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Critique d'album

Accept


Breaker


(09/03/1981 - CBS - Heavy / Power / Speed - Genre : Hard / Métal)
Produit par Accept, Dirk Steffens

Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Accept s'émancipe et trouve sa voie sur un bel album de transition"
François, le 21/08/2021
( mots)

Pour ceux qui souhaitent découvrir un exemple d’album de transition parmi d’autres, le troisième opus d’Accept, Breaker, s’avère être une pièce de choix. Si le groupe peut se targuer d’appartenir aux pionniers du renouvellement metallique des années 1980 en commençant, comme Judas Priest, dès la fin des 1970’s - le parallèle n’est pas anodin puisqu’Accept les accompagna en tournée pour promouvoir Breaker, il faut attendre 1981 pour que son identité se forme, que sa brutalité trouve son chemin, et qu’il offre enfin au monde des productions à la mesure du talent de la bande. Breaker ouvre en effet la porte à une série de chefs-d’œuvre, pour faire bref, disons les quatre albums qui lui succèdent. 


Cela commence par le choix de l’émancipation vis-à-vis de leur label (preuve d’une formation qui sort de l’adolescence), label qui avait été bien mal inspiré sur la direction esthétique du très moyen I’m a Rebel, et qui leur fera bien payer cette volonté d’autonomie lors de la tournée promotionnelle qu’ils ne soutiendront pas ni ne financeront … 


Cette prise de liberté se réalise également au niveau esthétique sans que les racines ne soient pour autant reniées. "Midnight Highway", malgré ses belles interventions de guitare et ses nuances, évoque immédiatement "You Shook Me All Night Long", fameux titre d’ACDC dont la musique trouve un écho important chez nos Allemands (des riffs au chant de Dirkschneider souvent comparé à celui de Scott). On pourrait faire le même parallèle avec le très bon "Burning" qui revisite le rock’n’roll à la façon d’ACDC. Rappelons que sur le précédent album, le titre "I’m a Rebel" était à l’origine destiné aux Australiens et composé par un des frères Young – George Alexander. 


Néanmoins, à partir de cet album, Accept durcit le ton et se démarque enfin. Tout se passe comme si Accept était un écho de Judas Priest ("Starlight") ou de la NWOBHM ("Breaker" dans les pas Saxon, avec des restes des Metal Gods) venu d’Allemagne. On y trouve d’ailleurs les premiers tubes : "Feelings" se présente comme une composition très acceptienne et par là très attrayante, "Son of a Bitch", autour du thème de James Bond et d’un Metal très haché ainsi que de belles mélodies de guitare. En effet, la virtuosité d’Hoffman, qui n’est plus à démontrer, se dévoile au grand jour tout au long de l’album, avec de grands élans comme le solo de "Starlight" ou le dialogue sur "Run If You Can". Les bonnes idées fusent dans une alliance entre technique (dont la vélocité – "Son of a Bitch") et mélodicité. 


De plus, les refrains sont toujours accrocheurs, avec des moments prenants. Sur "Run if You Can", les chœurs ne sont pas aussi ampoulés que ceux qui marqueront l’esthétique future du groupe, mais ils sont bien mis en relief et l'auditeur entre rapidement en communion avec le groupe. Ce denrier raffine même son répertoire en proposant un slow ("Can’t Stand the Night"), comme un clin d’œil à leurs compatriotes de Scorpions qui dominaient bien la scène teutonne. Dans ce registre, "Breaking Up Again", magistralement chanté par Peter Baltes dans un registre bien éloigné de celui d’Udo, est beaucoup plus surprenant de la part du groupe ... Surprenant mais assez réussi entre les parties acoustiques et les harmonies à la guitare. 


Breaker ouvre la voie pour les grandes heures à venir d’Accept. Avec cet album et pendant quelques années, ils deviennent davantage qu’une avant-garde : ils sont les "Metal Gods" d’outre-Rhin, au moins jusqu’à l’essor de la vague Power-metal particulièrement féconde dans ce pays. 

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