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Beatles For Sale


Maxime, le 26/10/2009

12 bonnes raisons d'écouter les Beatles en 2009

1. Temps d'écoute minimum, plaisir maximum


Le répertoire des Beatles, c'est 12 albums, auxquels s'ajoutent la BO de Yellow Submarine et les singles rassemblés dans les deux volumes des Past Masters, soit 217 morceaux au total. Oeuvre conséquente mais à échelle humaine : il faut moins de 9 heures pour en parcourir l'intégralité. Résultat pour le néophyte : il se sentira rapidement comme chez lui au sein de cette discographie, brève dans la durée, luxuriante de par ses richesses qu'une vie ne suffira pas à explorer. Attention, une fois qu'on a mis l'oreille dedans, impossible d'en décrocher.

Maxime

2. Il y en a pour tous les goûts


Si le terme qu'on emploie le plus souvent pour qualifier la musique des Fab Four est pop, il faut penser à l'acception générique du mot : syncrétiser toutes les démarches artistiques prégnantes de l'époque, les digérer pour les rendre les plus accessibles possible au peuple. Dans le genre, personne ne fit mieux que les Beatles. On y trouvera donc de tout : British Beat ("Love Me Do"), folk ("Norwegian Wood"), funk ("Taxman"), ballades ("Michelle", "Blackbird"), world music ("Within You, Without You"), rock psychédélique ("Tomorrow Never Knows"), ska ("Ob-La-Di Ob-La-Da"), blues ("Yer Blues"), hard rock primitif ("Helter Skelter"), musique concrète ("Revolution 9"), soul ("Oh Darling"), le tout décliné sous toutes formes possibles : collections de singles, concepts albums, albums doubles, structures opératiques (la face B d'Abbey Road)... Quelque soit son bord, il y a forcément un visage des Beatles pour convenir à tout un chacun.

Maxime

3. Ils se sont arrêtés à temps !


Il aura fallu moins d'une décennie aux Beatles pour refaçonner à jamais le visage de la musique populaire. Si leur dissolution à la fin des années 60 a chagriné la planète entière, elle a également permis de préserver leur discographie de toute excroissance superflue. Nous n'avons jamais vu et ne verrons jamais les Beatles se répéter, se fatiguer, perdre en intensité ou produire des albums dispensables, contrairement à leurs rivaux de toujours, les Rolling Stones. Progression constante vers l'excellence et la complexité, l'oeuvre des quatre de Liverpool n'offre que de la chair, et quasiment pas de gras. Si vous ne savez pas par quel album commencer, il n'y a aucune faute possible : les albums sont tous, au pire, bons, au mieux, essentiels.

Maxime

4. Tant qu'à écouter de la pop anglaise, autant revenir à la source.


Difficile de mesurer réellement l'impact musical du groupe. Mais nombreux sont les groupes avouant sans rougir l'influence des Beatles dans leur musique : Oasis, Radiohead, Travis, U2, Coldplay, The Verve ou encore Keane, Prince et même Mickael Jackson. Pour ne citer qu'eux. Alors plutôt que de se demander de quoi aurait l'air le paysage musical de nos voisins rosbeef si les Fab Four n'avaient jamais existé, autant revenir directement aux bases et parcourir sans aucune retenue la bible musicale de nombreuses formations.

Jérôme

5. Parce que Mick Jagger et Keith Richards sont toujours vivants. Ou presque.


Et qui l'aurait cru durant les années 60 ? Impossible de penser aux Beatles sans évoquer les Rolling Stones. Et inversement. Mais en voir certains continuer à se trémousser comme si ils avaient encore vingt ans est tout ce qu'il y a de plus risible. Ou de pathétique. Si papy Jagger représentait un jour le côté bad boy de la pop anglaise, aujourd'hui il serait plus à ranger dans la catégorie des ringards. Alors que les Beatles, c'est la classe. Pas une mèche de travers, pas un pli sur leur chemise.

Jérôme

6 - Parce qu'être rétro et actuel n'est pas donné à tout le monde


En écoutant les Beatles, on réussit un pari assez insensé, être à la fois rétro et moderne. Parce que si cette musique date des années 60, elle n'a jamais vieillie. Elle a l'apanage de l'intemporalité, cette particularité qui vous permet de ne pas avoir l'air d'un vieux en écoutant des chansons qui ont 40 ans. Vous écouteriez n'importe quel groupe de pop anglaise, vous ne pourriez pas être plus actuel. Les Beatles c'est ça, des chansons qui ne vieillieront jamais, et on le mérite d'être toujours meilleure que certaines productions actuelles.

Elise

7 - Parce qu'en soirée, c'est la classe


Que ce soit dit, gardez toujours quelques chansons des Beatles dans un coin de votre bibliothèque multimédia, et n'oubliez jamais d'en mettre au moins une dans votre playlist de soirée. Parce que les Beatles relèvent n'importe quelle playlist. Histoire de bien se la pèter, choisir un titre moins connu, ça renforce le côté érudit. Mais au fond, l'important, c'est qu'un titre des Beatles met tout le monde d'accord ou presque. Au pire, vous risquez un énième débat "Beatles - Rolling Stones" mais "Can't buy me love" aura diablement dynamisé la soirée.

Elise

8 - Parce que les Beatles ont inventés la pop, tout simplement


... ou du moins l'ont-ils consacrée comme genre musical universel. Avant eux, les musiques contemporaines les plus appréciées étaient représentées par le rock n' roll et le blues, qui étaient structurées sur des architectures quasi-exclusivement instrumentales (basées sur la guitare, notamment), mais les Fab Four ont été les premiers à associer les instruments rock (guitare, basse, batterie) à des mélodies "populaires" (pop), simples, entraînantes et facile à chantonner par le plus grand nombre. Certes, si on veut vraiment chercher la petite bête, le premier album des Beatles est sorti en mars 1963 alors que le Surfin' Safari des Beach Boys était dans les bacs depuis Octobre 1962. Mais ce jet inaugural de la famille Wilson n'a connu qu'un succès bien modeste outre-Atlantique, en total contraste avec la Beatlemania qui a déferlé sur l'Angleterre quelques semaines après la sortie de Please Please Me.

Nicolas

9 - Parce que les Beatles sont le groupe de tous les records


Ils ont vendu le plus de disques (vinyles, CD, singles) au monde : l'estimation actuelle dépasserait le milliard d'objets discographiques écoulés. Ils ont réalisé la plus grosse audience TV aux USA : leur prestation durant le Ed Sullivan Show du 16 Février 1964 a été suivie en direct par 70 millions d'américains (soit à l'époque 45 % de la population). Ils ont intronisé les concerts en stade au Shea Stadium de New York, le 15 Août 1965, devant 56000 personnes. Ils ont été le premier groupe à être diffusé en Mondovision ("All You Need Is Love", interprétée le 25 Juin 1967 devant plus de 400 millions de téléspectateurs). De plus, à tout moment, l'une des interprétations de la chanson "Yesterday" (on en dénombre plus de 3 000) est jouée par une radio quelque part dans le monde, et ça, c'est fiche le vertige. Enfin, last but not least, les Beatles sont le seul groupe de rock à être reconnu par le correcteur d'orthographe de Word. Ça vous mate, ça, hein ?


Nicolas

10 - Parce que les Beatles ont révolutionné la façon d'envisager la musique contemporaine


Sans eux, qui sait de quoi auraient l'air les albums de rock que nous écoutons actuellement. En effet, ils ont inventé l'album dans le format que nous connaissons : Rubber Soul est le premier véritable album conçu avec des titres faits pour être enchainés les uns aux autres, sans n'être qu'un empilement de singles potentiels comme cela était le cas auparavant. Les Beatles ont aussi inventé le concept album (Sgt. Pepper's), et ils ont été les premiers à inclure les textes de leurs chansons sur leur pochette. Enfin, ils ont été les premiers à avoir glissé dans un de leurs albums une chanson cachée ("Her Majesty", 15 secondes après "The End" sur Abbey Road). Et si eux n'avaient pas fait tout cela, qui l'aurait fait ? Sans rire ?

Nicolas

11 - Parce que les Beatles ont changé la face du rock à tout jamais, qu'ils l'aient voulu ou non


Quelques exemples ? John Lennon est le premier guitariste à avoir osé enregistrer des larsens sur une chanson ("I Feel Fine", 1964). Ça, ça fait un. Si les Fab Four n'avaient pas accouché d'un album de la trempe de Rubber Soul, Brian Wilson n'aurait jamais été à ce point traumatisé par cette brillante réussite et les Beach Boys n'auraient jamais composé le chef d'oeuvre qu'est Pet Sounds. Et de deux. Sans le sitar de George Harrison sur "Norvegian Wood" (Rubber Soul), Brian Jones des Rolling Stones n'aurait certainement pas réussi aussi bien son "Paint It Black". Et de trois. A propos de sitar, d'ailleurs, si Harrison n'avait pas pris de cour de sitar auprès de Ravi Shankar, Jimmy Page n'aurait jamais osé aller lui demander de lui apprendre à en jouer, et la face du Zep en aurait été changée à jamais. Et de... quatre (il y en a qui suivent, merci). Plus tordu encore : sans "Piggies", composé par George Harrison pour le White Album, Charles Manson n'aurait pas entendu d'appel au meurtre subliminal. Il n'aurait pas assassiné Sharon Tate. La maison des Tate n'aurait pas été abandonnée. Elle n'aurait pas été investie sauvagement par Trent Reznor en 1993. Et The Downward Spiral, le chef d'œuvre indu de Nine Inch Nails (avec ses "Piggy" et "March Of The Pigs"), n'aurait donc probablement jamais vu le jour, ou en tout cas pas sous cette forme. Là, ça fait cinq... mais les exemples pourraient se multiplier à l'infini, alors autant s'en tenir là. Question de décence.

Nicolas

12 - Parce qu'ils réunissent papy et petit-enfants


Les Beatles n'ont jamais vieilli, les Beatles sont donc transgénérationels. Qu'on ait connu leur essor ou qu'on les découvre avec l'édition complète de septembre, qu'on ait 60 ou 15 ans, on peut aimer les Beatles. Alors il faut les écouter. Pour au moins avoir un point commun avec ce papy qu'on ne comprend pas toujours quand il parle de son temps, pour avoir le plaisir d'apprécier un moment de musique avec sa mère, pour comprendre qu'être rock'n'roll n'est pas un état forcément lié à l'adolescence. Les Beatles sont un lien inamovible ente les générations, alors oui, il faut les écouter.

Elise
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Commentaires
Arbitre, le 27/09/2020 à 03:24
Moi aussi j'ai eu la chance d'avoir un père qui disposait d'un véritable trésor musical. Grâce à lui, j'ai pu connaître Jefferson Airplane, Neil Young et CSNY, Jethro Tull, King Crimson, Genesis, Peter Gabriel, et même Steve Hackett. Rien que ça. Mais les Beatles, c'est grâce à mon oncle. Bien sûr, comme vous le dites vous-même, je connaissais déjà le nom "Beatles", ainsi que les noms des 4 scarabées, tant ils étaient célébrissimes. On entendait encore, à cette époque, "Love me do" à la radio, indépendamment du fait qu'on était au début des années 80, et que John Lennon venait de se faire assassiner. Mais pour Noël 83, mon tonton est venu passer les fêtes chez nous. Il faisait alors son service militaire, et avait amené avec lui les 2 doubles rouge/bleu. C'était des disques qu'un pote de l'armée lui avait prêtés. Eh bien il est rentré à la caserne sans eux. Je lui avais clairement fait comprendre qu'il n'y avait rien à négocier. C'était du racket, ni plus ni moins. Je n'avais que 10 ans. Depuis, pendant au moins 4 années, ma famille se transmettait la liste des albums que je n'avais pas encore, mise à jour scrupuleusement, pour ne pas avoir à me demander quel cadeau je souhaitais pour mon anniv ou pour Noël. 30 ans plus tard, avec des potes de fraiche date, on a passé une soirée/nuit à se passer toute la collection des Beatles, au plus grand plaisir de tous. Qu'on se le dise, au début des années 2010, les Beatles avaient encore la faculté de mettre tout le monde d'accord !
Arbitre, le 27/09/2020 à 03:08
J'ignorais totalement qu' "Helter skelter" avait un lien avec le "I can see for miles" des Who. Morceau effectivement démoniaque, frisant un Metal que n'ont pas renié Slayer ("Haunting the chapel" et "At dawn they sleep"). Quand Charles Manson l'écoutait, il entendait des voix l'incitant à commettre un meurtre de masse (c'est ce qu'il a dit à son procès, à la grand tristesse de Mac Cartney). Concernant le "Satanic majesties" des Stones, il est bien vrai qu'on y retrouve les sonorités "Pet sounds" qui ont influencé "Sgt Pepper" (les claviers doublés d'instruments à cordes, comme dans "She's a rainbow" et "Dandelion"). Les Stones avaient l'avantage sur les Beatles au niveau des percussions ("20 000 light years from home"). Le morceau que les Stones auront le mieux réussi est en fait un rock teinté de psychédélisme, "Citadel".
Arbitre, le 27/09/2020 à 02:49
Je plussoie à tout ce que je viens de lire, et qui est brillamment écrit (comme tous les articles que j'ai lus sur ce site, respect total pour la qualité d'écriture). A l'âge de 10 ans seulement, je me suis plongé dans les Beatles, et après 4 ans d'exploration Livingstonienne, j'étais prêt à aller dans pratiquement toutes les directions prises par la Rock-music (ou Pop) dans les années 60. Pour moi, les Beatles, c'est l'école de musique contemporaine par excellence. Avant d'apprendre la guitare, je croyais (comme beaucoup d'autres), que la musique des Beatles était plus facile que celle des Stones, mais j'ai très vite compris par la suite que c'était archi-faux. Avec les Beatles, j'ai appris des accords dissonnants, ainsi que les arpèges. Les Beatles, ce n'était pas que Lennon et Mac Cartney, mais également Harrison (qui a littéralement explosé avec un titre comme "Taxman"). Brian Wilson n'aurait jamais du se morfondre de n'avoir pu continuer à lutter contre eux, il était seul contre trois. Et non contre deux, comme on l'entend trop souvent.
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