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Critique d'album

Monster Magnet


4-Way Diablo


(05/11/2007 - SPV / Steamhammer - Stoner Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- 4 Way Diablo / 2- Wall Of Fire / 3- You're Alive / 4- Blow Your Mind / 5- Cyclone / 6- 2000 Lightyears From Home / 7- No Vacation / 8- I'm Calling You / 9- Solid Gold / 10- Freeze And Pixelate / 11- A Thousand Stars / 12- Slap In The Face / 13- Little Bag Of Gloom
Note de 3/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le retour d'outre-tombe du monstre stoner, ici en plein mood garage. Terrible..."
Maxime, le 06/11/2007
( mots)

Quelle sacrée année pour le stoner addict. Les principaux groupes du genre ont pondu des brûlots à la hauteur de leur réputation : Clutch a affiné sa formule heavy-blues, Fu Manchu s’est remis sur les rails avec We Must Obey. Alors que 2007 s’achève bientôt, Monster Magnet amorce un come-back vengeur d’outre-tombe.

En pleine tournée suite au lancement du dernier opus de son combo, (Monolithic Baby !), Dave Wyndorf a été victime des excès de son mode de vie en se cognant une méchante overdose en février 2006. Lui qui assurait, lors de la promotion de God Says No, qu’il était clean depuis 7 ans (ben voyons mon cochon). Depuis, silence radio. Aucune nouvelle sur le site officiel. On apprend qu’Ed Mundell commence à esquisser un éventuel album solo. Tout cela ne sentait pas très bon. Et pourtant, alors qu’on craignait l’annonce de la dissolution du groupe voici que le monstre resurgit tel un V8 chromé sorti des limbes de l’enfer, crachant sang et souffre à pleins pistons. La pochette, presque aussi noire que le Back In Black d’AC/DC, annonce la couleur. C’est un groupe remonté, chauffé à blanc qui refait surface, puissamment mené par un leader qu’on croyait à la dérive. 4-Way Diablo, histoire d’une renaissance.

Enregistré en prise directe, dans des conditions presque live (seuls quelques overdubs ont été rajoutés), ce septième album studio suinte la haine et l’urgence. Dos au mur, Wyndorf a puisé une force nouvelle et engendré avec ses vils comparses un album de garage-rock cru, narcotique et goguenard. Ainsi gratté à même la moelle, l’affiliation avec les Stooges, qui restait jusqu’à présent souterraine, s’affiche ici au grand jour. Moins trippant qu’auparavant, le Magnet reste cependant sans challenger quand il s’agit de turbiner du binaire corrosif et velu. Mêlant ironie et mise à nu désarmante (notamment sur le sépulcral "I’m Calling You"), Wyndorf raille les affres de ses tourments récents sur le morceau titre. Trop heureux de faire rugir sa 6 cordes à nouveau, Mundell chevauche aux côtés de son patron comme un bras droit zélé, grondant dans un torrent de larsens en fusion ("Wall Of Fire") ou salivant une bile acide sur le terrible "Blow Your Mind".

Jamais repu de chair fraîche, le combo avale les décibels, fait pleuvoir sur Detroit un feu nourri de riffs rouillés et danse la Saint-Guy sur le perron d’Iggy Pop, histoire de bien lui montrer que la reformation de son gang mythique ne lui fait pas peur, tant son "You’re So Alive", orgie sonique semblant éjaculée de la verge même de Satan, fend les crânes sans devoir rien à personne. Le groupe n’en a pas pour autant oublié de tutoyer les hauteurs cosmiques. "Cyclone" bourdonne d’une noirceur animale, terrienne, rampante, en piétinant dans la fange les Pink Fairies. Copieusement volumineux, "Solid Gold" et "No Vacation" sont également des titres qui démontrent sans peine que la sève psychédélique des illuminés du New Jersey n’est pas tarie. Dans le même genre, "Slap In The Face", même si plus frontal et badin, n’est pas mal non plus. Et les paroles ne gâchent rien à l’affaire. Bien que jouant du biceps sur plus d’une plage, on se demande si c’est un Dave Wyndorf plus mort que vif qui traverse ce formidable "A Thousand Stars". L’interrogation demeure sur la reprise du "2000 Lightyears From Home" échappé du répertoire des Stones en pleine ère LSD (Their Satanic Majesties Request), captée depuis un satellite ayant quitté son orbite, transfigurée avec un brio insensé. Le tout se clôt sur un orgue funéraire au son duquel un Wyndorf épuisé, en pauvre junkie minable, vide ses dernières cartouches et se jette un ultime regard sans complaisance devant le miroir. Qu’il relève la tête pourtant. Ni le poids des ans, ni la drogue, ni les changements de personnel ont stoppé la course de son bolide. Ce n’est certainement pas aujourd’hui qu’il abandonnera son trône avec cet album crasseux et frondeur. Gloire et honneur au Monstre-Aimant.

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