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Critique d'album

Green Day


¡Uno!


(24/09/2012 - Reprise - Punk Rock - Genre : Ska / Punk)
Produit par

1- Nuclear Family / 2- Stay The Night / 3- Carpe Diem / 4- Let Yourself Go / 5- Kill the DJ / 6- Fell for You / 7- Loss of Control / 8- Troublemaker / 9- Angel Blue / 10- Sweet 16 / 11- Rusty James / 12- Oh Love
Note de 3/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"La meilleure musique de Green Day n'est qu'une putain de crise de la quarantaine"
Nicolas, le 12/10/2012
( mots)

Si un groupe, un seul, devait obtenir cette année la palme du foutage de gueule médiatique, il n’y a pas à tortiller, ce serait bien Green Day. Le trio de Berkeley peut se targuer d’avoir été à l’origine de la promo d’album la plus odieuse depuis bien des années. Interviews débilitantes, annonces tape à l’oeil, infos distillées au compte goutte, n’en jetez plus. Imaginez quand même que Armstrong and co ont été jusqu’à balancer une annonce promo tous les trois ou quatre jours entre début août et fin septembre. Nom d’album, date de sortie d’album, nom du premier single, date de sortie du premier single, artwork du premier single, streaming audio du premier single, lyric video du premier single, clip video du premier single, nom du deuxième single, date de sortie du deuxième single etc etc etc... eh oh, ça va pas, non ?

Comme si ça ne suffisait pas, voilà le Jour Vert qui débarque avec une trilogie, trois albums attendus à quelques semaines d’intervalle, alors que Billie Joe, rimmel à l’oeil et moue narquoise, annonçait il y a peu que le groupe "était dans sa phase la plus prolifique et créative. C’est la meilleure musique que nous ayions jamais écrite, et les chansons nous viennent toutes seules (...) c’est plus fort que nous, on se la joue putain d’épique !" Face à cette débauche d’humilité, on observe en revanche que les thématiques de Green Day ont fondamentalement changé. Plus de contestation politique (Obama oblige), et même si la crise traversée par l’Amérique - et le monde - n’a jamais été aussi virulente, Armstrong a décidé de s’en balancer et de revenir à une préoccupation autrement plus noble : le fuck. La rebellion, mec. Même si n’importe qui jugerait inique de se comporter comme un ado contestataire quand on a quarante piges, qu’on brasse des millions de dollars et qu’on mène une petite vie de famille bien rangée, le punk-rockeurs à la gueule éternellement juvénile s’en balance et nous livre son album le plus ordurier depuis ses débuts. Si Armstrong n’a jamais été connu pour posséder un songwriting particulièrement prude, on reste sidéré par le nombre de "fucks" et apparentés (fuckers, motherfuckers et autres joyeusetés fleuries) qui pullulent sur le disque numéro un de la fameuse trilogie. Comme si ça ne suffisait pas, voilà que le frontman a savamment mis en application ses préceptes lors d’une pathétique retransmission télévisée d’un show à Las Vegas, inondant une assistance médusée d’insultes, cognant verbalement sur Justin Bieber et tentant de donner une fin brutale à sa Gibson en une parodie de fuck attitude aussi puérile que mesquine. Moralité : Warner l’a mis illico en cure de désintox’. Elle a sale mine, la crise de la quarantaine.

Mais trève de sarcasmes et place au rock n’ roll. Sur un putain de fond mélodique on ne peut plus classique pour du Green Day, Billie Joe Armstrong retombe 25 putains d’années en arrière, profite du putain de jour présent ("Carpe Diem"), célèbre sa putain d’adolescence évanouïe ("Sweet 16"), appelle la putain de foule à se lâcher ("Let Yourself Go"), fait le putain de fou qui pète un cable ("Loss Of Control"), joue les putains d’empêcheurs de tourner en rond ("Troublemaker") et surtout, surtout, a vraiment envie de flinguer ce putain d’enfoiré d’enculeur de maman de DJ ("Kill The DJ"), et on exagère à peine. Eh ben putain, si ça, c’est la meilleure musique jamais écrite pour Green Day, moi je suis un moine tibétain champion du monde de full contact. Plus gênante est la redondance des paroles qui frôle bien souvent l’overdose : pensez quand même que les refrains de "Troublemaker", "Kill The DJ" et "Let Yourself Go" ne consistent qu’en la répétition ad nauseam du patronyme de la chanson. Là-dessus, le Jour Vert a pris le parti de nous livrer un album compact et sans temps mort, aucune balade n’étant à signaler à l’horizon (et pourtant Dieu sait qu’Armstrong excelle en la matière), et on reste de fait interloqué devant le manque de variété de l’ensemble, chaque titre se calquant quasiment sur le même moule : début calme avec introduction successive de tous les instruments, petit coup d’accélérateur avec présentation des riffs, alternance couplet-refrain, solo de gratte (assez peu commun chez Green Day, il est vrai), un dernier refrain pour la route, et emballé c’est pesé. Au bout de douze morceaux, on commence à sérieusement bailler aux corneilles en peinant à différencier les mélodies les unes des autres "Loss Of Control" et "Rusty James", notamment, apparaissant comme des jumeaux un peu trop vrais pour être honnêtes. Pire, certaines pièces se révèlent carrément médiocres, notamment "Carpe Diem" et "Fell For You", totalement indignes de l’héritage d’un tel groupe. Autant dire qu’à ce niveau, on frôle la catastrophe.

Malgré tout, on ne jettera pas ce ¡Uno! bille en tête avec le bébé et l'eau du bain. D’abord parce que la formule Green Day, même lorsqu’elle tourne à vide, reste foutrement efficace. Sur les plans sonores et techniques, rien à dire, c’est toujours aussi rentre dedans, même si ça aide quand même pas mal d’avoir un titan comme Tré Cool derrière les fûts et un bassiste aussi tendu que Mike Dirnt pour exploser le tout. Parlons aussi des petites originalités du disque, un "Kill The DJ" typé dancefloor finalement pas si dégoûtant, un "Troublemaker" qui, à part son indigent refrain, parvient à faire dodeliner les têtes tout en profilant un solo garage que ne renieraient pas les Foxboro Hot Tubs, et un "Let Yourself Go" passablement hystérique sur les bords mais renouant un peu avec l’esprit Dookie. Là-dessus, on ajoutera deux titres vraiment bons, l’introductif "Nuclear Family", ultra-classique mais ultra-efficace, et surtout "Sweet 16", seule mélodie réellement digne du niveau de Billie Joe Armstrong. Par contre, on n’osera pas trop parler de "Oh! Love", à moins d’un simple qualificatif : ridicule. Le bilan est donc bien maigre, mais le pire est encore devant nous, car après ¡Uno! viendront ¡Dos! et ¡Tré! , et on ne nous fera pas croire que le meilleur reste encore à venir. En tous les cas, accrochez-vous car la promo du numéro deux va bientôt commencer. Voilà qui ne risque pas d’arranger nos hauts le coeur.

 

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