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La série d'été Albumrock : #10 Placebo


Julien, le 14/07/2022

Pour occuper votre été, Albumrock vous offre cette année une série au principe assez simple : un rédacteur vous propose de découvrir ou de revisiter un groupe plus ou moins culte en dix titres. Vous aurez droit à une sélection représentative qui vise à mettre en avant des morceaux par rapport à leur place dans le répertoire du groupe sans toutefois renoncer à la subjectivité avec des choix parfois plus inattendus. Aujourd’hui, les montagnes russes stylistiques de Placebo. 

 

10 – “I Know”, Placebo, 1996. On est loin du titre le plus connu ou plébiscité présent sur le premier album du trio Britannique. Pourtant la structure de celui-ci dénote de la teinte globale d’un album éponyme résolument punk et mené sur les chapeaux de roues. “I Know” se distingue par une structure plus complexe avec ses couplets distillés à l’acoustique qui accompagnent un Brian Molko à la voix suave, avant une ascension magistrale qui déboule sur un refrain en forme de tourbillon électrique. Les arrangements présents, et en particulier le didgeridoo, rajoute une dimension chamanique des plus délectables. 

 

9 – “Running Up That Hill”, Covers, 2003. N’y voyez pas une volonté de ma part de surfer sur la tendance actuelle qui a vu le morceau orignal de Kate Bush truster les sommets des écoutes streaming suite à la brillante saison 4 de Stranger Things. L’art de la reprise est délicat tant il peut s’avérer paresseux quand il n’est pas grossier. Ici Placebo fait étalage de toute sa classe en revisitant brillamment cette pépite des années 80. Leur interprétation transpire la réflexion et le labeur, il en ressort un instant musical progressif qui cohabite impeccablement aux côtés de la composition d’origine.
La tangibilité de l’intelligence musicale de Placebo.

 

8 – “Without You I’m Nothing (feat David Bowie)”, Without You I’m Nothing, 1998. Le titre éponyme de l’album en est aussi sa pièce centrale contractant toutes les intentions d’un disque grandiose entre noirceur mélancolique et psychose électrique. La distorsion utilisée fait toute l’authenticité de cette balade totalement habitée par le duo des contraires vocaux : David Bowie et Brian Molko. Une contraction des opposés qui souffle l’énergie du fantastique.
L’art lyrique de Molko fait également des merveilles : “And every time you vent your spleen, I seem to lose the power of speech”. (“Et chaque fois que tu donnes libre cours à ton spleen. C’est comme si je perdais l'usage de la parole”). 

 

7 – “36 Degrees”, Placebo, 1996. Tout le mal-être d’un jeune homme androgyne d’une vingtaine d’années est balancé à la face du monde en 3 minutes avec une énergie saisissante qui fait tout le sel de ce single. Le pont, avec la rentrée progressive des guitares et de la basse ,est un modèle du genre. “36 Degrees” sera, par la suite, repris dans une version live mid-tempo toute aussi brillante entre 2004 et 2007 avant d’être retravaillée à l’occasion du MTV Unplugged de 2015 dans un écrin acoustique d’une émotion poignante. 

 

6 – “Days Before You Came”, Black Market Music, 2001. Il me fallait bien adresser un clin d’œil à ce titre totalement mésestimé issu du disque mal aimé Black Market Music. La force du riff est incroyable et Placebo a l’intelligence de la mettre encore plus en valeur en jouant l’alternance solo et reprise avec tabassage en règle de la batterie. Un morceau qui illustre à lui seul le jeu de guitare, unique, de Molko et sa troupe. 

 

5 – “The Bitter End”, Sleeping With Ghosts, 2003. Nul besoin de faire les présentations. Ce single a apporté une dimension nouvelle au groupe l’ouvrant sur d’autres horizons (plus commerciaux certes) mais “The Bitter End” assoit définitivement Placebo sur l’échiquier du rock. Brian Molko fait ici scintiller toute sa magie vocale ( 30 dernières secondes en apnée absolument majestueuses). “The  Bitter End” est devenu un classique. D'un point de vue plus personnel, c’est aussi le titre qui m’a ouvert au Rock et qui m’a fait plonger avec passion dans la musique. 

 

4 – “The Crawl”, Without You I’m Nothing, 1998. Le cachet mélancolique de Placebo. Difficile de trouver un morceau aussi noir dans son intention musicale. Une atmosphère lourde rendue tangible grâce à une combinaison piano/basse sensationnelle. La dernière dose d’obscurité sera apposée par un texte au-delà du lugubre : “Lay me down, The lie will unfurl, Lay me down to crawl
(”Fous-moi par terre, Cette manière de se vautrer se répandra, Fous-moi par terre afin que je rampe”).
“The Crawl” ou la perle noire. 

 

3 – “Slave To The Wage” Black Market Music, 2001. Un titre qui se résume en un mot : efficacité. Tout y est : la rythmique, le gimmick entêtant, une mélodie vocale qui navigue superbement entre désinvolture et rage. Harmonieux et alchimique, “Slave to The Wage” prend une dimension encore supérieure dans son interprétation live quand Molko communie avec son public sur les “run-away, run-away” de la conclusion. 

 

2 – “Pure Morning”, Without You I’m Nothing, 1998. La claque, le titre avec un grand T mais aussi le morceau le moins aimé par Brian Molko. Alors que le chanteur n’a de cesse de se clamer déconnecté du morceau d’ouverture de Without You I’m Nothing, le britannique d’origine luxembourgeoise met pourtant tout le monde d’accord avec ce single. Une magie qui voit s’entremêler la nonchalance vocale et la puissance instrumentale dégainée tout du long des 4 minutes d’une œuvre dont le sample introductif est devenu mythique. 

 

1 – “Twenty Years”, Once More With Feeling, 2004. Présent sur le premier best-of du groupe publié en 2004, le titre inédit “Twenty Years” se présente comme le pinacle de l’œuvre de Placebo. Un morceau qui rassemble toutes les facettes des britanniques entre mélancolie, puissance instrumentale et magie mélodique avec la juste dose d’électronique. Une synthèse de la science musicale de la bande de Brian Molko qui atteindra une dimension épique en live lors de la tournée Meds (2006 – 2007). Unique et rassembleur à la fois.

 

 

 

Vous pouvez également écouter la playlist sur votre application préférée (Deezer, You Tube Music, Qobuz et autres) via ce lien : https://www.tunemymusic.com/?share=pgu4m706bbij

 

En savoir plus sur Placebo,

Commentaires
Ixiil95, le 02/09/2022 à 09:33
Le groupe qui m'a fait découvrir le rock en collège avec The Bitter End ! Rien à dire sur cette shortlist, même si j'aurai bien calé "every you every me", "bulletproof cupid", "sleeping with ghosts" ou encore le superbe "in the cold light of morning" (petit joyau de leur discographie selon moi). A écouter également la carrière sole de l'ancien batteur Steve Hewitt avec le groupe Love Amongst Ruin et notamment un premier album pas mal du tout (les lignes de basse sur le morceau "Heaven and Hell", exeptionnel !). Longue vie à Placebo qui n'a pas pris une ride contrairement à moi :)
Eily, le 08/08/2022 à 10:07
Il n'y a plus qu'à compléter la liste avec quelques uns des excellents morceaux du dernier album ! PS: Running Up That Hill par Placebo, une pure merveille.
Daniel, le 16/07/2022 à 20:54
Une sélection parfois audacieuse que j'apprécie beaucoup. Ca donne envie de (re)découvrir les albums. Et c'est un peu à ça que sert la rubrique. Très chouette.
Raphaelle, le 15/07/2022 à 14:32
On aurait aussi pu ajouter Nancy Boy, Meds, Every me every you… ;) C’est là qu’on voit que Placebo est un groupe culte : tant de chansons ont bien vieilli ! Merci pour ce classement :) très bonne idée cette série !!