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Compte-rendu de concert

Deftones


Date : 09/06/2022
Salle : Théatres romains de Fourvière (Lyon)
Première partie :

Une première partie de luxe, un concert pas parfait, mais une excellente soirée à Lyon

 

 

Maxime L, le 13/06/2022
( mots)

On a toutes et tous des endroits préférés pour voir nos artistes favoris ou tout simplement "vivre" la musique en live. En ce qui me concerne, c’est sans conteste le Théâtre Antique de Fourvière à Lyon, qui comme chaque année depuis 1946, accueille le Festival des Nuits de Fourvière, avec pour 2022 une programmation musicale assez riche : Nick Cave, The Smile, M, Midnight Oil (en remplacement...des Queens of The Stone Age) et bien d’autres, ainsi que l’affiche qui nous intéresse : Baroness et les Deftones (dont la venue au même endoit était prévue pour l’édition 2020).

Ils sont accompagnés pour l’occasion par les Français d’Untitled With Drums, auxquels j’adresse mes sincères confuses pour avoir raté leur set, d’autant plus que les échos que j’ai pu recueillir se sont avérés très élogieux quant à leur prestation, dans des conditions jamais évidentes puisqu’à cette heure là (19h30), la foule est encore très clairsemée dans les gradins.

La fosse se remplit copieusement lorsque les Américains de Baroness débarquent, et à voir le nombre de tee-shirts à leur effigie dans le public, on se plait à penser que beaucoup se sont déplacés aussi (et surtout ?) pour voir à l’oeuvre le groupe de Savannah. Vous le savez si vous êtes un·e fidèle d’albumrock, Baroness est un de nos groupes chouchous, en dépit de certains choix de productions parfois contestables ; et c’est avec un enthousiasme non-feint que nous guettons l’entrée de John Baizley, du batteur Sebastian Thomson, du bassiste Nick Jost (dans un complet blanc assez détonnant) et bien sûr Gina Gleason. N’y allons pas par quatre chemins, le talent, la présence et le charisme de la guitariste a mis tout le monde d’accord dès les premières secondes. Si Baizley mettra un peu de temps à communiquer avec les spectateurs, Gina Gleason, dès ses premiers riffs, n’hésite pas à haranguer la foule, levant les bras dès qu’elle le peut, se mettant dans la poche chaque personne, y compris celles qui n’avaient jamais entendu parler de Baroness 20 minutes avant.

Le set est dense (et évidemment trop court), le son est particulièrement bon, très puissant, et on entend défiler à vitesse grand V une paire de classiques, de “Rays On Pinion” issu du Red Album (quel morceau mes aïeux!), aux plus récents “Tourniquet” ou “Eula”, en passant par “March To The Sea” bien sûr, et en terminant en apothéose sur l'épique “Shock Me”. Baizley est très souriant, n’oubliant pas de souligner la beauté du site ; et ses quelques mots prononcés entre les chansons respirent la sincérité et l’humilité, bien au delà des phrases toutes faites et un peu éculées dans ce genre de circonstances. Seule petite ombre au tableau : l’absence de “Take My Bones Away” de la set-list, mais c’est tout à fait personnel.

Il est 22h00 quand toutes les lumières s’estompent, et le théâtre s’est en quelques minutes totalement rempli, ne laissant plus beaucoup de places libres, que ce soit dans les gradins ou dans la fosse. Il faudra d’ailleurs un jour qu’on disserte sur ce moment : cet instant précis, insaisissable, où après 30-40 minutes d’attente après la première partie, entre trépignement et impatience fébrile, les lumières s’éteignent enfin, pour nous faire ressentir ce sentiment de libération ultime quand entrent, nos protagonistes de la soirée. En l’occurence ici, les Deftones. Ou du moins, l’équipe A’ des Deftones serais-je tenté de dire, avec un nouveau bassiste, Fred Sablan, remplaçant Sergio Vega (débarqué de façon un peu cavalière), et surtout sans Stephen Carpenter. Le guitariste n’ayant pas trouvé de créneau doctolib pour voyager en Europe ayant préféré ne pas trop s’éloigner des Etats-Unis cet été, est remplacé pour l’instant par Lance Jackman (entendu auparavant chez Will Haven).

Le groupe ouvre son concert sur “Genesis”, le titre inaugral du dernier album en date, Ohms, devant un public encore relativement calme. Bizarrement, le son semble moins bon, moins clair que pour Baroness, notamment sur la voix de Chino Moreno.

Au point que les 3 ou 4 premiers morceaux paraitraient presque décevants d’un strict point de vue “acoustique”. C’est aussi le temps que mettra Moreno à chauffer sa voix, (avec en prime la “réputation” du chanteur en live, pas toujours irréprochable vocalement), même si on aura toujours l’impression que son chant est un peu loin dans le mix. Le set décolle à partir d’un enchainement assez dingue : “Be Quiet and Drive (Far Away)”, suivi d’un “My Own Summer (Shove It)”, dont on peut presque regretter qu’il arrive si tôt, mais qui fera chavirer tout le monde (en dépit de pains très conséquents de la part d’Abe Cunnigham). Les têtes bougent massivement et on assiste aux premiers slams de la soirée. C’est d’ailleurs particulièrement réjouissant de constater que dans la foule, on compte autant de très jeunes que de personnes, qui comme moi, ont connu et écouté Around The Fur à sa sortie (1997, erf…).

Si Moreno saute dans tous les sens comme à son habitude, Lance Jackman reste relativement statique (à la fois sa guitare 8 cordes semble peser un âne mort), mais son jeu est efficace, à l’image de “Swerve City” et son riff bourrinos incroyablement puissant. Les Deftones se voient, sur certains morceaux, renforcés d’un second guitariste, en plus de Chino Moreno, qui n’hésite pas à prendre la six-cordes à son tour. Ce sera le cas, entre autres, sur “Digital Bath”, chanson qui a titre personnel, fait partie de ma vie depuis 22 ans et qui me transporta très loin ce soir (malgré les mêmes réserves sur le son), et s’avère être une formidable madeleine de Proust lorsqu’il est suivi d’un “Knife Party”, puis plus loin, par un autre classique inter-générationnel : “Change (In the House Of Flies)”.

Si White Pony, en tant que qu’oeuvre incontournable est bien représenté, le reste de la set-list est pour le moins curieux : 2 morceaux seulement de Ohms, disque pourtant plébiscité un peu partout, 5 titres de Diamond Eyes mais aucun de l’excellent Saturday Night Wrist (un “rats!rats!rats” ou “Hole in the Earth” n’auraient pourtant pas dépareillé). Gageons cependant, qu’au bout de quasiment 30 ans de carrière et 9 albums, il parait difficile de satisfaire tout le monde.

Moreno ne se montre pas très loquace, mais ne manquera pas de complimenter lui aussi, la beauté du lieu (mode Office de Tourisme off). Le son n’est toujours pas parfait au bout d’une heure vingt de live mais l’énergie déployée par le groupe et renvoyée par le public est difficilement critiquable, à l’image d’un rappel enflammé se terminant par “7 words”, issu d’”Adrenaline, premier album des Californiens (1995 erff erfff...) et qui voit les presque 4000 personnes présentes sauter dans tous les sens, dans une furie adolescente absolument jouissive.

Set-list Baroness :

  • Ogeechee Hymnal
  • Rays On Pinion
  • Tourniquet
  • March to the Sea
  • Chlorine and Wine
  • The Sweetest Curse
  • Eula
  • Little Things
  • Shock Me

Set-list Deftones :

  • Genesis
  • Rocket Skates
  • Prayers/Triangle
  • Royak
  • Be Quiet and Drive (Far Away)
  • My Own Summer (Shove It)
  • Tempest
  • Swerve City
  • Digital Bath
  • Knife Party
  • You’ve Seen the Butcher
  • Sextape
  • Diamond Eyes
  • Rosemary
  • Bloody Cape
  • Change (In the House of Flies)
  • Ohms

Rappel :

  • Lotion
  • 7 words
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