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Critique d'album

Kylesa


Ultraviolet


(24/05/2013 - Season Of Mist - Hardcore / Sludge / Psyché - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Exhale / 2- Unspoken / 3- Grounded / 4- We're Taking This / 5- Long Gone / 6- What Does It Take / 7- Steady Breakdown / 8- Low Tide / 9- Vulture's Landing / 10- Quicksand / 11- Drifting
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Le tandem Cope - Pleasants confirme ses penchants sludge pop. Du grand metal."
Nicolas, le 25/05/2013
( mots)

A défaut de passer pour un groupe référence ou un incontournable des discothèques respectables, Kylesa a au moins le mérite d’être un groupe intéressant, vraiment inétressant. Un groupe qui sonne comme nul autre, un groupe qui marie les genres en un amalgame très personnel, un groupe qui, surtout, tâche à chaque album de se renouveler et de creuser un nouveau sillon propre à l'entraîner irrésistiblement vers le disque ultime. Or, si Ultraviolet n’est pas encore le résultat de cette quête du Nirvana musical, autant dire qu’il permet aux natifs de Savannah de s’en rapprocher plus que jamais.

Depuis le temps qu’on les pratique, on commence à s’habituer aux profondes errances du couple terrible Phillip Cope - Laura Pleasants et à leur metal atypique, mêlant un savant dosage de crust, de sludge, de pop et de psyché, alliant slogans hardcores brâmés à pleins poumons et chant de tête plus planants, et reposant sur une armada scénique assourdissante que secoue avec vigueur une double batterie tribale. Des fondamentaux qui n’ont guère changé avec ce sixième album studio, et pourtant, clairement, Ultraviolet marque une nouvelle étape dans la discographie des géorgiens. A la fois plus direct, plus frontal et plus axé sur la mélodie, le songwriting du groupe réserve une place bien plus large à la frontwoman tatouée qui a, pour l’occasion, largement soigné ses prestations vocales. Laura Pleasants travaille de plus en plus son chant, et si en live le résultat demeure toujours aussi irrégulier, en studio, ça commence à avoir de la gueule. Moins d’influences floydiennes également, les sonorités arabisantes ayant totalement disparu, tandis qu’à l’inverse les essais alternatifs à forte affinité shoegaze briguent une toute autre dimension. En conséquence, Kylesa s’éloigne encore plus des canons metal pour livrer une oeuvre hybride, mi-ange mi-démon, à la beauté encore une fois souveraine.

Que les âmes sensibles s’attendent néanmoins à un sérieux tir de barrage en ouverture : le gang de Savannah n’est pas prêt à lâcher tout ce qui forge son identité, et "Exhale" en est la preuve la plus absurde. D’une lourdeur insensée, le titre interpelle par son traitement vocal radical, tout à la fois brutal et étonnamment subtil par le biais d’un jeu de question-réponse assez sidérant entre les deux scandeurs de service. Qu’on ne se méprenne pas : même si Ultraviolet compte dans ses rangs bon nombre de titres (relativement) adoucis, il n’en comporte pas moins quelques brûlots qui feront battre en retraite les plus sensibles, on pensera notamment à "Grounded", son riff stoner bien coulé et son Cope mi-brailleur, mi-incantateur, ainsi qu’à un "We’re Taking This" perclus d’une sourde fureur et de vociférations confinant à la folie. Mais, on l’a dit plus haut, les moments les plus marquants posent leur empreinte dans le contraste électricité grasse - voix éthérée, avec en point d’orgue "Unspoken", tempo flottant, gros riffs qui accrochent au bitume et chanteuse conquérante, mais aussi "Long Gone" avec son rythme de léviathan et son développement de batterie central, ou encore "Steady Breakdown" dont les subtiles secondes voix irradient au son des développements de cordes majestueux. Entre ces pauses hébétées, Cope relance la cadence avec une relecture hardcore finaude ("What Does It Take" et ses imprécations chantées très bien vues) et un crossover shoegaze excellemment flottant ("Low Tide"), tandis qu’ensuite la réverb’ chemine quasiment jusqu’à la fusion voix dream pop / guitares superglue ("Quicksand"). A l’opposé de ces choix, on trouve aussi "Vulture’s Landing", quasi-instrumental qui, malgré un traitement ramassé (à peine plus de trois minutes), nous entraîne sans effort sur des montagnes russes émotionnelles et psychédéliques. Enfin, en guise de conclusion, "Drifting" se pose là en façonnant une berceuse inquiétante qui se voit pulvérisée par un final sans concession.

Ultraviolet a toutes les chances de convaincre les plus récalcitrants d’entre vous. Concis, compact, hautement adrénaliné sans pour autant sombrer dans une pure rhétorique de violence, constant, solide mélodiquement, aussi lucide qu’extralucide, ce disque fait honneur au sludge inhérent au gang de Savannah. Certains pourront lui préférer Static Tensions, plus jusqu'au-boutiste et assourdissant, d’autres reviendront plus aisément vers Spiral Shadow, plus trippant et développé, mais nombreux préféreront ce petit dernier qui, à sa manière, emporte Kylesa vers une strate musicale supérieure par le biais d’un savant équilibre entre idéologie sonore fascinante, redoutable bastonnade d’oreilles et pure pertinence rock n’ roll. A découvrir d’urgence... mais ça, ça fait au moins deux albums qu’on vous le dit !

 

 

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