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Critique d'album

The Lords Of Altamont


Lords Take Altamont


(15/04/2014 - Gearhead Records - garage rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Live With Me (The Rolling Stones) / 2- Come Back Baby (Lightnin' Hopkins) / 3- Six Days On The Road (Dave Dudley) / 4- Stray Cat Blues (Rolling Stones) / 5- 3/5 Of A Mile In 10 Seconds (Jefferson Airplane) / 6- Black Queen (Stephen Stills) / 7- Love In Vain (Robert Johnson) / 8- Cody Cody (Gram Parsons) / 9- You Me And Pooneil (Jefferson Airplane) / 10- Gimme Shelter (Rolling Stones) / 11- The Other Side Of This Life (Fred Neil) / 12- Sympathy For The Devil (Rolling Stones) / 13- Jingo (Babatunde Olatunji) / 14- Monkey Man (Rolling Stones)
Note de 3/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Comme la Pils, désaltérant, agréable mais quelque peu insipide. "
Pierre D, le 19/10/2014
( mots)

Pour célébrer leurs 15 ans d'existence, The Lords Of Altamont s'offrent une récréation avec un album de reprises. Vieux marronnier des fins de contrats discographiques, hommage gênant à des artistes plus talentueux, véritable exercice de création, le disque de reprises est toujours compliqué. The Lords Of Altamont organisent ici un grand banquet où sont conviés différents musiciens issus des line-ups successifs du groupe.

The Lords Of Altamont c'est un label, la garantie d'un rock garage 100% pur porc. Authenticité, le mot est lâché. Avec des transfuges du MC5 ou des Fuzztones, le groupe se présente d'emblée comme l'exécuteur testamentaire d'un genre né dans le courant des sixties aux Etats-Unis. Suite à la déflagration anglaise, plein de gens se réunissent dans les garages du Midwest pour trépaner Pretty Things, Them et Yardbirds. Avec une technique rudimentaire et des compositions touchantes de naïveté brute, les groupes de rock garage donnent une version plutôt sauvage et primitive du rock 'n' roll plus tard compilée par Lenny Kaye sur le fameux Nuggets.


Aujourd'hui tout le monde joue du garage (et du stoner), de Ty Segall à Thee Oh Sees en passant par King Tuff. Ces groupes semblent avoir retenu du genre les guitares aigres, les compositions efficaces et les voix nasillardes. The Lords Of Altamont sont dépositaires de l'énergie et de la férocité d'un genre brut et mal dégrossi. Avec Lords Take Altamont, ils rendent un pervers hommage au festival désastreux d'où ils tirent leur nom. Au programme, des reprises de chansons jouées à Altamont le 6 décembre 1969, soit beaucoup de Rolling Stones (pas moins de 5 chansons, 6 en comptant le "Love In Vain" de Robert Johnson popularisé par les Stones), les Flying Burrito Brothers et… Jefferson Airplane.

Le tout est envoyé avec hargne, guitares hurlantes et vocaux possédés, soit. Mais tout cela manque singulièrement d'audace. En se concentrant sur les Rolling Stones, la bande de Jake Cavaliere se conforme à l'Histoire officielle de la pop qui veut que Jagger et ses potes aient atteint leur sommet avec Beggars' Banquet et Let It Bleed. De là, des choix de chansons très convenus avec prise de risque zéro ("Gimme Shelter", "Sympathy For The Devil", "Live With Me"). The Lords Of Altamont injectent une énergie distrayante mais inutile à des chansons qui ont déjà tout ce qu'il faut de ce côté-là. Pire, quand ils s'attaquent à "Sympathy For The Devil" ils en gomment toute la subtilité pour transformer le conte vaudou en inutile dépense d'électricité et de sueur. Jake Cavaliere est certes doué pour haranguer les foules et marteler son rock garage aux esgourdes du monde entier, mais il n'a rien d'un interprète nuancé. On préférera, par exemple, l'intensité vénéneuse de Jane's Addiction quand il se réappropriait ce même "Sympathy For The Devil" en 1987.

Lords Take Altamont se révèle bien plus intéressant sur les titres non issues du répertoire stonien. Le "Black Queen" de Stephen Stills, aimable ritournelle folk se change en bande-son de peep-show, violent et sexy. Jefferson Airplane apparaît à deux reprises pour les méconnus "3/5 Of A Mile In 10 Seconds" et "You And Me And Pooneil", rapides et furieux. L'inattendu touche parfois au sublime avec ce "Cody Cody" (Flying Burrito Brothers) alliage parfait de rock 'n' roll et de country qui tape fort. Comme avec "The Other Side Of This Life" de Fred Neil changé en bombe garage rock, The Lords Of Altamont amènent enfin les chansons dans leur univers quand les titres des Stones sont uniquement adaptés à leur son.

Lords Take Altamont est plombé par trop de covers anabolisées des Rolling Stones et The Lords Of Altamont demeurent donc ce groupe de série B, honnête, loyal et droit mais fatalement moins passionnant que l'éclectisme d'un Ty Segall.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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