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Critique d'album

Starcastle


Starcastle


(00/02/1976 - Epic records - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par Tommy Vicari

1- Lady of the Lake / 2- Elliptical Seasons / 3- Forces / 4- Stargate / 5- Sunfield / 6- To The Fire Wind / 7- Nova
Note de 3.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Du chaos naît une étoile… - Charlie Chaplin"
Daniel, le 24/05/2021
( mots)

Ce château dans les étoiles, posé sur un petit nuage bien dodu, serait-il une allégorie de la maison de Dieu ? La jolie pochette d’Alex Ebel (plus connu pour être l’auteur de l’affiche mythique du film Vendredi 13 en 1980) est truffé de symboles, parfois romans, parfois gothiques, qui pourraient abonder dans ce sens.


Si tel est le cas, est-ce que le rock progressif américain des débuts serait affaire de chrétienté militante ? De Denis DeYoung (Styx) à Kerry Livgren (Kansas), en passant par Terry Luttrell (Starcastle), la question peut être posée. 


Dans cette optique religieuse, est-ce que "ressembler à Yes" serait un péché capital qu’il faudrait ajouter aux sept vices de l’âme définis par le Concile de Latran ?


Pour rester dans les références bibliques, le premier album de Starcastle est déjà une renaissance. Après quatre années passées à parcourir des miles sans fin sur les autoroutes et à écumer méthodiquement les clubs du coin, le groupe est victime d’un grave accident de la route…


Le matériel est complètement détruit et le guitariste Stephen Hagler ne vaut pas mieux. Les six gars de Champaign (Illinois – on n’est jamais loin des Grands Lacs) pensent alors tout abandonner. Mais, comme dans les beaux films qui font pleurer à Noël, leur six-cordiste se remet de ses blessures. Ils décident alors d’adopter un style de vie "rigoureux" (loin des tentations du rock) et de débuter une nouvelle carrière, consacrée à une musique différente, faite de rythmes complexes, d’harmonies vocales célestes et d’entrelacs instrumentaux. 


Epic (filiale de la puissante CBS) les signe aussitôt pour un premier album. La production est confiée à Tommy Vicari, un californien fan des inévitables Beatles (il travaillera également avec Prince, Barbara Streisand, et Quincy Jones).


Les planètes semblent alignées…


Dès les premières notes de "Lady Of The Lake" (une remarquable pièce introductive de huit minutes), c’est l’aspect résolument solaire de la musique qui interpelle. Les claviers de Herb Schildt dominent clairement un univers onirique et positif articulé dans des tonalités majeures. Au chant, Terry Luttrell (qui a quitté REO Speedwagon après l’enregistrement de leur premier album) aligne avec conviction des textes dépourvus de sens, aux faux airs de mantras, dans le plus pur style de Jon Anderson (sur, par exemple, l’interminable Tales From Topographic Oceans).


Dans la foulée, l’introduction acoustique d’"Elliptical Seasons "aurait pu être composée par un Steve Howe juvénile. Mais le jeu ne consiste pas à multiplier les comparaisons entre les deux univers. Il est rapidement évident que Starcastle peut se suffire à lui-même. Sans rougir. Ou juste un petit peu.


Car la magie opère. L’album alterne les plages longues (l’excellent "Sunfield", le joli "To The Fire Wind") et les instrumentaux plus concis (le cinématographique "Stargate" ou le caricatural "Nova").


Une question fait aujourd’hui débat : plutôt que de composer son propre répertoire, est-ce que Starcastle n’aurait pas vécu une carrière plus paisible (et plus prospère) en assumant un rôle de cover-band de Yes ? A chacun son avis et ses convictions. 


A ceci près qu’il faut se replacer dans le contexte "historique" : personne n’avait de temps à perdre pour aller voir des cover-bands en 1976. Et aucun des musiciens de Starcastle n’était à la hauteur de son alter ego chez Yes. A part – probablement – Herb Schildt, même s’il a une approche nettement plus "mathématique" de la musique que Rick Wakeman.


Il est évident qu’un fan de rock progressif peut couler une vie paisible sans posséder un exemplaire de Starcastle (quoique). Mais un album qui apporte autant de soleil et de lumière (parfois avec la naïveté déconcertante d’un Douanier Henri Rousseau) mérite sincèrement d’être écouté. 


L’album ne se vend - évidemment - pas. La suite va débuter par un nouvel accident de la route. 


Le destin de Starcastle a probablement inspiré les scénaristes d’Un jour sans fin

Commentaires
FrancoisAR, le 25/05/2021 à 12:38
Tout à fait d'accord avec cette chronique Daniel. Et peut-on reprocher à qui que ce soit de vouloir imiter Yes ?
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Très bon album
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