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Critique d'album

The Eighties Matchbox B-Line Disaster


The Royal Society


(18/01/2005 - No Death Records/Universal - Garage-Punk/Psychobilly - Genre : Rock)
Produit par

1- Rise Of The Eagles / 2- I Can Be An Angle / 3- Why I Hear You Call My Name / 4- Migrate Migraine / 5- Puppy Dog Snails / 6- The Dancing Girls / 7- The Fool / 8- I Rejection / 9- Drunk On The Blood / 10- Mister Mental / 11- Freud's Black Muck / 12- Temple Music / 13- The Way Of The Men Of The Stuff
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Le premier grand disque rock de 2005. Hell yeah!"
Maxime, le 03/04/2005
( mots)

Cette critique commencera par un gros "Bouh !" adressé à la major Universal Music, laquelle, choix douteux ou oubli impardonnable, a décidé de ne pas distribuer officiellement cet album en France. Un scandale ! Conséquence : grâce aux boutiques d'imports et au net, on peut facilement trouver le disque, mais à un prix prohibitif, ce qui compromet les chances de (re)voir le groupe en concert dans notre beau pays. Hé, Monsieur Nègre, comment voulez-vous remédier à la crise du disque si vous empêchez les bons de parvenir jusqu'à nous ?

C'est d'autant plus dommage que dans le cas des Eighties Matchbox B-Line Disaster (ce nom !), ce Royal Society constitue tout simplement l'un des meilleurs albums de ce début d'année. Les Eighties, on les avait laissé il y a un peu plus de deux ans avec leur premier album, Hörse of the Dög, fantastique brûlot de 26 minutes complètement déjanté. Le groupe, venu de Brighton, envoyait le bois comme c'est pas permis en dynamitant le post-punk à la mode aujourd'hui. Avec leur second album, le combo s'adjoint les services de Chris Goss, producteur stoner par excellence (Queens of the Stone Age, Kyuss, Nebula, Masters of Reality ...), lequel a tendance à épaissir le son des guitares. Résultat : si le groupe ne renie pas les uppercuts sonores qui ont fait leur réputation ("Mister Mental", "The way of the Men of the Stuff"), il drape son rock incandescent d'une noirceur psychotique. Guy McKnight chante toujours comme un Jim Morrison totalement défoncé qui se prendrait pour Iggy Pop. Sur "I Could be an Angle", on croirait presque entendre Joe Dassin en montée d'acide déclamer des vers tordus sur un train fantôme. Le timbre du leader des Eighties fait également songer à celui d'un Ian Curtis ("Migrate Migraine") qui aurait finalement trouvé le bordel qui règne sur terre et ses envies de suicide diablement marrants.

Disque épique, dansant et flippant, bandant et lancinant, The Royal Society explore plusieurs ambiances : du "Rise of the Eagle" liminaire, excellent single tout en guitares tranchantes et basses gutturales au furieux "Freud's Black Muck" que ne renierait pas Nick Oliveri en passant par "Puppy Dog Snails", comptine ténébreuse et vicieuse. On aurait pas cru ce groupe aussi virtuose dans l'art de planter différentes ambiances sans jamais se renier. Chaque choix fait mouche, même sur ce "Drunk on the Blood" un peu casse-gueule, dans sa longueur et le rythme martial qu'il adopte faussement tout au long du morceau avant de se perdre en chemin. La schizophrénie comme profession de foi, le groupe prend un malin plaisir faire partir chaque compo dans une nouvelle direction toutes les trente secondes ("Drunk on the Blood"). Ce disque est pour tous ceux qui veulent retrouver l'urgence et l'énergie anarchique du post-punk, lier les Ramones et Birthday Party, décomplexer Joy Division ou violer The Cramps. Du rock intense et bas du front qui n'en oublie pas le second degré, que demander de plus ?

Les Eighties Matchbox B-Line Disaster sont le viagra de la musique binaire de 2005. Et crachent et vomissent sur toute personne prétendant le contraire.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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