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Critique d'album

Eels


Hombre Lobo - 12 Songs Of Desire


(01/06/2009 - Vagrant Records - Indie Rock US - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Prizefighter / 2- That Look You Give That Guy / 3- Lilac Breeze / 4- In My Dreams / 5- Tremendous Dynamite / 6- The Longing / 7- Fresh Blood / 8- What"s A Fella Gotta Do / 9- My Timing Is Off / 10- All The Beautiful Things / 11- Beginner's Luck / 12- Ordinary Man
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
""E" revient en mode loup-garou avec 12 titres chargés de désir et de déception."
Elise, le 03/07/2009
( mots)

La dernière fois qu'on l'avait vu, ce cher "E" était un peu au fond du trou, livrant Blinking Lights and Other Revelations, un album apprécié par les fans mais qui laissait clairement le reste du monde de côté. On était en 2006, et depuis, Marc Oliver Everett s'est refait une santé du côté des BO de films. Une vision répétée de Yes Man semble lui avoir fait du bien (faut avouer que la scène du footing à la Redbull, c'est efficace). On reste quand même loin d'un Jim Carrey sous exsta, car avec sa barbe de ZZ Top, "E" est plus proche de Nicholson période "Wolf". D'autant qu'il incarne sur cet album une sorte de version adulte de son enfant à tête de chien (Dog Faced Boy) apparu dans Souljacker. Devenu l'"hombre lobo", version hispanique du loup-garou, il illustre dans ce septième opus la schizophrénie d'un être partagé entre la sauvagerie animale et les sentiments torturés de l'humain qui se sait différent. Résultat, l'album alterne avec une régularité de métronome les titres explosifs et saturés et les superbes balades qui ont fait la renommée du groupe. 

L'album s'ouvre en mode "loup", au sens propre puisque "Prizefighter" offre en intro un hurlement digne des plus beaux clairs de lune (on le retrouvera plus tard sur le titre "Fresh Blood"). Vient alors la batterie sur un petit riff de guitare et la voix rauque saturée d'Everett pour un titre au final impeccable. Là, l'auditeur est emballé, commence à taper du pied, et se prépare à une nouvelle déferlante. Pas de chance, "E" passe en mode "mec dépressif" avec "That look you give that guy". Un très beau morceau, fidèle à l'esprit d'Eels, une balade simple mais jamais niaise ou ennuyeuse, comme il semble seul capable d'en écrire. Le sous-titre de l'album "12 songs of desire" prend alors tout son sens, "E" parle de ses désirs inassouvis, de la peine d'être rejeté, de l'envie d'être regardé avec amour. Et franchement, un grand monsieur barbu qui parle comme ça aux filles, si c'est pas mignon...

Mais pas le temps de larmoyer, le mode loup prend la relève avec "Lilac Breeze", morceau sur un désir plus violent où "E" se fend d'un "Girl I want it bad". Côté titres rythmés, on retiendra le très efficace "Tremendous Dynamite" saturé à l'extrême et à la ligne de basse imparable ou "Fresh Blood" et son petit côté Kasabian. Mais Everett livre aussi des titres qui pourraient séduire ceux qui ne connaissent pas Eels, comme "What's a fella gotta do" et "Beginner's Luck", avec ses choeurs et son petit rythme sautillant. Tout ça est presque joyeux et donne l'impression que Marc Oliver va mieux. Ce serait sans compter sur l'autre moitié de l'album, ces superbes balades tantôt rêveuses ("In my dreams", "My timing is off"), tantôt franchement dépressives ("The Longing", "Ordinary Man") ou juste superbes ("All the beautiful things"). Des morceaux où la simplicité de la musique et des textes conjugués à la voix d'Everett forment une alchimie juste parfaite.

Avec Hombre Lobo, Eels semble clairement s'ouvrir et surprend ses fans en sortant d'un expérimental pour initiés. Plus grand public, ce septième album est idéal pour une première approche du groupe, avant de se replonger vers les classiques, dont il n'est finalement pas si éloigné.

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