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Critique d'album

The Eighties Matchbox B-Line Disaster


Hörse of the Dög


(30/09/2002 - No Death Records/Universal - Garage-Punk/Psychobilly - Genre : Rock)
Produit par

1- Celebrate Your Mother / 2- Chicken / 3- Whack Of Shit / 4- Psychosis Safari / 5- Giant Bones / 6- Fishfingers / 7- Charge The Guns / 8- Morning Has Broken / 9- Team Meat / 10- Presidential Wave
Note de 4.5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"L'entrée brutale et frénétique du psychobilly dans la génération Strokes."
Maxime, le 23/09/2010
( mots)

Lorsque l'on fera le bilan discographique de la première décennie des années 2000, il sera inévitable de revenir sur les incontournables Strokes, White Stripes, Libertines, Hives, ect… A dire vrai, tous ces sympathiques groupes ne sont qu’une bande des branquignols, de j’en-foutre, de bleu-bites, de baltringues comparés à cette association d’allumés notoires au nom imprononçable issu de Brighton. Les Eighties Matchox B-Line Disaster (c’est la dernière fois qu’on l’écrira en entier), eux, sont les véritables cintrés du lot. Tombé pile poil au moment où, suite au carton du Is This It des Strokes, les majors signaient à tour de bras tout ce qui portait des Converse et des jeans déchirés, le groupe livrait avec son premier opus le prototype même d’un disque de garage parfait, soit 10 morceaux défenestrés en 25 minutes avec cette savoureuse mantra en guise de coup de latte introductif : "Baiser ta mère, c’est un sale boulot, mais il faut bien que quelqu’un le fasse".

Fervents adeptes du bouddhisme, les EMBLD déchargent toute leur violence contenue dans leurs instruments. Le résultat s’avère fatalement brutal : un psychobilly dont on avait perdu la recette, quelque part entre Minor Threat, Wall Of Voodoo, Cramps et MC5. Les hymnes molotov s’accumulent ("Chicken", "Psychosis Safari", "Presidential Wave"), molestés par les riffs au napalm d’Andy Huxley, une section rythmique multipliant les coups de semonce et le chant de Guy McKnight, baguenaudant entre Iggy Pop en descente d’acide et Lux Interior gavé de métamphétamine, annonnant des stances grand-guignolesques ("I said get up you fuck and do what you can/It’s time to get up you've gotta fight like a man", "I'm gonna make you cry like a sadist/And I feel the water like a rapist", "I'm feeling my way through the dark/But I can't get out"). Surfant entre climats plombés par une basse gutturale vomissant Joy Division de sa gerbe de goudron ("Whack Of Shit", "Team Meat") et ruées destroy dévalées avec une violence hystérique aux limites du hardcore ("Giant Bones", "Fishfingers"), Hörse Of The Dög, avec ses trémas orgueilleusement chipés à Motörhead, se faisait fort de propulser ses instigateurs au rang de révélation en puissance.

Mais le public, saturé de groupes en The, sort effrayé de ce disque (de) malade(s), aussi cruellement abrasif que savoureusement neu-neu. Une batterie de clips dantesques et les louanges de la critique n’y feront rien face aux singles calibrés d’une concurrence inoffensive. Les EMBLD n’en ont cure et s’enferment en compagnie de l’illustre Chris Goss (Kyuss, Masters Of Reality, Queens Of The Stone Age, Nebula) pour donner naissance à leur second chef-d’œuvre, The Royal Society, dans un mood plus gothique. Et cette fois-ci, tout le monde les lâche, la critique, qui s’en va batifoler avec The Horrors, pauvre pisse-copie sans talent, et Universal, laquelle laisse définitivement tomber l’affaire. Ce second opus injustement mal-aimé sort en import en France, et le groupe se retrouve pris dans une spirale absconse, sommé de faire la première partie de System Of The Down à Bercy, devant 15 000 amateurs de métal niou arborant fièrement leur bouc constellé de pellicules. Autant donner de la confiture à des cochons. Evoluant désormais en autoproduction, le combo déjanté vivote, sortant un EP de temps en temps. Un troisième album vient de sortir. Espérons que le départ du fantasque Huxley en 2005 ne leur aura pas fait perdre leur légendaire mordant.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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