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Critique d'album

Kula Shaker


Strangefolk


(21/08/2007 - Strangefolk - Brit-pop psychédélique - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Out On The Highway / 2- Second Sight / 3- Die For Love / 4- Great Dictator (Of The Free World) / 5- Strangefolk / 6- Song Of Love/Narayana / 7- Shadowlands / 8- Fool That I Am / 9- Hurricane Season / 10- Ol' Jack Tar / 11- 6ft Down Blues / 12- Dr Kitt / 13- Persephone*
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le retour inattendu des anciennes légendes brit-pop. Triomphe annoncé ?"
Maxime, le 12/02/2008
( mots)

L’un des come-back les plus savoureux de 2007 est passé complètement inaperçu. Kula Shaker semblait destiné à disparaître avec tant d’autres dans la crypte des combos brit-pop des années 90 vite aimés vite oubliés, condamné, au mieux, à une note de bas de page dans les futures anthologies consacrées à cette période. Kula Shaker, ce n’est pourtant pas simplement le single "Tattva" qui les fit exploser dans les charts britanniques en 1996, c’est surtout deux uniques et sublimes albums obsédés par 1967, gavés de sitars hindous et de guitares hendrixiennes. Déçu par l’accueil mitigé que reçu Peasants, Pigs & Astronauts, Crispian Mills, chanteur et leader du groupe, prononça sa séparation fin 1999. Il lança alors un groupe garage intitulé The Jeevas que pratiquement personne n’écouta. Kula Shaker était donc voué à ne rester qu’un bon souvenir.

Et puis, en 2007, soit 40 ans après le Summer Of Love (on y verrait comme qui dirait un signe), voici que le groupe annonce par communiqué sa réapparition lancée par l’EP digital Revenge Of The King. Fruit d’une intense frustration ainsi que d’une envie mordante de renouer avec la scène, le quatuor (séparé du guitariste Jay Darlington désormais chez Oasis) publie quelques mois plus tard son troisième opus sur sa propre structure portant le même nom que son nouvel effort : Strangefolk.

On attendait un retour en fanfare, une explosion d’orgueil superbe. Le titre introductif ("Out On The Highway") calme très vite les premières ardeurs. Non que Strangefolk soit un ratage complet, mais l’album se coule dans une pop psychédélique bien ouvragée où la petite pointe de venin manque cruellement. Après une obstination que l’on peut attribuer à une idée haute et consciencieuse de la rock critic, le disque se met peu à peu à livrer ses trésors, comme s’il fallait, comme le préconise le second morceau, adopter une seconde vue pour pouvoir mieux discerner les charmes délicats et ténus de ces 12 plages. Saute alors à l’oreille la prédominance des duels guitares/orgue qui structurent véritablement l’ensemble. Elles nourrissent des cavalcades harmoniques ("Second Sight", "Hurricane Season"), valsent avec des chœurs extatiques semblant échappés du S.F. Sorrow des Pretty Things ("Die For Love"), forment un écrin pour de douces ballades mélancoliques ("Shadowlands", "Ol’ Jack Tar"). Très agréable à écouter, mais assez déficient en mélodies mémorisables, comme du Verve de seconde zone encombré de bibelots sixties.

Malgré tout, un petit paquet de titres empêche cette résurrection de sombrer dans l’anecdotique. Bien qu’arrivé un peu tard sur le terrain de la contestation politique, Kula Shaker fait jubiler lorsqu’il taille un costard à Georges Bush Jr. sur "Great Dictator" où se mêlent bégaiement insultant ("I’m a dick, a dick, a dictator") et euphorie ironique. "Song Of Love/Narayan" opère un retour en arrière de 10 ans. En 1997, Mills prêtait sa voix sur "Narayan", l’épique pièce extraite du Fat Of The Land de Prodigy . Le groupe le réinterprète ici avec des instruments live, en pastichant en intro un autre titre du manifeste Big Beat ("Climbatize"). Amusant. C’est finalement en se parant des oripeaux du passé que le groupe marque le plus de points. Le formidable "Fool That I Am" renvoie à l’époque Peasants, Pigs & Astronauts, tandis que les stoniens "6ft Down Blues" et "Dr. Kitt" évoquent la fougue souveraine de K, l’album devant lequel Noel Gallagher lui-même s’est incliné. Si Kula Shaker ne risque pas de désappointer ceux qui ont eu le bon goût de ne pas les oublier, on conseillera aux nouveaux convertis d’aller d’abord faire un tour du côté de leurs chefs d’œuvres de la décennie précédente. Ils ne reviendront que conquis d’avance vers Strangefolk, prêt à leur pardonner ce retour inespéré et frondeur, à défaut d’être triomphal.

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