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Beatles For Sale


Maxime, le 26/10/2009

29 morceaux que les Beatles ont oublié d'écrire

"Brimful Of Asha" Cornershop (1997)


Le sublime single de ce groupe de Leicester avait, aux côtés de Kula Shaker, salutairement injecté moult tablas et sitars dans le mouvement brit-pop, rendant par là justice à George Harrison pendant que la multitude ne jurait que par la paire Lennon-McCarntey. Le quiet beatle est ainsi honoré comme il se doit avec cette espèce d'outtake de Revolver, mariant le funk sec de "Taxman" avec les langueurs indoues de "Love You To". On trouve d'ailleurs sur cet album qui n'a pas pris une ride (When I Was Born For The 7th Time) une reprise de "Norwegian Wood".

Maxime

"Tattva" Kula Shaker (1996)


Tant qu'on a ouvert la porte indienne du prisme beatlesien, autant poursuivre avec Kula Shaker, groupe manifestant les mêmes obsessions portées sur la musique du joyau de la couronne britannique que Cornershop, mais ajoutant dans son jus un peu d'acide hendrixien. Résultat avec ce "Tattva" tiré de son album phare, K, aux effluves épicées sur lesquelles s'ébroue un solo à la wah-wah, glorieuse pédale d'effet à laquelle Harrison avait rendu hommage sur All Things Must Past. On reste sur les terres de Revolver, avec sa découverte magique des acides. Les guitares n'y sont pas inversées, mais on y plane tout autant.

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Maxime

"Let Forever Be" The Chemical Brothers (1999)


Quiconque a un peu de jus dans les oreilles sait que la fratrie chimique est hantée, derrière les rythmiques hydrauliques de son Big Beat, par la glorieuse pop de son pays. Le doute n'est plus permis quand elle s'acoquine pour la seconde fois avec Noel Gallagher. Après un "Setting Sun" dissonant au possible, les compères améliorent leur jet avec ce pastiche technoïde de "Tomorrow Never Knows". Tout y est, les guitares inversées, le riff de batterie, les paroles cryptiques, samplé directement par liaison cosmique depuis le noyaux mystique de Revolver. "Turn off your mind, relax and float down stream"

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Maxime

"Going Out" Supergrass (1997)


Les turbulents Supergrass sont certes un brin tapageurs pour rentrer harmonieusement dans les ornementations des Fab'. Mais il leur a bien fallu puiser quelques idées du côté des géants de Liverpool pour rendre ses carambolages mélodiques à la Buzzcocks plus percutants. Quand Gaz Coombes et sa troupe consentent à ralentir la cadence, ça donne donc ce single presque apaisé, gorgé d'orgue chaleureux et de choeurs enjoués, quelque part entre "Strawberry Fields Forever" et "Ob-La-Di Ob-La-Da". Nigaud et délicieux.

Maxime

"In Shangri-La" The Rutles (1996)


Quand le plus grand collectif comique d'Angleterre convole avec le plus grand groupe du même pays, ça donne The Rutles, groupe fictif pastichant les Beatles auxquels les Monty Pythons consacrèrent un sketche puis plus tard un faux documentaire (All You Need Is Cash). Les Rutles singèrent leurs modèles avec un humour caustique mais aussi beaucoup de talent dans la confection de leurs relectures beatlesiennes. Alors que les Fab' sortaient leur Anthology en 1996, leurs imitateurs leur emboîtent méchamment le pas en dégainant leur Archeology dans laquelle on puisera, à titre d'exemple, ce "In Shangri-La" qui compacte "A Day In The Life", "Hey Jude", "For No One", "I Am The Walrus", "Magical Mystery Tour", "Yellow Submarine" et "All You Need Is Love" en 7 minutes 43. Aussi anecdotique que bien fichu.

Maxime

"Factory", The Vines (2002)


Ce n'est un mystère pour personne, Craig Nichols est un adorateur des Beatles. Un fanatique, même. Et déjà, sur le premier album de ses Vines (Highly Evolved), on sent immédiatement l'empreinte caractéristique du tandem Lennon - McCartney sur le petit australien énervé. Comme sur ce "Factory", renvoyant irrémédiablement à "Hob-La-Di Hob-La-Da" avec sa ligne mélodique en aller-retour et son tempo dub ensoleillé. Inutile de préciser que Nichols n'en restera pas là dans sa tentative de résurrection de cette pop Beatles-like...

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Nicolas

"39", Queen (1975)


Pas la peine de le nier : si Freddie Mercury et ses comparses ont souvent fait preuve de qualités de composition étonnantes, ils n'en ont pas moins nourri le style éclectique de Queen en allant s'inspirer de genres musicaux très diversifiés, allant de la pop au hard rock en passant par l'opéra. Parmi tous les albums du quatuor anglais, A Night At The Opera est peut-être le plus varié et le plus abouti des disques réalisés dans les seventies. Et au hasard des sillons de ce joyau, on retrouve évidemment ce"'39" qu'on jurerait échappé de Help!, avec son petit riff de guitare acoustique, ses chœurs enveloppant et sa ritournelle solaire, alors que Mercury atténue la force de sa voix pour se rapprocher de celle de Lennon. L'une des plus belles réussites du disque doit donc tout aux Fab Four... comme quoi, même les plus grands ont parfois besoin de revenir aux fondamentaux.

Nicolas

"Confusion", The Zutons (2004)


Quoi de plus logique, pour un groupe de Liverpool, que de s'inspirer des légendes locales ? Dave McCabe et sa bande ne cherchent d'ailleurs même pas à le cacher : les Beatles ont eu une grande influence sur leur rock aussi léger qu'enjoué. Les exemples ne manquent pas sur le premier jet studio des Zutons, le bien nommé Who Killed The Zutons?. On pourrait notamment penser à l'insidieux "Pressure Point", qui ménage ses effets en un lent crescendo que n'auraient pas renié des Fab Four toujours prudents de ne pas tirer toutes leurs cartouches d'entrée de jeu. Finalement, on optera plutôt pour la douce balade "Confusion" et son inspiration lennonienne des plus évidentes. Liverpool is not dead.

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Nicolas

"O' Girlfriend", Weezer (2001)


Parmi toutes les musiques écoutées par le nerd boulimique Rivers Cuomo, le rock inspiré des Beatles est probablement l'un de ceux qui a orienté sa verve mélodique et son sens pop affuté, faisant de Weezer l'une des machines à tube les plus efficaces des deux dernières décennies. Tenez, sur le Green Album par exemple, ne sentez-vous pas la détresse lyrique et le sentiment d'impuissance amoureuse qui s'évadent de la mélodie poignante de "O' Girlfriend" ? Vous n'y retrouvez pas un petit air de McCartney de derrière les fagots ? Si c'est le cas, vous n'avez probablement pas tort...

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Nicolas

"Don't Look Back In Anger", Oasis (1995)


Mais oui, bien sûr ! Ce tube interplanétaire, cette mélodie évidente, cette intelligence dans la progression émotionnelle, ce grand refrain propre à embarquer des stades entiers, qui d'autre mieux que la paire Lennon-MacCartney aurait pu les pondre ? Réponse : Noel Gallagher ! Qu'aurait été Oasis sans les Beatles ? Et on ne parle pas uniquement des reprises échevelées d'"I Am The Walrus" en live, évidement. L'hommage de "Don't Look Back In Anger" est tellement évident que le mancunnien irascible n'a pas hésité à y ajouter en introduction les accords de piano de l'"Imagine " de John Lennon. Peut-être ce que les Beatles ont engendré de mieux après leur mort.

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Nicolas

"Lose Yr Frown", Electric Soft Parade (2003)


Ce groupe de Brighton, assez inégal sur album, a livré quelques singles lumineux et intrigants, à l'image de ce "Lose Yr Frown", qui entremêle accords bluesy placides, mélodies sereines et brusques déchaînements de guitares enfiévrées. Ce sens de la schizophrénie fait songer aux Beatles, déçus de leur voyage en Inde, repartis dare-dare au bercail, illusions perdues mais inspiration renouvelée. La pochette est pratiquement aussi immaculée que celle du double blanc. Ce n'est pas un hasard.

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Maxime

"About A Girl", Nirvana (1989)


Kurt Cobain n'a jamais caché l'objectif ultime de Nirvana : marier les mélodies des Beatles avec le son de Black Sabbath, en prenant la diagonale Pixies pour relier ces deux points. Une profession de foi qui transparait déjà par éclairs, avant Nevermind, sur le premier album des grungeux de Seattle. Révélée quelques années après en acoustique sur le MTV Unplugged, cette chanson exprime on ne peut mieux ce leitmotiv : cramer les refrains sucrés de la pop au désespoir de la Generation X.

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Maxime

"Taxman, Mr. Thief", Cheap Trick, (1977)


Alors que 1977 célèbre l'explosion du punk un peu partout sur la planète, une bande de joyeux drilles issus de l'Illinois se décide à marier son penchant coupable pour les grosses guitares issues du hard avec son amour obsessionnel des Beatles (le titre de cette chanson parle pour lui-même). Et par là même donner une nouvelle impulsion à la power-pop, ici mise en mode cartoon. Les lascars pousseront la maniaquerie jusqu'à recourir aux services de Sir George Martin himself pour mettre en boîte l'album All Shook Up.

Maxime

"Lemon Tree", Fool's Garden (1995)


Ce groupe avait berné son monde en plein triomphe de la brit-pop en imposant dans les charts un single pompant encore plus allégrement dans le répertoire des Fab Four que les frangins Gallagher, pourtant loin de verser dans la demi-mesure sur ce terrain. Paroles niaises et surréalistes à la "Strawberry Fields", cordes et mellotrons à la "Penny Lane", "tit-tit" dans le refrain à la "Girl", du beau boulot de plagiaire. Dévaliser les Beatles pour décrocher la timbale, ce n'est même pas recommandé. C'est récompensé.

Maxime

"Danny Says", Ramones (1980)


L'idée de départ des dégénérés du Queens était de faire de la pop à la Beatles avec le minimum de savoir-faire. Sauf que quelque chose a du se perdre dans le processus puisqu'ils ont fini comme ambassadeurs de la génération no future. Il leur faudra attendre les services de Phil Spector (producteur de Let It Be) pour venir mettre les choses à l'endroit sur End Of The Century. La rage primale des débuts cède donc la place aux mélodies timides et émouvantes de Joey. Le doute n'est plus permis : un véritable coeur pop battait sous le perfecto de ce punk rocker.

Maxime

"Je dis aime", M (2000)


Outre un réel talent guitaristique qui n'a pu trouver sa source qu'ailleurs qu'en Hexagone, Mathieu Chédid manifeste un appétit réel pour la science pop des Beatles, au point d'enregistrer un titre avec Sean Lennon et de mener une interview croisée avec Paul McCartney pour Rock & Folk il y a quelques années. Une voix de fausset crispante, un songwriting en dents de scie et un propos versant un peu trop dans la guimauve attestent que l'élève est loin de parvenir ne serait-ce qu'à la voûte plantaire de ses maîtres. Mais l'intention reste louable dans un pays qui n'a jamais compris grand chose à la pop.

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Maxime

"There She Goes", The La's (1990)


C'est de Liverpool (comme par hasard) que surgit l'un des seuls groupes des années 90, si ce n'est le seul, capable de rivaliser avec les Fab Four le temps d'un single. A la fois purement old-school avec ses Rickenbacker enregistrées avec soin et maniaquerie et contemporain dans sa façon de mépriser le présent, "There She Goes" est un morceau tout simplement pharamineux. C'est simple, c'est tout et c'est ça. Oubliez donc Oasis et Blur, voilà bien un disque brit-pop qui a été touché par la grâce des Beatles. Tutoyer d'ainsi près les dieux aura son revers de médaille : le groupe se sépare deux ans après avoir publié son unique et précieux album.

Maxime

"Good Riddance (Time Of Your Life)", Green Day (1997)


Après avoir surfé sur la vague du pop-punk avec succès, Billie Joe Armstrong s'impose, à l'occasion de l'album Nimrod, un retour vers les disques qui ont bercé son enfance, où trônent les Beatles en bonne place. Sur les traces de McCartney, le punk des banlieues californiennes accouche alors du "Yesterday" de Green Day : balade dépouillée, cordes soyeuses, mélodie pure et paroles à double fond. Le titre devient un classique instantané et sauve l'album d'un progressif oubli. En matière de sauvetage, toujours demander la bouée Beatles.

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Maxime

"Karma Police", Radiohead (1997)


S'il fallait trouver un descendant sérieux des Beatles, parmi les milliers de prétendants, nul doute qu'il faudrait étudier le cas Radiohead de près. Si la filiation n'est pas évidente sur le plan musical et thématique, elle l'est très clairement dans l'ambition stylistique affichée : utiliser la pop comme catalyseur absorbant les dernières innovations musicales pour les recracher à la multitude. Ok Computer illustre à merveille cette volonté, amalgamant avec talent les cordes séculières du rock progressif et psychédélique pour les marier avec les algorithmes de la génération numérique. Quel dommage que Thom Yorke, grisé par ses velléités expérimentales, en ait oublié par la suite le salutaire adage des Fab Four : toute expérimentation doit être mise au service de la chanson et de la mélodie.

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Maxime

"My Friends", Red Hot Chili Peppers (1995)


Rongé par l'héroïne, Anthony Keidis va mal. Très mal. Et accouche avec ses Peppers du disque le plus grinçant, désespéré et violent de leur répertoire. Au milieu de One Hot Minute, bacchanale où copulent Sly Robbie, les Stooges, Led Zeppelin et Jimi Hendrix, surnage cette petite réussite. Keidis verse dans la nostalgie, se souvient des après-midi entre potes, du soleil, de l'insouciance. Et adresse à toute cette époque un salut embué de larmes aux accents d'"In My Life". Dommage que, par la suite, les compères soient plutôt allé chercher leur pop du côté des Eagles que des Beatles.

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Maxime

"Sittin' Pretty", Brendan Benson (1996)


Avant d'épauler Jack White au sein des Raconteurs, Brendan Benson n'était qu'un sympathique gars du Michigan livrant de la savoureuse power-pop vintage. Son premier album, qu'il faut impérativement (re)découvrir, en regorge, notamment ce "Sittin' Pretty" aussi acide qu'enjoué. On pense au Lennon dans ses grands moments d'ironie, quelque part entre "Glass Onion" et "The Ballad Of John And Yoko".

Maxime

"Wouldn't It Be Nice", The Beach Boys (1966)


Piqué au vif par l'excellence de Rubber Soul, Brian Wilson entre en résistance en se mesurant aux Beatles afin d'accéder au trône très convoité de plus grand groupe pop. Cela donne Pet Sounds, qui se paiera le luxe de rendre McCartney muet d'admiration devant ce superbe recueil de mélodies muries sous le soleil de Californie. Mais les Fab ont plus d'un tour dans leur sac et répliquent avec Revolver. Wilson sombre dans la folie et s'avère incapable de finaliser Smile, censé être la réponse définitive à ce nouvel affront. Les Beach Boys ont perdu le match, mais assurément marqué quelques points en accédant au titre envié d'adversaire sérieux.

Maxime

"See Emily Play", Pink Floyd (1967)


En 1967, les Beatles montrent la voie avec Sgt Pepper's : l'acide est le chemin qui fera accéder la pop à des strates supérieures. Une leçon que retiendra Syd Barrett et ses Pink Flyod sur ce deuxième single qui fit aussi bien (certains disent même mieux) que "Lucy In The Sky With Diamonds" avec cette pépite au pouvoir de séduction éternel narrant l'histoire de la petite Emily qui rit le jour et pleure la nuit. Tout cela laissait présager bien des réussites futures. Malheureusement, Barrett s'est brulé le cerveau dans les paradis artificiels et Pink Flyod est devenu depuis lors, sauf à de rares exceptions, un groupe à la musique pompeuse et lénifiante.

Maxime

"Waterloo Sunset", The Kinks (1967)


En matière de pop, la concurrence ne manque pas dans les années 60. Elle est à vrai dire d'une qualité exceptionnelle. Après avoir cité les Beach Boys, il est crucial de mentionner les Kinks en tant que rares challengers à s'être montré au niveau des Beatles. Après avoir versé à ses débuts dans le rock sauvage, donnant naissance au garage et au hard rock par la même occasion, Ray Davies a mis un peu de lait dans son thé. En pleine ère psychédélique, il vante les splendeurs passées de l'Angleterre éternelle le long de singles et d'albums tout simplement gigantesques. A titre d'exemple, citons donc ce parfait "Waterloo Sunset" chassant sur les terres boisées de Rubber Soul, parfaite description d'un monde qui n'existe déjà plus. Complètement sous-estimé à l'époque, on ne célèbrera que plusieurs décennies plus tard le génie des seuls authentiques rivaux des Fab Four.

Maxime

"She's A Rainbow", The Rolling Stones (1967)


Beatles ou Stones, telle est la question. On peut éviter de choisir et prendre les nombreuses passerelles qui se sont tissées entre ces deux groupes de légende. En plein Summer Of Love, les Stones étaient décidés à rendre la pareille à Sgt Pepper's. La populace veut du psychédélisme un peu nigaud ? Et bien elle en aura. La chose est faite avec Their Satanic Majesties Request qui, certes, puise davantage ses préceptes du côté d'Alister Crowley que du Maharishi. Mais on aurait très bien pu confondre ce "She's A Rainbow" avec n'importe quel "Lucy In The Sky With Diamonds" ou "Strawberry Fields" s'il n'y avait l'organe de Mick Jagger pour révéler que ce morceau de pop enfantine n'était qu'un nouveau masque (ou cache-sexe) pour une bande de rockers qui avaient vendu leur âme à Satan depuis des lustres.

Maxime

"The Girl Is Mine", Michael Jackson (1982)


L'extra-terrestre Michael Jackson est un être asexué qui n'a donc ni géniteurs ni descendance. Il a en revanche des pères spirituels. Et quand on veut devenir le roi de la pop, c'est évidemment vers les Beatles qu'il faut se tourner. De la trajectoire des Fab, Jackson en évacuera l'héritage musical pour n'en conserver que deux maîtres mots : efficacité (aimanter toutes les modes actuelles pour séduire) et globalisation (utiliser les canaux de diffusion les plus populaires -et notamment la naissante MTV- pour s'imposer partout, parachevant ainsi la sortie en mondiovision de "All You Need Is Love"). Comme un ogre, Jackson absorbe tout pour devenir une icône universelle, transposable dans n'importe quel pays, culture, société. Concernant les Fab, Michael commencera par s'offrir ce featuring avec Paul McCartney sur Thriller avant de s'attaquer au répertoire du groupe comme plat de résistance, en en acquérant les droits. Le problème restant qu'à trop soigner l'emballage, on en oublie l'essentiel (les chansons). Celles du prince Jackson vieilliront-elles aussi bien que celles de son illustre modèle ? Rien n'est moins sûr.

Maxime

"I Can See For Miles", The Who (1967)


Un beau matin de 1967, Paul McCartney lit un interview des Who dans laquelle Pete Townshend parle de son dernier single, "I Can See For Miles", qu'il décrit comme "lourd et brutal, le titre le plus vulgaire que les Who aient jamais enregistré". Le Beatle se prend à fantasmer un orage de larsens, une épidémie de peaux crevées, un ouragan de rage pure. Déçu par le résultat final, il enregistre alors ce qu'il avait imaginé en compagnie de Ringo. Résultat : "Helter Skelter", sur le double blanc. L'un des nombreux mérites des Who aura donc été de pousser le gentil Paulo à enfanter du titre le plus violent, sauvage et cruel des Beatles. A charge de revanche, Pete !

Maxime

"Speed Racer", The Redwalls (2003)


Aucune place au doute sur le premier album de ces américains : toute la musique qu'ils aiment, elle ne vient que de là, elle vient des Beatles. D'où ces 11 titres dont on remontera la filiation quasi-exclusivement du côté de l'oeuvre des scarabées de Liverpool. Visiblement impressionnés par le son old school des Beatles, les Redwalls ont mis un point d'honneur à ressusciter les sonorités, looks et fragrances de l'époque où John, Paul, George et Ringo suaient sang et eau dans les caves d'Hambourg, à l'image de ce "Speed Racer", décalque forcené de "Twist And Shout", qui n'est d'ailleurs pas un titre original des Beatles mais une reprise. Peut-être faudrait-il leur apprendre à lire les pochettes d'album.

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Maxime

"Hello, I Love You", The Doors (1968)


Du haut du Los Angeles acide, Jim Morrison entre en guerre contre le gouvernement qui envoie la jeunesse au Vietnam. Mais entre deux "Unknown Soldier", il songe au repos du guerrier. Pour capturer sa proie, il ébauche alors ce "Hello, I Love You" en ouverture d'album. Ce titre aux abords innocents et puérils se pare des atours des Beatles ("Ob-La-Di, Ob-La-Da" et "Penny Lane" sont convoqués en toile de fond) pour charmer, mais révèle bien vite un tempérament de psychotique dopé au LSD, vrillant sous les assauts dissonants des claviers et basses fuzz, et se repait de la créature qu'il a attiré dans ses filets. La pop des Beatles envoûte. Gloire à celui qui parvient à en dompter les secrets.

Maxime
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Commentaires
Arbitre, le 27/09/2020 à 03:24
Moi aussi j'ai eu la chance d'avoir un père qui disposait d'un véritable trésor musical. Grâce à lui, j'ai pu connaître Jefferson Airplane, Neil Young et CSNY, Jethro Tull, King Crimson, Genesis, Peter Gabriel, et même Steve Hackett. Rien que ça. Mais les Beatles, c'est grâce à mon oncle. Bien sûr, comme vous le dites vous-même, je connaissais déjà le nom "Beatles", ainsi que les noms des 4 scarabées, tant ils étaient célébrissimes. On entendait encore, à cette époque, "Love me do" à la radio, indépendamment du fait qu'on était au début des années 80, et que John Lennon venait de se faire assassiner. Mais pour Noël 83, mon tonton est venu passer les fêtes chez nous. Il faisait alors son service militaire, et avait amené avec lui les 2 doubles rouge/bleu. C'était des disques qu'un pote de l'armée lui avait prêtés. Eh bien il est rentré à la caserne sans eux. Je lui avais clairement fait comprendre qu'il n'y avait rien à négocier. C'était du racket, ni plus ni moins. Je n'avais que 10 ans. Depuis, pendant au moins 4 années, ma famille se transmettait la liste des albums que je n'avais pas encore, mise à jour scrupuleusement, pour ne pas avoir à me demander quel cadeau je souhaitais pour mon anniv ou pour Noël. 30 ans plus tard, avec des potes de fraiche date, on a passé une soirée/nuit à se passer toute la collection des Beatles, au plus grand plaisir de tous. Qu'on se le dise, au début des années 2010, les Beatles avaient encore la faculté de mettre tout le monde d'accord !
Arbitre, le 27/09/2020 à 03:08
J'ignorais totalement qu' "Helter skelter" avait un lien avec le "I can see for miles" des Who. Morceau effectivement démoniaque, frisant un Metal que n'ont pas renié Slayer ("Haunting the chapel" et "At dawn they sleep"). Quand Charles Manson l'écoutait, il entendait des voix l'incitant à commettre un meurtre de masse (c'est ce qu'il a dit à son procès, à la grand tristesse de Mac Cartney). Concernant le "Satanic majesties" des Stones, il est bien vrai qu'on y retrouve les sonorités "Pet sounds" qui ont influencé "Sgt Pepper" (les claviers doublés d'instruments à cordes, comme dans "She's a rainbow" et "Dandelion"). Les Stones avaient l'avantage sur les Beatles au niveau des percussions ("20 000 light years from home"). Le morceau que les Stones auront le mieux réussi est en fait un rock teinté de psychédélisme, "Citadel".
Arbitre, le 27/09/2020 à 02:49
Je plussoie à tout ce que je viens de lire, et qui est brillamment écrit (comme tous les articles que j'ai lus sur ce site, respect total pour la qualité d'écriture). A l'âge de 10 ans seulement, je me suis plongé dans les Beatles, et après 4 ans d'exploration Livingstonienne, j'étais prêt à aller dans pratiquement toutes les directions prises par la Rock-music (ou Pop) dans les années 60. Pour moi, les Beatles, c'est l'école de musique contemporaine par excellence. Avant d'apprendre la guitare, je croyais (comme beaucoup d'autres), que la musique des Beatles était plus facile que celle des Stones, mais j'ai très vite compris par la suite que c'était archi-faux. Avec les Beatles, j'ai appris des accords dissonnants, ainsi que les arpèges. Les Beatles, ce n'était pas que Lennon et Mac Cartney, mais également Harrison (qui a littéralement explosé avec un titre comme "Taxman"). Brian Wilson n'aurait jamais du se morfondre de n'avoir pu continuer à lutter contre eux, il était seul contre trois. Et non contre deux, comme on l'entend trop souvent.
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Album de la semaine

The Killers


Pressure Machine


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Pressure Machine est à l’opposé d’une production grandiloquente bâtie pour partir à la conquête des ondes FM ou des stades. Le dernier album de The Killers se veut contemplatif et raffiné. Un disque délicat qui, comme souvent dans ce genre de concept, comporte quelques lacunes que nous allons évacuer d’emblée avec le titre “Desperate Things” et sa lenteur agrippante qui enferme l’auditeur dans une mélodie pompeuse dont l’auditeur n’arrivera jamais à se défaire, un passage fait de larsen finit d’anéantir tout espoir de trouver une étincelle et ce morceau constitue le seul véritable loupé de l’album. 

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