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Beck, le manga rock


Nicolas, le 15/03/2010

Introduction

Le pitch


Yukio Tanaka, dit Koyuki, est un jeune collégien de 14 ans. Il incarne le héros de tout bon manga shônen qui se respecte (par shônen, entendez un manga destiné avant tout aux adolescents masculins) : banal, timide, mal dans sa peau et complètement terrorisé par la gente féminine. Pourtant, les premières pages du manga laissent également entrevoir un mal être plus profond, une mélancolie sourde qui l'envahit progressivement à mesure que le temps passe, un sentiment d'inutilité et de dégoût d'une vie professionnelle future qui ne lui inspire rien de bon. Par hasard, le jeune garçon sauve un chien dans la rue alors que celui-ci était en train de se faire malmener par des enfants. Cet élément en apparence anodin va pourtant bouleverser sa vie du tout au tout. En effet, le maître de Beck (le chien en question) n'est autre que Ryusuke Minami, un jeune américano-japonais de 16 ans qui ne jure que par le rock n' roll et qui cherche à tout prix à monter un groupe. De fil en aiguille, et alors que Koyuki ne connait absolument rien au rock, il va se retrouver embarqué dans le projet de Ryusuke en tant que chanteur secondaire et guitariste rythmique. De petites prestations dans les bars en tournées marathon en passant par les studios, festivals et autres concerts, il va vivre les grands moments du groupe de rock Beck (Mongolian Chop Squad à l'international) qui va passer progressivement de l'anonymat à la célébrité.

Les versions


Beck est décliné en deux supports distincts : un manga de 34 volumes écrit et dessiné par Harold Sakuichi, et un dessin animé de 26 épisodes, tous deux traduits intégralement en français. Coupons vite l'herbe sous le pied de l'anime. Celui-ci reprend l'intrigue du manga à l'identique mais arrête l'histoire au tome 12 (sur 34). Si le design des personnages (character design) reste assez soigné, l'animation n'est pas franchement à la hauteur, le staff technique ayant usé et abusé de plans fixes et de travellings répétés qui rendent le montage assez peu dynamique, sauf lors de certaines scènes de concert. De plus, autant l'avouer tout de go, la partie sonore du dessin animé n'est pas à la hauteur. Ce sont les groupes japonais Beat Crusaders et Meister qui signent les principaux singles du groupe, et notamment l'insipide "Moon On The Water" des Dying Breed, pourtant considérée par les protagonistes comme LA ballade ultime. Force est de constater que la faiblesse des compositions et de l'interprétation rendent le dessin animé peu crédible. Il n'est pas interdit d'aller y jeter un œil, bien sûr (d'ailleurs les fans s'en accommoderont très bien), mais la version papier est autrement plus riche et appréciable. A signaler que le générique de fin de chaque épisode n'est autre que "Paranoid Android" de Radiohead.
Commentaires
Hakim, le 12/11/2015 à 09:19
Merci beaucoup pour cet éclairage. Excellent manga à style unique.
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