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Critique d'album

Monster Magnet


Mastermind


(12/11/2010 - Napalm Records - Stoner Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Hallucination Bomb / 2- Bored With Sorcery / 3- Dig That Hole / 4- Gods And Punks / 5- The Titan Who Cried Like A Baby / 6- Mastermind / 7- 100 Million Miles / 8- Perish In Fire / 9- Time Machine / 10- When The Planes Fall From The Sky / 11- Ghost Story / 12- All Outta Nothin
Note de 3.5/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Le gang de Dave Wyndorf reconquiert son trône avec force mais sans surprise."
Maxime, le 17/03/2011
( mots)

Le sticker plastronne "The Space Lord is back !" Diantre ! Le message est clair, quelques années après l'overdose médicamenteuse de son leader, Monster Magnet est de retour aux affaires. Après un 4-Way Diablo en forme de thérapie existentielle qui reçut un accueil mitigé et fut quasiment renié par la groupe car jamais joué en public, le quintette revient à ce qui constitue son ordinaire depuis plus de 10 ans : retrouver la formule gagnante de Powertrip qui lui avait ouvert les portes des charts à la fin des années 90 en amalgamant hard rock puissamment caréné et space rock hallucinogène. Un objectif qu'il a su plus (l'excellent et sous-estimé Monolithic Baby !) ou moins (l'inégal God Says No) remplir lors de cette dernière décennie. Le garage sous psychotropes de 4-Way Diablo restera ainsi lettre morte, une simple incartade qu'il faudra surement réévaluer avec le temps.

Pour l'heure, ce huitième opus couvé en compagnie de Matt Hyde (co-producteur émérite depuis Powertrip) se replie sur les fondamentaux du gang du New Jersey. Le fan, qui appréciera d'emblée le Bull God fulminant de la pochette comme gage de retour aux sources, se sentira rapidement en territoire familier, tant Mastermind remplit avec application toutes les directives du cahier des charges. Suffit de sortir son stylo et de cocher. Alternance de down tempos plombés ("Dig That Hole") et d'implacables poinçonnages lysergiques ("100 Million Miles") dans la plus pure obédience à Hawkwind, toujours élevé au rang de divinité, check. Rempart de guitares plantureuses évoluant dans le néant cosmique avec la détermination de Galactus, le dévoreur de mondes ("Hallucination Bomb"), check. Orgie de claviers, solos stratosphériques et autres effets spéciaux en tous genres rugissant dans l'écho, propres à dézinguer toute conscience téméraire ("Bored With Sorcery"), check. Textes tantôt brocardant une société moderne aux portes de l'apocalypse, tantôt puisant leurs préceptes du côté de la galaxie Marvel ("The Titan Who Cried Like A Baby"), check. Douze plages plus tard, les comptes sont bons, et on a retrouvé tous ses petits. En terme de vitrine, Mastermind en impose, et dégage une puissance et une assurance qui en remontrent à toutes ces hordes de suiveurs qui ont encore la mâchoire décrochée devant les mantras acides de Dopes To Infinity. Dave Wyndorf domine l'ensemble de son charisme et s'avère toujours capable de pondre des singles évidents ("Gods & Punks"), tout comme des morceaux au pouvoir d'attraction indéniable ("Perish In Fire"), quand tant de stoners se contentent de passer le même riff en boucle. Ed Mundell conjugue avec une classe inaltérable élégance et véhémence ("Ghost Story"), et c'est avec tristesse qu'on apprend qu'il a quitté le groupe peu de temps après la parution du disque.

On en vient finalement à se dire que des disques comme ça, Monster Magnet peut en aligner à volonté ad vitam eternam, tant Mastermind évite la moindre prise de risque. Le trip est agréable, mais balisé du décollage à l'atterrissage. Dave Wyndorf n'a plus ce côté freak décomplexé qui rendait sa formation si unique, si essentielle, alors qu'elle ne constitue aujourd'hui "que" le plus grand groupe de space rock pour hardos. Guéri de ses addictions, le père Wyndorf est certainement un être humain plus heureux et accompli qu'il y a 5 ans, ce qui est une excellente nouvelle pour lui, moins pour le stoner. Quand on voit que les vitrines du mouvement accusent au moins 15 ans au compteur et sont actuellement soit disparues (Nebula), soit en sommeil (Clutch, Five Horse Johnson), soit tournées vers leur passé (Queens Of The Stone Age, Kyuss, Fu Manchu), on en vient à souhaiter ardemment qu'une nouvelle garde parvienne bien vite à revigorer ce genre si passionnant. Mastermind tonne qu'on pourra toujours compter sur le gang de Red Bank pour le défendre, mais il murmure également que le nécessaire renouveau ne passera plus par lui.

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Barème
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Très bon album
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Critique d'album

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