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Critique d'album

The Eighties Matchbox B-Line Disaster


In The Garden


(28/08/2007 - Degenerate Music - Garage-Punk/Psychobilly - Genre : Rock)
Produit par

1- In The Garden / 2- You Say You're The Doctor But I Know You're The Mister / 3- Terrible Night / 4- Horses Can Swim / 1- Alex / 2- Team Meat / 3- Torrential Abuse / 4- Alchemy / 5- Turkish Delights Of The Evil / 6- Clonk Chichane / 7- Ice Cream / 8- Flag Party / 9- Return December / 10- Charge The Guns
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"4 titres qui prouvent qu'on n'enterrera pas tout de suite ces psycho-rockeurs."
Maxime, le 28/02/2008
( mots)

Salauds d’anglais. Non contents d’avoir fait pleurer Sébastien Chabal en lui raflant sous son gros nez poilu une place en finale de la coupe du monde de rugby, ces sales bouffeurs de rosbif sauce menthe ont eu droit à l’affiche parfaite : The Eighties Matchbox B-Line Disaster ont ouvert pour Queens of the Stone Age lors de leur tournée anglaise de l’année dernière. Nous, pauvres froggies, auront droit à Biffy Clyro. Quelqu’un dans l’assistance aurait-il une corde par hasard ?

Booking d’autant plus frustrant que depuis la fin de l’été dernier, les psycho-rockeurs de Brighton sont lentement mais sûrement revenus à la surface. Par la petite porte. Trop content d’arriver en fin de contrat avec leur second opus, le dantesque The Royal Society dont on ne s’est toujours pas remis, Universal s’est empressé de les virer manu militari malgré une renommée conséquente dans leur Albion natale. Aussi libres que démunis, les ferrailleurs dégénérés ont pris leur temps, glandé, repris leurs jobs respectifs, enregistré le départ du guitariste Andy Huxley, son remplacement par Rich Fownes et se sont réunis dans leur cave pour usiner leurs titres souffreteux et hallucinés à l’abri du monde. Des dizaines de titres suffoquent alors dans sa besace mais, bon prince, le quintet consent à en publier une maigre portion dans un maxi sorti en septembre 2007, petite concession pour faire patienter les vrais amateurs de binaire corrosif en attendant leur troisième brûlot prévu pour on ne sait pas quand.

Evoluant désormais sur leur propre structure dans la plus pure tradition DIY, les EMBLD goûtent certainement, au milieu du marasme actuel de l’industrie musicale, aux joies de la renaissance. D’où ce quatre titres lancé par "In The Garden", narrant le pêché originel, comme un nouveau départ donné à leurs aventures. Exhumé depuis sa crypte primitive, le psychobilly hérissé de ces jeunes frappes demeure intact, retrouvant la violence anarchiste de Hörse Of The Dög et l’éclat lugubre de The Royal Society. Comme toujours, la part belle est laissée aux lignes de basse, plombées, têtues, aliénantes. "In The Garden" est envoyé avec rage et ivresse au ras des amplis, les riffs barbelés éructant sur les nappes d’orgue visqueux. Dopé par la hargne de ses comparses, Guy McKnight se tord dans sa camisole de force, beuglant, invectivant, psalmodiant et rappelle qu’il est un des meilleurs chanteurs de la scène actuelle. "You Say You’re The Doctor But I Know You’re The Mister" est un autre cas de psychiatrie aiguë. Jubilatoire et libérateur. Le groupe s’empresse ensuite de réduire "Horses Can Swim" en lambeaux, ne laissant qu’un tas de chair pantelante. Ces intenses 10 minutes s’achèvent sur l’expéditif "Terrible Night", moteur cramé, fusibles bousillés, cerveau explosé.

Pas bégueule, le commando détraqué offre sur un second CD un court live enregistré avec trois bouts de ficelle (et ça s’entend) : 10 titres défenestrés composés de faces B et de morceaux de milieu d’album. On se paye même le luxe de châtrer quelques unes des merveilles de The Royal Society. Des bribes de "Drunk On The Blood" surgissent comme une remontée d’acide sur "Alchemy", tandis que "Rise Of The Eagle"est étrangement rebaptisé "Clonk Chicane" et resservi saignant. La classe totale. Et dire que malgré ça certaines âmes chagrines s’entêtent à écouter les très vilains The Horrors. Il paraît même qu’elles aimeraient ça. Qu’elles crèvent la gueule ouverte.

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