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Critique d'album

The Pineapple Thief


Someone Here Is Missing


(24/05/2010 - K-Scope - New Prog - Genre : Rock)
Produit par

1- Nothing At Best / 2- Wake Up The Dead / 3- The State We're In / 4- Preparation For Meltdown / 5- Barely Breathing / 6- Show A Little Love / 7- Somehere Is Missing / 8- 3000 Days / 9- So We Row
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Bruce Soord ose se frotter à un rock plus brutal. Pari risqué..."
Nicolas, le 18/06/2010
( mots)

Avant même que le voleur d’ananas ne nous livre son huitième album en cette année 2010, on sentait bien que Bruce Soord se trouvait au pied du mur, condamné à faire évoluer la musique de son groupe pour ne pas retomber dans une redondance par trop évidente. D’ailleurs, l’ébauche de ce renouveau était déjà amorcée au sein du très réussi Tightly Unwound, sorti il y a deux ans, album sur lequel le doux rocker au grand coeur opérait un durcissement de ses sonorités et un épaississement de ses cordes électriques pour un résultat qui parvenait toujours à servir parfaitement ses complaintes chargées d’émotion. C’est donc sans surprise que Someone Here Is Missing poursuit cette mue obligée en radicalisant son propos et en extirpant un peu plus encore du carcan progressif l’une des formations phare de Kscope. Pour le meilleur ? A voir...

Pour promouvoir les efforts de son poulain, le label a mis les petits pas dans les grands en confiant le design de la pochette à Storm Thorgerson (LE graphiste de Pink Floyd) et en produisant le tout premier vidéo clip du groupe. En tout cas, cette fois-ci, l’affaire est entendue : The Pineapple Thief n’a plus rien à voir avec le rock progressif. Neuf morceaux plutôt brefs, directs, monothématiques, rythmiquement très simples et sans digressions extra-musicales nous sont proposés sur cet album, voilà certainement une orientation qui n’effraiera plus les allergiques à la complexité. Par contre, si Bruce Soord a souhaité alourdir le liant de ses mélodies, il a également pris de sacrés risques pour y parvenir. Rien que le morceau introductif, “Nothing At Best”, bouscule les conventions du rock alternatif en se retrouvant submergé par une électro brutale qui entre en totale opposition avec la voix suave et envoûtante du chanteur, sans pour autant négliger les décharges de guitares meurtrières et les rafales de batterie automatique. Une curieuse alliance de fiel et de sucre qui finit par se révéler parfaitement évidente au fil des écoutes. Ailleurs, Soord prend le parti d’affronter des volumes sonores extrêmes (“Wake Up The Dead”), d’enrober des riffs secs dans des nappes de violons langoureuses (“The State We’re In”) ou encore d’aller titiller les synthés de Muse sur fond de crissements de claviers dissonants (“Preparation For Meltdown”), sans oublier des penchants metal ouvertement affichés par endroits (“Show A Little Love”, “3000 Days”). Au delà de ces expérimentations plutôt osées, l’homme aux commandes lance quelques balises propres à rassurer les anciens amateurs du groupe,  comme “Barely Breathing” et sa mélodie cristalline ou encore le sublime “Someone Here Is Missing” qui alterne la glace et le feu en une poignante ode révélée par de subtils arrangements symphoniques, certainement le meilleur morceau du lot. A signaler, en guise de conclusion, l’une de ces fresques haletantes dont Soord a le secret, avec ses changements majeur - mineur et sa lente gradation sonore explosant en un magma saccadé de six cordes (“So We Row”). Que du bon, en somme.

Que du bon, oui, mais pas forcément que de l’indispensable. On a l’impression, en écoutant Someone Here Is Missing, d’assister au spectacle d’un homme en train de se battre contre son naturel et voulant à tout prix prouver qu’il peut proposer une musique contemporaine plus affirmée et, osons même le dire, moins mièvre qu’avant (même si le terme est probablement exagéré). Seulement voilà, autant Soord excelle véritablement dans les mélodies vaporeuses et les arrangements scintillants, autant il peine encore à convaincre totalement au sein de territoires sonores plus dangereux, contrées violentes auparavant inaccessibles qu’il commence à peine à explorer et dans lesquelles il n’arrive pas encore à trouver facilement son chemin. Pourtant, on ne peut que louer cette entreprise culottée qui devrait, n’en doutons pas une seconde, aboutir à de futurs opus autrement mieux maîtrisés à l’avenir. En attendant, cet album demeure tout de même une réussite, inutile de le nier. Mais une simple réussite pour The Pineapple Thief, ça s’apparente tout de même à une petite déception.

 

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