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Critique d'album

Dirty Pretty Things


Romance At Short Notice


(23/06/2008 - Vertigo - - Genre : Rock)
Produit par

1- Buzzards and Crows / 2- Hippy's Son / 3- Plastic Hearts / 4- Tired of England / 5- Come Closer / 6- Fault Lines / 7- Kicks or Consumption / 8- Best Face / 9- Truth Begins / 10- Chinese Dogs / 11- The North / 12- Blood on My Shoes
Note de 2.5/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Un album mineur qui évite la correctionnelle grâce au talent de Carl Barât"
Nicolas, le 07/08/2008
( mots)

Difficile, très difficile de porter ad vitam eternam le poids d'un groupe de la trempe des Libertines. Difficile également, quand on s'appelle Carl Barât, de se voir sans cesse renvoyer en pleine tronche une inutile et destructrice compétition avec Pete Doherty, de devoir sans cesse supporter une guerre involontaire entre Dirty Pretty Things et Babyshambles. D'autant qu'au bout de quelques années de lutte fratricide, la donne se retrouve brusquement inversée : alors que Doherty s'était fourvoyé dans de bien décevants débuts (Blinding EP en tête), le voilà qui retrouve son éclat antérieur par le biais du très bon Shotter's Nation, et c'est maintenant à Barât de démontrer que son Waterloo To Anywhere n'était pas qu'un heureux hasard. Manque de bol, son cru 2008 est loin d'égaler le précédent, et c'est désormais lui qui risque de devoir affronter l'opprobre d'une plèbe toujours capricieuse en matière de rock.

La faute à un album bien inégal, qui peine malheureusement à convaincre sur toute sa durée. La faute également à un manque flagrant de titres incontournables, de ces tubes immédiats dont Carl Barât a le secret et qui font mouche dès le premier coup de médiator. A l'inverse, il faut se contenter de mises en bouche assez maigres, comme ce "Hippy's son" qui passe à côté de la plaque avec son refrain des plus quelconques, ou encore comme ce "Tired Of England" qui s'essouffle bien vite et qui finit par tourner en rond au bout de quelques accords. Dès lors, l'affaire est rapidement pliée : Romance At Short Notice n'est pas vraiment calibré pour marquer les esprits, et une écoute distraite pourrait même le cataloguer sentencieusement dans la catégorie des plantages monumentaux, de ceux qui sont potentiellement à même d'abréger précocement la carrière d'un groupe.

N'allons tout de même pas trop vite en besogne, car ce disque possède une qualité de plus en plus rare de nos jours : il se bonifie avec le temps. Assez anecdotique (donc de facto décevant) lors des premiers passages de platines, il finit par retenir suffisamment l'attention pour ne pas prendre illico la poussière sur une étagère oubliée tout en haut de l'armoire. C'est vrai que cet album manque singulièrement d'énergie, et que l'on cherche vainement un titre de la trempe d'un "You Fucking Love It" ou d'un "If You Love A Woman". C'est vrai aussi, à l'inverse, que les ballades de Barât sur ce disque ne sont pas très inspirées, à l'image d'un "Come Closer" téléphoné et manquant de délicatesse malgré son traitement acoustique. Pourtant, on y trouve tout de même de quoi prendre un sacré pied, et d'un seul coup, l'air de rien, on se surprend à entonner à tue-tête les refrains bien ficelés de "Buzzards And Crowes" ou encore du très bon "Plastic Hearts". Et il faut attendre encore le duo "Kicks or Consumption" - "Best Face" pour se rendre compte que non, Carl Barât n'a finalement rien perdu de son sens du riff ni de sa verve mélodique, et que son rock reste parmi les plus jouissifs du moment avec ses grattes sèches énervées et sa batterie trépidante. Alors quoi ? Comment expliquer les atermoiements qui côtoient ces indiscutables réussites ? Manque de spontanéité générale, probablement, qualité pourtant indissociable de cette branche rock garage qui se veut impromptue et émotionnelle avant tout. Manque qui trouve une parfaite illustration dans ces transitions entre les chansons pourtant bien troussées mais si peu spontanées.

Ne boudons pourtant pas notre plaisir, car même un opus mineur des Dirty Pretty Things peut faire jeu honorable avec la concurrence actuelle. Et ne jugeons pas forcément ce disque tel qu'il aurait pu être, mais tel qu'il est, tout simplement : un album de bonne facture, qui a au moins le mérite de ne pas être qu'un simple copier-coller de son prédécesseur, mais qui demeure néanmoins mal pensé et mal orienté. Il va donc falloir que l'ami Carl se reprenne sérieusement en main car il vient d'engager sa formation sur une pente bien glissante : à lui de retrouver l'âme de sa musique au plus vite. En tous cas, une chose est sûre : ce n'est certainement pas en comptant sur une (très) hypothétique reformation des Libertines qu'il parviendra à redresser durablement la situation.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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