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Critique d'album

Birth of Joy


Get Well


(26/02/2016 - Suburban & SPV/Long Branch Records - rock psyché sous stéroïdes - Genre : Rock)
Produit par Joris Wolff, Birth Of Joy

1- Blister / 2- Meet Me At The Bottom / 3- Choose Sides / 4- Numb / 5- Midnight Cruise / 6- Carabiner / 7- Those Who Are Awake / 8- You Got Me Howling / 9- Get Well / 10- Hands Down
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Les bataves essayent de s'assagir pour mieux nous rentrer dans le lard. L'idée est là, reste à transformer l'essai de façon incontestable."
Nicolas, le 10/03/2016
( mots)

Il est peu dire que l’annonce de ce Get Well avait piqué notre curiosité. Le communiqué de presse annonçait un disque amorçant un virage majeur dans la discographie du groupe, avec une réorientation du stoner - psyché des bataves vers des influences plus progressives et apaisées. Une accroche des plus étonnantes chez un groupe connu pour sa fougue et sa fantastique énergie en live. Apaisés, Birth Of Joy ? Pas trop, quand même. Rassurez-vous, le fameux virage n’est pas aussi abrupt que cela.


Privilégiant toujours une production brumeuse, comme si leur musique sortait d’un gros nuage opaque, gorgé de stupre et de substances plus ou moins illicites, le trio a en effet essayé de tempérer quelques unes de ses ardeurs. Les claviers se calent désormais plus sur Ray Manzarek que sur John Lord, la batterie se fait plus sage, et les titres essayent de s’aérer pour faire ressortir leur substantifique moelle. Pour autant, la formule demeure encore fichtrement jouissive en l’état. On ne cessera de le crier par monts et par vaux : Birth Of Joy, avec son rock garage bluesy à la Jim Jones Revue (paix à son âme), son gros son à la Deep Purple et ses accointances psychés à la Doors, réalise un alliage de saveurs aussi évident qu’original. Les écouter, c’est forcément les adopter, sans pour autant leur donner le bon dieu sans confession, cela va sans dire.


On peut en effet leur reprocher une petite carence de songwriting, des mélodies pas forcément définitives. Un aspect qui ne transparaît pas de prime abord en live, surtout quand on ne connaît pas leur répertoire discographique. En ce sens, assister à un concert de Birth Of Joy, c’est se préparer à vivre une expérience très forte, même si la magie peine à se transmettre à l’identique lors du passage sur album et l’épreuve des écoutes répétées. Get Well, bien qu’ayant opéré un réel travail d’écriture, n’est toujours pas l’album que l’on voudrait entendre d’eux, celui qui doit imposer sans aucune contestation possible leur rock fougueux, travaillé, inventif et halluciné. Mais il y a de sacrées bonnes idées, et indéniablement, les hollandais progressent… tout en tolérant quelques pièces faibles qui ne leur rendent pas justice.


Ce qui épate chez eux, c’est leur capacité à sonner à la fois vintage et moderne. Quand on observe leurs titres les plus directs, on constate qu’ils réussissent tout aussi bien dans le blues taquin à accointances hardos (“Midnight Cruise”, épatant) que dans le rush à haute énergie qui va taquiner la rave la plus iconoclaste (“Hands Down”, haletant). Le riff, ils maîtrisent et savent le sublimer (celui de “Carabiner”, bien grave dans les cordes et supportant parfaitement son refrain épique, et surtout celui de “Those Who Are Awake”, portant tout le titre à bout de bras), mais Birth Of Joy ne prend véritablement son envol qu’en faisant chauffer la locomotive dans le rouge et en lâchant complètement prise. Preuve en est ce “You Got Me Howlin” complètement débridé, avec un chanteur survolté qui hurle comme un loup en rut sur le refrain. C’est animal, viscéral, génial.


Les essais de contraste fort-faible, grande nouveauté de cet opus, sont eux aussi fort réussis. “Meet Me At The Bottom” déroule son tempo indolent pour mieux le dynamiter avec un bon coup d’accélérateur sur le refrain et, là encore, un chanteur qui se lâche complètement. Et c’est même encore mieux sur le long “Numb”, aux claviers très cools et ouatés, qui nous prend par surprise en plantant de bonnes poussées d’adrénaline noire au gré d’envolées habitées. En fait, les réserves titre par titre ne sont pas décisives pour appréhender ce quatrième album. Oui, les interludes psyché à la Pink Floyd de “Blisters” sont un poil redondant, oui, “Choose Side” manque d’allant et de variété, oui, le “Get Well” pré-terminal, avec son ambiance hindoue, ne parvient pas vraiment à s’imposer. Mais plus que ces petits détails chagrins, c’est encore une fois un manque de chair mélodique qui se fait ici dommageable. Et lorsqu’ils auront franchi ce cap, nul doute qu’ils vont très vite casser la baraque, s’extraire du vieux continent et conquérir le monde entier. Ce jour n’étant pas encore arrivé, savourons notre joie de pouvoir assister aux concerts de Birth Of Joy dans des salles à taille humaine. Neuf dates sont prévues en France à partir de fin mars : ne faites pas l’erreur de les manquer. 

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