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Critique d'album

White Lies


Friends


(07/10/2016 - Infectious - Revival Cold Wave - Genre : Rock)
Produit par White Lies

1- Take It Out On Me / 2- Morning in LA / 3- Hold Back Your Love / 4- Don't Want to Feel It All / 5- Is My Love Enough? / 6- Summer Didn't Change a Thing / 7- Swing / 8- Come On / 9- Right Place / 10- Don't Fall
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"White Lies revient à un son 80's plus direct, et ça marche. Dans une certaine mesure, tout du moins."
Nicolas, le 07/11/2016
( mots)

Tiens, revoilà les White Lies, leur cold wave ultravox (pardon, ultrabright), leurs airs ravageurs et leur frontman à la voix de stentor. Revoilà ces usurpateurs de la noirceur post punk, ces fossoyeurs des 80’s, ceux qui, des popeux de Fear Of Flying, ont troqué en 2009 leurs atours fluos pour des costumes noirs parce que, clairement, entre un Interpol déclinant et un Editors encore hésitant à l’époque (et décevant depuis), il y avait une place à prendre. Problème : autant leur To Lose My Life… faisait illusion, autant les deux opus suivants ont mis à jour d’évidentes carences en terme de mélodie (Ritual, plutôt mauvais) ou d’intention (Big TV, inutilement superfétatoire). Arrive déjà leur quatrième album en sept ans d’existence, et alors que l’on avait déjà inséré le chargeur de cartouches dans la mitraillette et qu’on s’apprêtait à flinguer à vue, voilà un Friends plutôt… écoutable. Qui l’eût cru ?


Écoutable parce que sincère et recentré sur ses fondamentaux musicaux. Fini le faux pathos mortifère, les “si je perds la vie, je perds ton amour (sic)” et autres âneries de post-ado faussement déprimé. Si Joy Division représentait le type même du suicide par arme à feu, White Lies, c’était plutôt la nymphette égocentrique qui avalait trois comprimés de Lexomil pour attirer l’attention de sa mère, et ce type d’attitude n’était évidemment pas tenable sur le long terme. McVeigh and co ont donc cessé de nous parler de mort sur le fond comme sur la forme - mais c’était déjà le cas sur l’album précédent -, et c’est sans nul doute un bon point. Est-ce à dire que leurs paroles sont plus profondes, plus intéressantes ? Non, mais au moins ils n’essayent plus de se donner un genre. En revanche, White Lies a aussi tourné le dos à la pseudo-complexité de style “chuis un artiste, t’vois ?” de Big TV, ayant bien compris qu’ils n’étaient jamais autant meilleurs que dans l’attaque frontale, la mélodie directe, le refrain qui balance et la mélodie qui tue. Et dans ce registre, eh bien on peut tourner autant qu’on veut autour du pot, mais il sera difficile de trouver quelque grief à Friends.


C’est simple : “Take It Out On Me”, c’est de la balle. C’est majeur, solaire, d’une clarté confondante. Oh certes ça manque de substance, d’aspérités, de guitares, c’est lisse et ça brille comme une carrosserie de cadillac sous le soleil du Nevada. On se croirait à Las Vegas avec Brandon Flowers et sa clique de bras cassés. Oui mais voilà, aussi mièvre puisse-t-il paraître, ce titre introductif est incontestablement réussi, entraînant, fédérateur. Et la suite n’est pas en reste : essayez de critiquer le refrain ultra catchy de “Morning In LA”, pour le coup (un peu) plus rock quoiqu’asservi à des synthés ultra-dominateurs. Essayez de vous empêcher de dodeliner de la tête sur l’électro kitch de “Hold Back Your Love” : bon courage. Essayez surtout de résister à “Don’t Want To Feel It All” ou “Is My Love Enough?”, plus posés mais dignes héritiers des grands Depeche Mode d’il y a 30 ans, la dégaine de Gahan en moins (quand même). Avec leurs armes certes limitées, les White Lies réalisent ici une entame d’album optimale en misant sur le ressort le plus naturel qui soit : la pop song immédiate. Et autant ça ne fonctionnait plus sur Ritual et Big TV, autant ici, ça dépote.


Et jusqu’à “Summer Didn’t Change A Thing” dont le refrain s’envole en haute altitude - le couplet un peu moins -, le piège est presque parfait. On se laisse prendre par cette batterie bêtasse (rah, ces grosses taloches binaires, c’est aussi con que jouissif), par ces claviers tape à l’oeil, par la voix aguicheuse et il est vrai très qualitative de Harry McVeigh. Oui c’est du réchauffé, oui ça recycle tellement la décennie revisitée qu’on frôle l’overdose de plagiat, mais l’illusion est saisissante. Après, il faut tout de même reconnaître que White Lies s’efforce de ne pas trop radoter, sauf que dès qu’il faut s’éloigner des ondes FM et jouer la retenue, le moteur commence à avoir des ratées, en témoigne un “Swing” qui en manque sérieusement - de swing - et qui peine à décoller. On sent vraiment que la fin de Friends fait office de remplissage, bourré de niaiseries (“Come On”, texte au ras des pâquerettes et trop plein de sirop d’érable) et de titres de seconde zone (“Don’t Fall”, nettement dispensable malgré quelques décalages rythmiques originaux). Heureusement que “Right Place” relève un peu la sauce malgré son tempo contemplatif.


Mais cela n’enlève rien au fait que ce quatrième album est une vraie bonne surprise, fruit d’un groupe dont on n’attendait plus rien et qui, ayant renoncé à se renouveler, recycle avec un certain brio ce qu’il sait faire de mieux. 80’s are not dead, et si la durée de vie d’un tel disque s’avère forcément limitée, on ne peut que vous conseiller de passer un (bon) moment en sa compagnie. Sans forcément attendre des mille et des cents d’un très probable futur cinquième album : pas sûr, en effet, qu’ils puissent poursuivre ce petit jeu encore longtemps...


A écouter : "Take It Out On Me", "Is My Love Enough?", "Don't Want To Feel It All"

Note de 2.5/5
White Lies nous rebalance la même sauce qui commence à s'épuiser sérieusement. Rien ne distingue cet album de son prédécesseur. Ah si, il est moins bien. Sans être foncièrement mauvais, Friends est totalement dispensable avec son air de déjà vu omniprésent.
Si vous aimez Friends, vous aimerez ...
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