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Critique d'album

The Almighty


Blood, Fire & Love


(00/03/1989 - - Hard-rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Hard Scots'n'roll"
François, le 17/02/2026
( mots)

Durant les années 1980, le climat était rude pour le hard-rock organique, tel qu’on l’avait connu dans les années 1970. Concurrencé à droite par le Metal dont la volonté était de plonger toujours plus profondément dans les abysses extrêmes de la saturation, et dépassé à gauche par le Hard FM ou le Hair Metal qui avaient conquis les masses à l’aide de synthés et de refrains entêtants, le hard-rock canal historique était à la peine et la plupart des grandes figures des 70s étaient des volcans éteints (Led Zeppelin) ou endormis (Deep Purple), des groupes sans repères (UFO) ou sans inspiration (AC/DC, Aerosmith).


Pour qui connait bien l’histoire du rock, la fatalité n’est pas une option, tout étant finalement une histoire de cycles, et fort heureusement, la fin de la décennie allait être submergée par une vague revival dont le point de départ se situe sans surprise aux États-Unis. En 1987, Guns N’ Roses remet les pendules à l’heure avec Appetite for Destruction, tandis que The Black Crowes ressuscite le hard-rock sudiste. Tout est histoire de contexte, cette période charnière marquant également le retour en forme d’AC/DC (un combo certes australien) avec The Razors Edge (1990), d’Aerosmith avec Pump (1989), la résurrection de Lynyrd Skynyrd avec Lynyrd Skynyrd 1991 (1991), ou le tournant des groupes Heavy et Thrash vers un registre plus apaisé – de façon encore superficielle pour Metallica sur le Black album (1991) avant une conversion sur Load (1996) puis ReLoad (1997). Dans une certaine mesure, le stoner est une version alternative de ce retour en grâce du hard-rock, ici dans une direction plus psychédélique et inspirée des 60s.


Cette nouvelle dynamique s’impose au-delà de l’Atlantique, jusqu’au Danemark avec les excellents D-A-D ou encore en Ecosse avec The Almighty. À peine formé en 1988 par d’anciens punk, le groupe fait trembler Glasgow puis le Royaume-Uni avec son hard-rock de bikers aux accents Heavy Metal, affinant suffisamment de matériel sur les planches pour enregistrer en 1989 un premier album à la qualité sous-estimée – Blood, Fire & Love.


Le rideau se lève sur des orgues baroques et vampiriques en guise d’introduction à une entrée en matière magistrale - "Resurrection Mutha" – une pièce Heavy intransigeante qui sonne comme une synthèse entre le Metal traditionnel et le Hard US sans en avoir les défauts, et qui annonce une collection de titres imparables. Il y a du Alice Cooper sur le binaire mais efficace "Destroyed" de même que sur "Detroit" (comment aurait-il pu en être autrement avec un tel titre ?), du D-A-D sur le tubesque "Wild & Wonderful" aux aspérités roots, et le groupe parvient à surprendre grâce aux orchestrations du slow épique "Blood, Fire & Love".


L’interprétation est toujours maîtrisée, si bien que des titres a priori plus conventionnels, tels qu’ils s’accumulent en deuxième partie d’album, parviennent à retenir l’attention ("Gift Horse", "Lay Down the Law", "Power", "Full Force Lovin' Machine", "New Love Sensation"). Seul "You've Gone Wild" laisse circonspect du fait d’un riff peu inspiré et d’un refrain kitsch à la Mötley Crüe.


Hélas, cet essoufflement en matière d’inventivité – mais non d’énergie – empêche Blood, Fire & Love d’obtenir un statut vraiment culte. Est-il honteux d’être seulement un très bon album, représentatif d’une nouvelle dynamique musicale internationale ?


À écouter : "Resurrection Mutha", "Wild & Wonderful", "Blood, Fire & Love"

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