy Savours

1- Instrumental / 2- Athens, France / 3- Science Fair / 4- Sunglasses / 5- Track X / 6- Opus
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (6 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"Premier album sidérant de la part du nouvel OVNI du rock britannique ! "
Mathieu, le 03/03/2021
( mots)

Après Shame en 2018, Black Midi en 2019 ou encore Squid en 2020, l'Angleterre semble tenir sa nouvelle grosse révélation rock avec Black Country, New Road. Enrôlés par le label électro Ninja Tune, ayant flairés la bonne affaire, le groupe nous propose en ce début d’année son premier long format, le sobrement intitulé For The First Time.


Il faut dire que depuis 2019, le septuor de Cambridge s’est forgé une réputation scénique solide, notamment bonifiée par quelques passages musclés au Brixton Windmill, point de départ de toutes les formations précédemment citées. Il est vrai que le collectif ne doit pas passer inaperçue sur scène. En plus du relativement classique quintette voix/guitare/basse/batterie/claviers, s’ajoute ici une violoniste et un saxophoniste, tous deux à temps plein, intégrés à part entière dans l’extraordinaire dynamisme artistique de ce nouvel OVNI musical. 


C’est donc à l’aube de la vingtaine que les jeunes anglais ont choisi de se jeter à l’eau avec ce premier opus. Constitué de 6 titres pour une durée totale de 40 minutes, on comprend vite que l’on ne fait pas face à n’importe quel album de rock anglais. En laissant par ailleurs fuiter quelques extraits solides (dont le pinacle "Sunglasses", du haut de ses 10 minutes), un certain engouement commençait à se faire sentir autour de la sortie du disque et la fascination ne peut qu’être de mise à l’écoute de l’œuvre complète. Une fascination justifiée par ce mélange explosif de post-punk, post-rock, free jazz et musique klezmer, cohabitant avec harmonie, renforcée par cette capacité de mettre en avant chaque instrument au moment opportun, et finalement confirmée par une maîtrise apparente alliée à une maturité artistique déroutante. La polyvalence et l’ouverture musicale du collectif est effectivement sidérante et palpable dès l’entame avec le bien nommé "Instrumental", posant les fondamentaux sonores de l’ensemble. Le saxophone, déjà très présent, est exploité dans tous les registres dans un empilement progressif de couches sonores s’enroulant autour d’une boucle synthétique lancinante. Une chose est sûre, les Black Country, New Road, ne se cantonnent pas à une seule et unique étiquette stylistique et n’hésitent pas à faire sauter certaines barrières, en s’appuyant en partie sur le chant si caractéristique d'Isaac Woods, finalement assez similaire à l'identité vocale d'un certain Geordie Greep exerçant au sein des Black Midi, par ses intonations et sa théâtralité. 


En exploitant savamment les cassures rythmiques et stylistiques, les anglais se frottent à une composition nuancée, riche et intelligente. Parfait exemple avec le superbe "Athen, France" proposant une alternance de thèmes s’imbriquant les uns aux autres avec brios, mélangeant instrumentation jazzy et rythmiques rock et dont l’écoute ne se fait sans penser à Slint, pionnier du post-rock dans les années 1990. Ce côté fusion atteint son apogée sur le conclusif "Opus", mélangeant avec malice un math-rock typé Foals époque Antidotes, à un klezmer traditionnel interprété au saxophone prodiguant à l'auditeur un intense sentiment d’évasion. Comme si cela ne suffisait pas, le groupe impressionne également par sa totale maîtrise de l’intensité musicale et cette capacité déroutante à évoluer tout crescendo d’une ambiance délicate et apaisée vers des envolées bruitistes incontrôlables. Cette facette se retrouve sur des morceaux de la trempe d’un "Science Fair" avec sa montée en puissance sous tension débouchant sur une déferlante instrumentale ravageuse et pleine de rage ou plus encore sur le grandiose "Sunglasses", véritable tour de force en terme de défragmentation artistique. Avec son entame délicate et mystérieuse, s’articulant autour d’un mid-tempo délicat, soutenu par une basse chaude très présente, le chant narré quasi mystique d’Isaac Woods, gagnant en intensité au fil des minutes nous guide à travers ce dédale musical pour finalement déboucher sur un final explosif mêlant violon claquant et saxophone déjanté. 


En somme, Black Country, New Road, nous propose avec For the First Time un album de haute volée mettant à l'honneur une musique cérébrale renforcée par une production millimétrée, laissant place à un nombre finalement impressionnant d’idées et de concepts artistiques. Les jeunes anglais s'approprient avec classe différents courants musicaux pour paver à leur façon une nouvelle route de la musique indépendante. Frais et novateur, cet album s’impose déjà comme l’une des meilleures réussites l’année.

Avis de première écoute
Note de 3.5/5
Premier opus de la formation post-punk / avant-garde Black Country, New Road, For the first time est une réalisation pleine de promesses. Les instrumentations délirantes et inventives, le chant presque parlé d'Isaac Wood et le songwriting de qualité des londoniens forment un ensemble excitant ! La publication de ce premier opus sous le label Ninja Tune (plutôt tourné électro), accentue le côté ovni de ce groupe de rock expérimental. Des bombes comme Athens, France ou Track X nous laissent en tout cas présager le meilleur pour l'avenir.
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