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Critique d'album

New Order


Music Complete


(25/09/2015 - Mute - Post punk - Genre : Rock)
Produit par New Order, Stuart Price, Tom Rowlands

1- Restless / 2- Singularity / 3- Plastic / 4- Tutti Frutti / 5- People on the High Line / 6- Stray Dog / 7- Academic / 8- Nothing but a Fool / 9- Unlearn This Hatred / 10- The Game / 11- Superheated
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un retour inespéré des plus réussis... à quelques fausses notes près"
Nicolas, le 08/10/2015
( mots)

On ne s’attendait pas forcément à un nouvel album de la part de la bande à Sumner. Lorsque Bernie et Hooky ont déterré la hache de guerre il y a de cela quelques années, et cette fois-ci semble-t-il de manière irréversible, les augures ne paraissaient pas très bons, ce d’autant que Waiting For The Siren’s Call n’avait pas vraiment marqué les esprits - c’est le moins qu’on puisse dire - pas plus que les chutes de studio issues de ces sessions d’enregistrement, Lost Sirens. En un sens, l’annonce de la sortie de Music Complete nous a un peu pris au dépourvu, et dès lors, on attendait cette production studio avec une certaine appréhension. Au final, la sortie de route a été évitée avec un certain brio, malgré quelques catastrophes probablement éluctables.


En premier lieu, quid de l’absence de Peter Hook ? On savait que le bassiste barbu représentait la caution rock de New Order, quatuor qui a toujours été partagé entre sa filiation cold wave et ses allants dansants… même si, depuis Republic, la dernière tendance a nettement pris le dessus (au grand dam de Hooky, bien sûr). Sur ce plan, on attendait clairement Bernard Sumner au tournant, et le résultat est assez contrasté. Parmi ces morceaux “classiques”, on va ainsi retrouver du bon (“Restless”) et du très mauvais (“Nothing But A Fool”), nous y reviendrons. Mais une chose est certaine, c’est que Tom Chapman, aussi à l'aise soit-il sur son instrument, ne parvient jamais à faire oublier les lignes magnétiques de Hook. En témoigne la partition de basse de “Restless”, justement, efficace mais terriblement convenue : nul doute qu’un morceau pareil aurait gagné avec un soutien plus enjoué.


Autre inconnue, le retour de Gillian Gilbert. La caution féminine de New Order avait pris ses distances avec le groupe pour s’occuper de sa plus jeune fille, Grace, atteinte de myélite transverse, avant d’avoir eu elle-même à combattre un cancer du sein. Il faut bien comprendre que sans elle, New Order n’existerait pas, à tel point que la réactivation de la formation, après la défection de Peter Hook et la création de Bad Lieutenant par Sumner et Morris, tient uniquement à son retour à elle. Le fait est que si chacun des quatre membres a eu son mot à dire en terme de dance music, de beats, de boucles électroniques et de rythmiques gigoteuses, c’est avant tout Gilbert qui, en réussissant à s’imposer derrière ses claviers, a su faire progresser le trio masculin orphelin de Ian Curtis vers la machine à tubes 80’s que l’on connaît. Loin d’être un bouche trou, l’ex guitariste punk des Inadequates possède un sacré talent, et ceux qui pourraient penser qu’elle a bénéficié d’un passe droit pour entrer chez New Order parce qu’elle était la petite amie de Stephen Morris ont faux sur toute la ligne. Toujours est-il que ce come back de Gilbert s’avère indubitablement gagnant, et la tonalité très majoritairement électronique de Music Complete tient autant du départ de Hook que du retour de la claviériste. Au fait, ce n’est pas elle qui chante sur “Tutti Frutti” ni qui assure les backing vocals sur les morceaux adjacents, mais Elly Jackson alias La Roux.


Parlons justement des quelques invités du disque, car ceux de Get Ready (Billy Corgan et la cheville ouvrière de Primal Scream) avaient marqué au fer rouge cet album de la résurrection. Ici, les fameux invités n’apportent malheureusement pas grand chose à l’édifice, à l’exception justement de Jackson qui, dans ses vocaux plus en retenue qu’à l’habitude, se marie parfaitement à la nonchalance détachée de Bernie Sumner. Pour le reste, que dire ? Iggy Pop cabotine en voix off sur le gros four de Music Complete, “Stray Dog”, qui associe un instrumental nerveux mais hautement redondant et cette histoire à coucher dehors qui saoule autant qu’elle agace. Et la participation de Brandon Flowers, le pistolero des Killers, ne vaut guère mieux : son “Superheated”, co-écrit et co-interprété avec le groupe, ne colle pas du tout à l’ambiance tristement joyeuse de NO. Toute trace de spleen s’en est allée, et ce morceau conclusif, tirant sur la corde d’une mélodie béate, se noie dans des effets symphoniques indigents. L’album s’en serait bien mieux sorti sans ces deux morceaux, auquel il faut ajouter les très très long et très très ennuyeux “Nothing But A Fool”, plus de sept minutes qui étirent une matière qui a déjà tout raconté en à peine plus de 30 secondes. Le soucis est que ce mode de narration musicale convient parfaitement à la musique électronique qui, par sa redondance aliénante, peut supporter aisément la redite et en faire l’un de ses chevaux de bataille. Mais sur un morceau justement classique (guitare-basse-batterie-synthé), la formule ne fonctionne absolument pas.


C’est d’autant plus dommage que si l’on excepte ces trois morceaux, Music Complete se montre hautement réussi. Bien sûr, New Order n’en est plus à un stade où il invente la musique remuante de demain, mais même en s’arc-boutant sur ses fondamentaux, les mancuniens savent encore livrer une excellente dance music. Celle-ci peut prendre la forme des standards 90’s à la scandinave (truculents “Tutti Frutti” et “People On The High Line” qui ressuscitent les dancefloors à l’ancienne), verser dans la new rave en ménageant un refrain en retenue (“Unlearn This Hatred”, bipolaire à souhait), ou ressusciter tout simplement la new wave en l’accordant aux standards électroniques modernes, beats épileptiques et vagues synthétiques orgueilleuses sur “Singularity”, ou acid house sous ecstasy essayant de faire triper un Sumner plus lascif que jamais sur “Plastic”. Et même lorsque la guitare et la batterie reviennent dans le jeu, la mariage électro-rock fonctionne à merveilles sur l’introductif (et certes un poil convenu) “Restless” mais surtout sur la pièce charnière de Music Complete, le sémillant “Academic” avec sa mélodie qui tue et ses gimmicks de clavier malins. Reste le cas de “The Game” qui aurait constitué une très honorable conclusion s’il n’avait pas été suivi de “Superheated”. Lui aussi très schizophrène, il réalise une belle symbiose entre les allants rock de NO et son versant électronique, peut-être pas aussi poussé que sur les meilleures pièces de Technique, mais le résultat mérite le détour.


Music Complete constitue globalement une réussite malgré quelques très mauvais morceaux. Le disque est bien long (plus d’une heure au compteur) et aurait sérieusement gagné à tailler dans le gras de quelques excès assez inexcusables pour une formation de cette trempe. N’empêche que pour des vioques que tout le monde, y compris les intéressés eux-mêmes, disaient morts et enterrés, il y a encore de beaux restes à exploiter. Alors pourquoi s’arrêter là ? Malgré un titre d’album qui sonne en forme de testament, on aurait bien envie, dans les années à venir, de se servir une nouvelle rasade de New Order. Et tant pis si on se complaît dans l’anachronisme...

Note de 4/5
Si vous espériez de la nouveauté, vous allez être déçu: il n'y en a pas ici. Mais que les fans se rassurent: il y a quand même ici de quoi se réjouir. Les anglais ne se réinventent certes pas mais ils tissent de nouveaux hymnes grâce aux techniques à l'origine de leur légende. Et ça marche ! Dès la première écoute, on reconnaît leur son inimitable, tellement copié, jamais égalé et on se sent bien. Avec une sacrée envie de danser, même: "Plastic" est un véritable coup de maître !
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Commentaires
God save hooky, le 24/01/2016 à 07:57
Music complete est à new order ce que le réveil de la force est à star wars. "On est de retour à la maison, Bernie". Et ca fait du bien. Apres un insignifiant waiting for the siren's call, on pouvait penser que la messe était dite. Ce music complete tourne en boucle à la maison. Presque que du bonheur voire que du bonheur si on accepte de jouer le jeu de certains titres en les prenant pour ce qu'ils sont. Exactement comme le réveil de la force. L'épisode VII est un fan film, music complete un fan records?
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