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Critique d'album

Beady Eye


Different Gear, Still Speeding


(28/02/2011 - Beady Eye Records - Oasis sans Noel Gallagher - Genre : Rock)
Produit par

1- Four Letter Word / 2- Millionaire / 3- The Roller / 4- Beatles and Stones / 5- Wind Up Dream / 6- Bring The Light / 7- For Anyone / 8- Kill For A Dream / 9- Standing On The Edge Of The Noise / 10- Wigwam / 11- Three Ring Circus / 12- The Beat Goes On / 13- The Morning Son
Note de 3/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Liam Gallagher is back, et son nouveau projet Beady Eye s'en sort plutôt bien..."
Thomas, le 15/03/2011
( mots)

Très franchement, Oasis ne valait au moment de sa séparation et depuis un bout de temps déjà plus un clou sur le plan artistique. En dehors probablement des frères Gallagher eux-mêmes, qui croyait encore en un possible Definitely Maybe bis ? Etant donné la forme moribonde du groupe ces dix dernières années, difficile d’attendre avec un tant soit peu d’impatience d’hypothétiques projets ultérieurs au split. Pourtant, la formation de Beady Eye, constitué de Liam, Andy Bell (ex-Ride et Hurricane #1), Gem Archer (ex-Heavy Stereo )et Chris Sharrock, soit tout de même 4/5ème d’Oasis, a provoqué un certain buzz, accentué par l’annonce de l’enregistrement d’un premier album produit par Steve Lillywhite et au nom probablement voulu prophétique : Different Gear, Still Speeding.

Révélé en novembre dernier, c’est "Bring The Lights" qui fait office de premier single, quoiqu’il n’en soit pas réellement un mais plutôt un morceau-teaser lâché sur le net via une vidéo et un téléchargement gratuit. Morceau up-tempo et plutôt rentre-dedans porté par un piano vaguement 50’s, taxé un peu abusivement de "Jerry Lee Lewisien" par un paquet de journalistes et dont le chorus est porté par des cœurs féminins, "Bring The Lights" tranche de façon relativement nette avec les derniers enregistrements d’Oasis. Un choix judicieux donc, étant donné l’intention affirmée par le groupe à travers différentes interviews, de repartir sur des bases nouvelles… Ceci étant dit, ce premier avant-goût sonne plutôt comme une B-side sympatoche d’Oasis, et le single explosif tant attendu n’est pas au rendez-vous. De quoi en tout cas sérieusement tempérer les attentes de ceux qui voyaient dans l’absence de Noel une solution miracle et renforcer l’idée que Beady Eye tient plus du side-project dispensable que du renouveau flamboyant. Pourtant, Different Gear, Still Speeding se révèle être dans son ensemble un album plutôt réussi. N’en déplaise aux nombreux détracteurs du frangin Liam, cette première sortie, contre toute attente et sans être un coup de maître pour autant, évite le flop prédit par certains.

Pour ce qui est du contenu, pas d’énorme surprise en vue. Les derniers albums d’Oasis, dont l’écriture s’était visiblement faite de façon plus démocratique que ce qu’avait connu le groupe dans les 90’s, avaient déjà permis d’apprécier les compositions d’Archer ou Bell, ainsi que celle du frangin supposé le moins talentueux des deux. Outre le single cité plus tôt, l’essentiel des morceaux n’aurait pas dépareillé sur l’une des précédentes sorties d’Oasis, la rapidité de l’enregistrement de DGSS laissant d’ailleurs supposer que certaines des pistes présentes ici, dont "Three Ring Circus" ou "Wind Up Dream", qui évoquent les orientations psychédéliques de Dig Out Your Soul, ont pu être écrites alors que le groupe était encore en activité. Rien de réellement gênant en soi, puisque certaines des pistes les plus proches d’Oasis, à l’image de "Kill For A Dream", ballade guitare acoustique/mellotron très inspirée par le Lennon d’Instant Karma, ou l’introductif et très réussi "Four Letter Word" grosse plâtrée rock comme Oasis manquait d’en livrer depuis un certain temps, comptent parmi les extraits les plus accrocheurs de DGSS.

Le quartet propose ici son lot de pop-songs inspirées et plutôt bien calibrées, qui font probablement l‘intérêt principal de la galette. Là ou "The Roller", premier single officiel porté par une mélodie "easy-listening" et entêtante, permet avec une certaine réussite, à l’instar de "Kill For A Dream" ou "The Beat Goes On", d’apprécier l’obsession fixe de Liam pour Lennon, surtout dans sa carrière post-Beatles, "Millionnaire", baigné dans une ambiance indianisante très mid-60’s par l’intermédiaire d’une flopée de notes tirées d’une Sitar, constitue probablement grâce à son efficacité toute "popesque", le point culminant de cet album. Cette poignée de pistes entrainantes et sans prétention témoigne du caractère décomplexé de DGSS qui fait justement tout son charme et qui manquait tant à un Oasis post-What’s the Story, Morning Glory ? Dommage que le groupe peine à maintenir l’attention tout au long du disque. Le décevant "For Anyone" (une référence au "For No One" de McCartney?) "Wigwam", piste psyché peu inspirée qui tend à trainer en longueur, ou "Beatles And Stones" pompé sur le "My Generation" des Who et dont les paroles prêtent à sourire ("I just want to rock’n’roll, I’m gonna stand the test of time like Beatles and Stones"), ne décollent jamais vraiment et plombent le rythme de l’album, qui ne convainc que moyennement sur la durée, malgré les points positifs évoqués plus hauts.

Si DGSS n’a rien du debut-album décisif comme l’avait été Definitely Maybe en son temps, il n’en demeure pas moins un premier essai honorable, surpassant probablement en cela la plupart des attentes qu’avait suscité son annonce. DGSS devrait évidemment combler sans problèmes les aficonados du combo mancunien défunt, et suffit largement à convaincre de l’intérêt du projet de Liam & co… Comme quoi l’auto proclamé "king of the lads" a encore autre chose à offrir que sa ligne de fringues Pretty Green, une bonne nouvelle en soit.

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