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Critique d'album

Thunder Express


Republic Disgrace


(22/05/2007 - Longfellow Deeds - - Genre : Rock)
Produit par

1- Republic Disgrace / 2- New York Gold / 3- Leaving With Ease / 4- Switch / 5- Everybody Knows About A Broken Heart / 6- Hellberg's Lament / 7- Pick It Up / 8- Matrimotion / 9- Vegas / 10- From Pleasure To Pain / 11- Panic
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Le second album du side-project du guitariste des Hellacopters Classe et abrasif"
Maxime, le 23/05/2007
( mots)

Dans la série des side-projects qui en imposent, Thunder Express se pose là. Le simple fait que Robert Dahlqvist, guitariste des Hellacopters, en soit le principal instigateur suffit à cautionner la chose. Seuls les imbéciles et les incultes qui ont les oreilles bouchées au mortier ignorent à quel point cette bande d’équarisseurs suédois enquille de parfaits brûlots hard rock gorgés de stéroïdes, réjouissant à chacun de leurs largages discographiques les foules avides d’hymnes turgescents joués à vitesse astronomique. Qu’ils en soient avertis. Entre deux manifestes électriques, Dahlqvist, second bretteur recruté en 1999 chez les Hellacopters, s’entoure de potes de bon goût afin de ficeler de sympathiques galettes binaires et crépues comme elles se doivent. Le but principal de l’entreprise se voit affiché dès le premier opus paru en 2005 : We Play For Pleasure. Pas besoin de slogan supplémentaire.

Le plaisir à l’état brut n’étant pas synonyme de laxisme ou de travail torché à la va-vite, les efforts inauguraux de Dahlqvist ont porté leurs fruits, le bonhomme se voyant entouré par la crème de l’aristocratie rock’n’rollienne scandinave pour sa seconde réalisation : textes co-singés par Kenny Hakansson (bassiste des Hellacopters), Ebbot Lundberg ( Soundtrack Of Our Lives ), Nathan Larson ( The Cardigans ), production de Mattias Bärjed (guitariste de Soundtrack Of Our Lives )... bref, Republic Disgrace réunit une belle brochette de chevelus en jeans délavés aguerris au déluge de larsens sur matériel vintage, discipline et hygiène de vies professées par les feux MC5 (dont le nom Thunder Express est un fort probable hommage).

Pour autant, l’auditeur ne doit pas s’attendre à se faire passer dessus par des kilomètres de riffs décochés à la vitesse TGV, la réussite du groupe n’étant pas de verser dans le mimétisme stérile de leur parent culte mais de s’ébrouer dans des exercices différents, tout en restant fidèle à l’esprit familial. Autant ranger tout de suite les raccourcis paresseux vers les hargneux The Datsuns , les jeunes The Elderberries ou les braillards Danko Jones pour se lover dans un rock qui en a sous la pédale mais qui s’emploie avant tout à privilégier la mélodie. Si la batterie gironde de Jesper Karlsson muscle bien l’ensemble, Republic Disgrace se veut le héraut d’un binaire apaisé et sûr de lui, sans pour autant perdre sa force de persuasion. Se coulant à plusieurs reprises dans le mid-tempo solide ("Leaving With Ease", "Everybody Knows About A Broken Heart", "Matrimotion"), l’album regorge de ritournelles efficaces qui n’éprouvent pas le besoin de déballer l’artillerie lourde pour convaincre.

Premier single, "Republic Disgrace" l’exprime à merveille, fier de ses refrains accrocheurs, de ses notes de piano incisives et de ses chœurs extatiques. On retrouve de temps à autres la maîtrise et l’assurance qui avaient fait la réussite du dernier album de Primal Scream , le délicieusement nocif Riot City Blues. Référence pas si absurde quand on s’aperçoit à quel point les effluves des Rolling Stones viennent régulièrement chatouiller de la Telecaster (notamment sur ce "Pick It Up" jetant un lourd clin d’œil au "No Shelter" des sémillants milliardaires lippus) et que l’objectif affiché est de rendre hommage à quelques fleurons du rock seventies (Fleetwood Mac, Cheap Trick entre autres). Récurant avec joie quelques scies boogie ("Vegas"), catapultant des refrains pop qui feraient glousser de plaisir tout ado en jeans cigarettes ("New York Gold"), pulsant avec fougue quelques giclées d’adrénaline vrillées par des guitares corrodées ("From Pleasure To Pain"), Thunder Express brille avec classe. Celle de ceux qui se savent intouchables.

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Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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