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Critique d'album

Dome La Muerte And The Diggers


Dome La Muerte And The Diggers


(28/04/2008 - Go Down Records/Differ-Ant - Garage Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Get Ready / 2- Blue Stranger Dancer / 3- Demons / 4- Sorry, I'm A Digger / 5- Bad Trip Blues / 6- Fire Of Love / 7- Heart Full Of Soul / 8- You Shine On Me / 9- Gimme Some / 10- Cold Turkey
Note de /5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Fans de pur garage rock sixties, ces Diggers creusent leur sillon pour vous !"
Maxime, le 14/07/2008
( mots)

Malgré le triomphe actuel du mp3, qui rit de toutes ses dents nacrées retouchées sous Photoshop, on trouve encore, en cherchant bien, des mélomanes consacrant une majeure partie de leur temps à écumer les disquaires qui n’ont pas déjà mis la clé sous la porte et compléter avec minutie leur collection d’albums provenant d’un improbable label spécialisé dans la réédition de garage-rock moldave de février 1968 à octobre 1973. Chez cette espèce en voie de disparition, une discothèque est l’œuvre d’une vie, un véritable rocher de Sisyphe, une quête perpétuelle. Un truc qui se monnaye à la sueur du front et qui a autrement plus de gueule qu’un disque dur bourré ras la RAM de titres qu’on a téléchargé comme un bœuf et qu’on n’écoutera de toute façon jamais.

Quand ces gens se mettent à la musique, ce qu’ils produisent leur ressemble fortement : classe, référencé, faite par et destinée pour les connaisseurs. Dome La Muerte est de cette lignée. Pas né de la dernière Les Paul à accordeur intégré mais encore assez vert pour ne pas sombrer dans le radotage aux forts relents de décrépitude, l’homme a bourlingué sa carcasse d’italien blafard au gré de ces dernières années, ex-frontman de CCM (qui s’était adjoint en son temps les services de Jello Biaffra au poste de producteur), Hush et de Not Moving ou récemment compositeur de bandes-son pour le cinéma. Lorsqu’il décide de se replonger dans le rock garage, il s’entoure d’anciens compères de jeu et notamment de Lady Casanova, charmante bassiste ne dédaignant pas entonner quelques chœurs satinés.

Regroupés sous la bannière du chef, les musiciens de Dome La Muerte And The Diggers pratiquent un rock old school en chemises léopard, les yeux cernés de rimmel. Un rock puisant sa sève dans le garage-rock sixties, qui ne renâcle pas devant Aftermath ou Between The Buttons, mais qui lui préfère la sauvagerie des deux premiers disques des Pretty Things, qui admire les Yardbirds, mais qui s’écharpe en de longues discussions enflammées pour comparer les mérites d’Eric Clapton, Jimmy Page et Jeff Beck. Mine de déterrés pour rock de cavemen, l’équation est limpide.

Classe, ce premier effort l’est assurément. Les guitares carillonnent à propos, caressées dans le sens du manche pour faire dresser l’épiderme ("Blue Strange Dancer"), intrépides quand il le faut ("Sorry, I’m A Digger", "Bad Trip Blues"). Aucune faute de goût n’est à déplorer, que ce soit dans l’alternance de morceaux énergiques et de ballades plus enlevées ("You Shine On Me"), dans le choix des invités (Rudi Protrudi des Fuzztones vient se joindre à la troupe le long de 3 titres) que du point de vue de l’interprétation, le chant de La Muerte s’avérant plus que capable d’accoucher de mélodies séduisantes ("Demons"). Référencé, cet album l’est également. Les hou-hou surgissant dans les speakers sur "Get Ready" et "You Shine On Me" ne manqueront pas de rappeler les joyaux que pondaient les Stones dans leurs premières années, de même que les poussées d’harmonica se disputant le bout de gras avec les giclées de riffs évoquent le spectre des Yardbirds. Cette tendance à envoyer des clins d’œil constants se trouve résumée par le tracklisting du disque qui aligne trois reprises sur un total de dix pistes ("Fire Of Love" et "Heart Full Of Soul" des Yarbirds squattent la seconde partie de la galette tandis que le "Cold Turkey" de John Lennon se charge de clore les festivités).

Si ce genre de production faite par et pour les connaisseurs ne risque à aucun moment de s’embourber dans le médiocre, sa principale limite et de se borner à épouser les principaux gimmicks du genre sans chercher à les dépoussiérer. On s’y lance avec passion et ferveur, mais sans aucune volonté de bouger les meubles, ce désir de transgression qui signe tant de grands disques. Mais là n’est pas le but : graver un chef d’œuvre de garage-rock en 2008 ? Pour qui ? Pourquoi ? En revanche, alors que la dissolution des Hellacopters amorce le déclin d’une certaine idée de la musique vintage jetée à la face du contemporain, Dome La Muerte, tout comme ses compatriotes de Small Jackets, serrent les dents, empoignent leurs guitares et osent défier le jeunisme amnésique ambiant. La grande botte entre en résistance, excellente nouvelle.

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