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La série d'été Albumrock : #2 The Gathering


Maxime L, le 05/07/2022

Pour occuper votre été, Albumrock vous offre cette année une série au principe assez simple : un rédacteur vous propose de découvrir ou de réviser un groupe plus ou moins culte en dix titres. Vous aurez droit à une sélection représentative qui vise à mettre en avant des morceaux par rapport à leur place dans le répertoire du groupe, sans toutefois renoncer à la subjectivité avec des choix parfois plus inattendus. Aujourd’hui, le plus lumineux des groupes néerlandais, The Gathering.

 

 

10. "Strange Machines", Mandylion - 1995. Tout simplement parce qu’il s’agit du premier morceau du premier disque avec Anneke Van Giersbergen au chant, et qui va véritablement lancer (transcender ?) la carrière du groupe. Une chanson solidement charpentée par des riffs massifs, héritage du background death-metal du groupe batave, et qui va poser les bases du métal atmosphérique à voix féminine, style très en vogue sur la seconde moitié des années 90. Anneke a 20 ans à peine, et déjà une voix bien assurée, presque “agressive” sur certains passages. Si le morceau parait parfois un poil désuet (le pont dans sa globalité avec ses voix parlées, la production), sa thématique indémodable, son riff principal et le charme de son interprète principale lui assurent une place bien méritée dans ce top.

 

9. "Probably Built In the Fifties", How To Measure a Planet - 1998. Boites à rythmes, bidouillages sonores, ambiance presque électro, le groupe a bien changé via un album clé, qui invente quasiment le trip-rock et où “Probably Built in the Fifties” planqué à la fin du second disque, s’avère être une parfaite carte de visite de ce qu’est The Gathering à l’époque. Un groupe à la croisée des chemins et qui refusa de rester coincé dans sa case de groupe de métal à guitares.

 

8. "The May Song", Nighttime Birds - 1997. Si “Nighttime Birds” apparait presque comme le maillon faible de la discographie de The Gathering période Anneke, c’est davantage pour la sensation d’avoir entre les oreilles un Mandylion bis, que par un vrai manque de qualités intrinsèques. Ça n’est jamais le disque auquel je pense lorsque j’évoque The Gathering, et pourtant je passe un très bon moment à chaque réécoute. L’ensemble est très homogène, et The May Song est très représentatif du groupe avant sa mue en formation de trip-rock, avec notamment cette production un peu “old-school”, et qui s’intégrait parfaitement à l’époque au milieu des groupes “gothiques” britanniques, quelque part entre Paradise Lost et Anathema.

 

7. "Like Fountains", Sleepy Buildings - 2004. Gare à ne surtout pas vous tromper de version (d’où la playlist associée à cet article). Si chronologiquement, la chanson remonte à “Almost A Dance”, le deuxième album en 1993, un temps que les moins de 20 ans et fans d’Anneke ne peuvent presque pas connaître, il s’agit bien ici de la version live de 2004, qui vient clore le concert semi-acoustique “Sleepy-Buildings”. Une énième démonstration que le talent d’une seule artiste peut sublimer une composition qui n’a, à la base, pas grand chose pour elle. Allez jeter une oreille sur la version initiale pour comparer. Mais mouillez-vous bien la nuque avant.

 

6. "Morphia’s Waltz", If Then Else - 2000. Pas simple pour un album d’exister entre deux chef d’oeuvres. Pourtant If Then Else s’en sort très bien, preuve en est, “Amity” et “Saturnine” sont deux chansons adorées des fans. Que dire alors de “Morphia’s Waltz”, son thème à la “Golden Eye” ralenti et drapé dans du velours de très haute couture. Une valse aérienne portée par la voix cristalline d’Anneke et des lignes de cordes, guitares et violons, suspendues dans le temps. Un régal à écouter au casque la nuit tombant.

 

5. "Saturnine", If Then Else - 2000. Impossible de ne pas mentionner “Saturnine” dans un Top 10 de The Gathering. Souvent l’un des moments phares lors des prestations du groupe (avec les “wohoooo” repris en choeurs par le public) et toujours joué, 20 ans après (ouch !), par Anneke sur ses dernières tournées solo. Quiconque ayant assisté à une de ces prestations entend encore le “You don’t need to preach, you don’t have to love me all the time” résonner comme si c’était hier. Pas forcément le titre le plus représentatif du groupe, mais pas le moins intéressant.

 

4. "Waking Hour", Home - 2006. Lorsqu’en 2006, The Gathering sort son 8ème album, l’excellent “Home”, on est alors loin de se douter qu’il s’agit du dernier disque enregistré avec Anneke Van Giersbergen. Un chant du cygne tout bonnement extraordinaire, tant pour sa production (l’album fût enregistré dans une église), que pour l’ambiance ou la qualité de certains titres, comme ce “Waking Hour”, aussi pur que le premier matin du monde, notamment lors de ce pont piano-voix, où la voix d’Anneke est à mi-chemin entre apesanteur et lévitation (au passage un des plus beaux moments de live vécus lors de la tournée 2006). Frissons garantis.

 

3. "Souvenirs", Souvenirs - 2003. 5 notes de guitares en trémolo et en boucle. Un fill de batterie rebondissant, des lignes de claviers discrètes mais efficaces (ah ces 4 délicieuses de notes de claveçin à 1’10), et des refrains d’une beauté sidérante. Il n’en faut pas plus pour faire une chanson absolument imparable, aussi belle que mélancolique, à moins que ça ne soit l’inverse. Mention spéciale à ce break qui s’étend sur 2 minutes de guitares torturées, et qui pourtant ne tourne jamais en rond. Une fois encore, The Gathering parvient à se renouveler sans se renier.

 

2. "Heroes For Ghost", Disclosure - 2012. Et si la meilleure composition de tout The Gathering était issue de la période post-Anneke ? Aussi bizarre que ça puisse paraitre, et malgré tout le mal fait à mon coeur de fan-boy, je ne suis pas loin de penser que ce “Heroes For Ghost”, sur le très recommandable “Disclosure”, est une des plus belles pièces du groupe. Près de 11 minutes de délicatesse entre la voix de Silje Wergeland, la langueur des lignes de violons, et de nombreux passages instrumentaux. Une oeuvre presque progressive, à la gradation intrigante et entrainante, qui fait la part belle aux ambiances, grâce entre autres, à une partie de trompette hypnotique en plein coeur de ce petit chef d’oeuvre.

 

1. "Great Ocean Road", How To Measure A Planet - 1998. Ça aurait pu être “Travel”, “Marooned”, "The Big Sleep”, “My Electricity” ou “Rescue Me” du même prodigieux album ; ce sera “Great Ocean Road”, par pur plaisir personnel. Nous sommes en 1999, et après avoir sorti 2 excellents disques de métal atmosphériques, The Gathering met les guitares en sourdine pour proposer un album très électronique, qui fait la part belles aux claviers, aux bruitages et autres bidouillages sonores. En résulte une oeuvre en tous points parfaite, qui est peut être l’album le moins accessible du groupe, mais qui près de 25 ans plus tard, perpétue notre évasion, comme sur ce “Great Ocean Road” aux teintes parfois (délicatement) indus, oniriques et qui tout au long de ses 6 minutes nous fait voyager loin, très loin.

 

 

 

Vous pouvez également écouter la playlist sur votre application préférée (Deezer, You Tube Music, Qobuz et autres) via ce lien : https://www.tunemymusic.com/?share=pxspcskedl3h

 

 

En savoir plus sur The Gathering,

Commentaires
Magnu, le 07/07/2022 à 18:58
Le nouvel album Beautiful Distortion est vraiment bien aussi