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Critique d'album

Birth of Joy


Prisoner


(03/03/2014 - Grand Palais - rock psyché sous stéroïdes - Genre : Rock)
Produit par

1- The Sound / 2- How It Goes / 3- Keep Your Eyes Shut / 4- Three Day Road / 5- Grow / 6- Rock & Roll Show / 7- Longtime Boogie / 8- Mad Men / 9- Holding On / 10- Prisoner / 11- Clean Cut
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La Hollande, l'autre pays du rock psyché heavy."
Nicolas, le 18/08/2014
( mots)

Il y a certains groupes qui, mine de rien, ont tout compris, et parfois il suffit de pas grand chose. Une formule jamais éprouvée, par exemple. Prenons, au hasard, un rock heavy, voire stoner. Du riff lourd, un bon gros son. Ajoutons des claviers pour aller titiller Deep Purple. Jusque là, rien de bien exceptionnel, nous direz-vous. Mais allons pousser les compos et les ambiances dans le psychédélisme et orientons l’ensemble vers The Doors, sans parler d’un soupçon d’expérimental à la Pink Floyd et de garage à la MC-5, et vous obtenez un schéma jusqu’ici, et à peu de choses prêt, inédit. Cette formule est celle appliquée par le trio batave Birth Of Joy, et inutile de dire que leur troisième album, Prisoner, a toutes les cartes en main pour laisser son empreinte dans le palmarès de cette année 2014.

Pour ne rien gâter, les petits gars savent méchamment y faire. Birth Of Joy a tout d’abord la chance de pouvoir compter sur un batteur extrêmement solide, Bob Hogenelst, dont on peut notamment apprécier les talents sur le court mais prodigieux solo en dents de scie de "Rock N’ Roll Show". Idem pour le claviériste - également bassiste à ses heures perdues, Gertjan Gutman, qui en plus d’être en grande partie le tenancier de ce son si spécifique, sait parfaitement maltraiter son orgue en invoquant les fantômes de John Lord et de Ray Manzarek, cf les envolées purpliennes de "Longtime Boogie" (on jurerait presque entendre une wah wah). Là-dessus, Kevin Stunnenberg n’a plus qu’à bétonner son jeu de guitare et à chanter énergiquement en ne cessant d’invectiver l’auditoire. Au fait, on vous a dit que les trois hollandais étaient incontournables sur scène ? Non ? Alors courrez, que dis-je, tuez père et mère pour aller les écouter dès qu’ils passeront dans votre région. Il n’y aura pas à le regretter.

A partir du moment où l’on réussit à être bon et à sonner de manière suffisamment originale, on peut varier les plaisirs et décliner les ambiances et les inspirations, et Birth of Joy ne s’en prive d’ailleurs pas le moins du monde. Prisoner est un album d’une grande variété, pas vraiment stoner malgré le pedigree de ses géniteurs (à part peut-être la dernière pièce, "Clean Cut", sensiblement plus dure du casque), et qui verse plutôt dans le rock (lourd, bien entendu) à forte ascendance psychédélique mais ne rechignant pas à flirter avec le garage 50’s - 60’s, voire le heavy boogie (avec le fort à propos "Longtime Boogie"), rappelant alors une Jim Jones Revue moins déglinguée quoique plus sévèrement burnée (ah la vache, la pesanteur monorythmique de "Grow", ça déménage sévère). Mais tout cela serait encore bien restrictif, surtout lorsque l’on sent les gros appels du pied à The Doors ("Holding On" et sa valse opiacée à l’orgue) ou même à Pink Floyd période expérimentale ("Three Day Road" et son dernier tiers en chausse trappe, ou même le pont arabisant de "Keep Your Eyes Shut"). Mieux, Birth Of Joy aime s’amuser avec sa musique et n’hésite pas à truffer ses compos de petits trucs en apparence tous bêtes mais qui apportent un réel plus à l’ensemble. Citons, au hasard, l’accélération finale déjantée de l’introductif "The Sound", pourtant plutôt martial, les contrastes entre gimmicks d’orgue guillerets et rush presque punk confrontant une pulse à quatre temps à un riff ternaire ("How It Goes"), le décalage valse à trois temps / ligne de basse binaire ("Holding On"), et les trouvailles sonores du morceau titre qui nous balancent en pleine tronche la souffrance des prisonniers de bagne, complainte moribonde lancinante, cliquettement de chaînes, coupe de masses sur les pierres et le métal. Une courte mais suffocante vitrine du savoir-faire néerlandais.

Pour être complètement honnête, on pourra reprocher à Birth Of Joy un petit manque de songwriting. Prisoner a tout : son, technique, attitude, originalité, bagout, variété, mais il lui manque peut-être des morceaux plus définitifs, plus aboutis, voire un ou deux tubes radio-friendly. Restent néanmoins onze compositions parfaitement honnêtes en l’état et qui vont vous faire passer de sacrés bon moments en leur compagnie. A découvrir impérativement, même si l’album est maintenant sorti depuis quelques mois. Courrez chez votre disquaire, parlez-en au vendeur, fouillez dans les bacs, au pire commandez-le, écoutez-le et appréciez-le. En tout cas, nous, on a hâte d’entendre la suite.

 

 

Note de 3,5/5
Le cocktail Doors/Purple/stoner des Hollandais fonctionne à plein régime, et gagne même encore en efficacité ici, mais il manque toujours quelques chansons qui sortent véritablement du lot. A voir absolument en live par contre.
Note de 4/5
Le trio batave s'éclate à expérimenter toutes les déclinaisons du rock vintage en envoyant du bois. Rien d'original en soi mais foutrement efficace.
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