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Critique d'album

Balthazar


Sand


(26/02/2021 - PIAS - - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Moment / 2- Losers / 3- On A Roll / 4- I Want You / 5- You Won't Come Around / 6- Linger On / 7- Hourglass / 8- Passing Throught / 9- Leaving Antwerp / 10- Halfway / 11- Powerless
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Avec une nouvelle production chiadée, Balthazar poursuit sa mue amorcée il y a deux ans avec Fever"
Mathieu, le 26/02/2021
( mots)

Faisant désormais partie des valeurs sûres du rock alternatif belge, et après avoir connu une montée en puissance entre 2011 et 2015 justifiée par trois albums solides, les membres de Balthazar ont su rebondir en tirant parti de différents projets solo. Laissant ainsi cours à leurs idées refoulées et libres d’explorer d’autres paysages musicaux, sont nés de ces échappées sonores Warhaus, le projet groovy de Maarten Devolder, J. Bernardt, sous la houlette de Jinte Deprez explorant les contrées plus lointaines de l’électro pop et du R&B alternatif et Zimmerman, mené par le bassiste Simon Casier, proposant un rock très Strokesien.


Pleinement ressourcés et emplis d’une volonté de renouveau, les belges ressuscitèrent Balthazar en 2019, avec la sortie du sexy et on ne peut plus groovy Fever. Ce nouvel opus, véritable album charnière dans la carrière du groupe, laissait pleinement souffler ce vent de fraicheur enrichit des nouvelles identités musicales de chacun. Accrocheur et plein de panache, il permis aux flamands d’élargir considérablement leur palette sonore et de retrouver une certaine fougue dans leurs compositions pour ne pas sombrer dans une routine semblant les attendre au tournant. 


Dans le sillage de cette nouvelle dynamique, l'idée d’un nouvel opus n’a pas trainée et c’est ainsi que naquirent les prémisses de Sand, composées sur la route de leur spectaculaire précédente tournée. Ce nouveau disque, en totale adéquation avec les désormais nouveaux standards du groupe, accentuent en toute logique leur nouveau parti pris pour le groove et le son chaleureux. Bien qu’au premier abord l’album peut déstabiliser par sa maturité et son apparente simplicité, quelques écoutes seront finalement suffisantes pour capter pleinement son essence et mettre en lumière ses nombreuses subtilités.


L’ambiance globale se veut ici feutrée et réconfortante, maintenue par une basse ronde et chaude à souhait, des vents déployés avec justesse et les voix graves de Devolder et Bernardt, se partageant tour à tour la vedette. La basse justement, déjà très présente sur la précédente production fait encore des siennes au fil de ces 11 nouveaux titres, en partie responsable de cette patte groovy désormais accolée à l’identité du groupe. Que serait le refrain de "Linger On" ou la mélancolie du langoureux "You Won’t Come Around" sans le soutien de ces lignes chaloupées ? Il en est de même pour les cuivres, toujours usés à bon escient et savamment distillés, s’insérant à merveille dans des titres suaves et chaleureux de la trempe d’un "On A Roll", ou renforçant le dynamisme de l’introductif "Moment".


Cette maîtrise de l’instrumentation relève le caractère posé et intimiste, de rigueur sur ce nouveau disque. Avec une majorité de titres mid-tempos, Balthazar étale avec aisance l’étendue de son savoir-faire tout en préservant un certain minimalisme dans ses arrangements. Les belges parviennent ainsi à mettre en avant toute la beauté de petits détails, en passant d’une ligne instrumentale maligne et épurée à un timbre particulièrement enivrant. On pense notamment au léger "Passing Throught", s'appuyant sur l’une des rares apparitions de cordes (rappelant les folles envolées symphoniques de la période Thin Walls), ou à "I Want You", essentiellement construit autour de la basse, permettant une magnifique mise en lumière d’une intervention de saxophone.


Si vous aviez apprécié Fever pour ses moments plus dynamiques, n’ayez crainte, Balthazar n'a en rien perdu sa capacité de nous faire danser et use toujours à bon escient de sa pop feelgood pétillante introduite il y a deux ans de cela. Difficile de résister à l’expéditif "Loosers" suant le groove, aux percussions et au cœur féminin de "Hourglass", ou à la voix très soul de Devolder sur "Halfway", premier single dévoilé plus d’un an avant la sortie de l'album. Toujours dans la même veine, les belges parviennent même à se frotter à un registre plus funky sur le très réussi "Leaving Atwerp" (quelle ligne de basse !). 


Balthazar nous propose finalement avec Sand un prolongement mature et diversifié de Fever, construit autour d’une ambiance chiadée, d’un basse omniprésente et des voix chaudes et suaves de Devolder et Bernardt, renforçant la cohérence artistique de l'ensemble. On soulignera tout de même le caractère assez expérimental de certaines compositions, usant de samples et autres bidouillages électroniques, très certainement justifié par une production effectuée à distance pour des raisons que vous connaissez. Cela ne dégrade toutefois en rien la qualité de ce nouvel effort et au contraire, démontre une nouvelle fois la capacité de renouvellement du collectif. De notre côté, il ne reste plus qu’à espérer une réouverture imminente des salles de concerts pour aller apprécier en live la profondeur de ces nouveaux titres.

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