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Critique d'album

The Damned Things


Ironiclast


(13/12/2010 - Mercury - Hard Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Handbook For The Recently Deceased / 2- Bad Blood / 3- Friday Night (Going Down In Flames) / 4- We've Got A Situation Here / 5- Black Heart / 6- A Great Reckoning / 7- Little Darling / 8- Ironiclast / 9- Graverobber / 10- The Blues Havin' Blues
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Et si l'avenir du metal se trouvait dans le hard rock ?"
Nicolas, le 23/12/2010
( mots)

Honnêtement, on était à la fois curieux et inquiet d'entendre ce qu'allait donner la rencontre d'Anthrax (thrash old school), d'Every Time I Die (hardcore / metalcore) et de Fall Out Boy (émo). Fusion improbable voire dangereuse entre des tendances pas forcément compatibles, confrontation générationnelle entre vieux briscards métalleux bien implantés dans le heavy rock et jeunes pousses post pubères (pensez quand même que Joe Trohman en était encore aux biberons quand Scott Ian faisait trembler les scènes californiennes avec ses riffs azimutés), The Damned Things a tout du supergroupe foireux et du passe temps en dilettante en attendant que les formations dont il est ici question se remettent sérieusement en ordre de marche. Et pourtant, Ironiclast est une réussite indiscutable, un album aussi immédiat que fulgurant, aussi percutant que jouissif. Tentative d'explication.

Les curieux savent déjà que les zicos de Fall Out Boy ne sont pas aussi asservis à cette baudruche de Pete Wentz qu'on pourrait l'imaginer. D'ailleurs, les contacts entre le couple Joe Trohman / Andy Hurley et la paire d'assassins d'Anthrax date de 2006. A la base, l'idée était que les quatre hommes s'extirpent de leurs carcans respectifs et essaient de s'ouvrir à d'autres influences plus old school, moins stéréotypées que ce à quoi on a droit en général quand on écoute du metal et de l'émo (surtout de l'émo). C'est finalement l'association de Keith Buckley au projet qui a fait décoller l'ensemble, l'homme s'essayant ici à un chant en voix pleine bien éloigné des raclures puissantes de son groupe d'origine, tout en apportant avec lui son impeccable science mélodique. Passée à la moulinette de toute cette somme d'individualités, d'envies et d'influences, la musique de The Damned Things se rapproche bizarrement du power rock porté à bout de bras par les regrettés scandinaves que furent The Hellacopters et Gluecifer, avec un soupçon de distorsions bien senties et quelques gimmicks piqués au proto metal des 70's. Et ça fonctionne à la perfection.

Dès les premières notes de "Handbook For The Recently Deceased", on se sent immédiatement à l'aise. Le son est gras et pêchu à souhait, les riffs mélangent hard rock bluesy, metal classique et soutien pop sur les refrains, la batterie est aux petits oignons, les soli se déversent avec allégresse, et la voix de Buckley est parfaitement à sa place, agressive, tonique, mais toujours agréable et tendue, évitant l'écueil des larmoiements émo et des beuglements primaires trop fréquemment rencontrés dans le heavy rock moderne. L'homme se permet tout de même quelques hurlements hardcore du plus bel effet (notamment sur le surpuissant "Ironiclast" éponyme), mais la priorité est avant tout laissée aux mélodies. De ce point de vue, l'ensemble est de très bonne tenue et parvient à dégager une fibre pop substancielle tout en se gardant de sombrer dans la mièvrerie. On pense parfois aux Foo Fighters ("A Great Reckoning", Grohlien en diable) et forcément à Anthrax ("Graverobber", bien lourd comme il faut), mais surtout, une fois encore, à Nicke Andersson et à ses potes suédois pilotes d'hélico ("Bad Blood", son refrain ultra-catchy et sa force de frappe d'une implacable efficacité). On ne jette rien ici, et certains morceaux volent même un peu plus haut encore : "Friday Night" se révèle rigoureusement indispensable à toute oreille un minimum agitée, et "We've Got A Situation Here" filerait des complexes à n'importe quel groupe de metalcore ou de power rock. Plus étonnant encore, le groupe s'essaie à quelques saillies hard à l'ancienne ("Black Heart" sonne aussi bien qu'un Year Long Disaster), et se laisse même gagner par quelques accompagnements en slide qui fleurent bon le sud des Etats Unis ("The Blues Havin' Blues" et ses choeurs féminins putassiers).

Bref, vous l'avez compris : The Damned Things a trouvé une sacrée formule gagnante. Ancré dans les sources du hard rock mais délivrant des sonorités d'une complète modernité, alliant mélodies soignées et arrangements bien cognés, faisant preuve d'un niveau technique bien au dessus de la moyenne, Ironiclast surprend, convainc et enthousiasme sans peine, proposant un rock lourd grand public qui saura aussi séduire les amateurs de power garage. Et si l'avenir du metal se trouvait dans le hard rock ?

 

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