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Critique d'album

Starcastle


Real to Reel


(21/10/1978 - Epic records - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Half a Mind to Leave Ya / 2- Whatcha Gonna Do (When It All Comes Down On You) / 3- We Did It / 4- Nobody's Fool / 5- Song for Alaya / 6- So Here We Are / 7- She / 8- The Stars Are Out Tonight / 9- When the Sun Shines At Midnight
Note de 5/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Et puis, c’est le silence, cette absence de bruit… – Benoît Léonard "
Daniel, le 08/06/2021
( mots)

Après trois albums au succès confidentiel, la firme Epic décide de ruer brutalement dans les brancards et de recadrer le groupe. Il faut changer d’image, de son et de répertoire pour s’orienter vers un AOR / hard FM tout mou, commercial et consensuel. Totalement à l’encontre de la nature de Starcastle.


A cet instant précis, le management du sextet fait irrésistiblement penser au merveilleux Preston Tucker, l’inventeur américain alternatif, qui avait imaginé un moteur de 9,6 litres avec 6 cylindres en H au moment où les grandes firmes automobiles de son pays cherchaient à rationaliser les chaînes de montage. 


Il y aura toujours une forme de noblesse dans l’art subtil de foirer les choses.


Avec ses ritournelles pop aux textes prépubères, Real To Reel aurait pu rencontrer un succès d’estime auprès d’un public différent s’il n’avait pas porté le logo décalé de Starcastle. 


Il aurait suffi d’imaginer un nom passe-partout - Tygers Of Mantis, Tokyo Leppard, Praying of Pan Tang, ou Molly Top (n’importe quoi de typé proto-hard) –, de concevoir une pochette très colorée avec des gaillards musclés, des perruques peroxydées, du rimmel, un soupçon de cocaïne sur le bord des narines puis de tourner quelques vidéos ensoleillées avec beaucoup de filles bronzées en maillot riquiqui.


En écoutant le disque, le noyau dur des fans (essentiellement des moustachus à lunettes carrées) s’est senti mortellement trahi. A raison. Et le reste du monde ne s’est absolument pas intéressé à cet opus enregistré par un groupe préalablement catalogué « progressif ».


 Tout a été désastreux. Depuis l’horrible pochette grise avec ces pauvres types qui font – très mal – semblant de s’amuser comme des petits fous jusqu’à l’enterrement médiatique de Starcastle dans la fosse commune des foireux du rock. Sans fanfare ni trompette.


Herb Schildt et ses claviers (les principaux marqueurs du son progressif de Starcastle) sont relégués en arrière-plan ; la section rythmique est dopée aux stéroïdes ; les textes – plus terre à terre – sont d’une naïveté atterrante (un peu dans le futur style narratif des Suédois d’Europe, pour situer le niveau).


Et pourtant… Dans cette daube qui aurait néanmoins pu faire l’ordinaire de plus d’un groupe de série B californien du moment, il y a précisément deux pépites magiques qui ont échappé à ceux qui n’ont jamais pris la peine de retourner le vinyle pour écouter la deuxième face.


"The Stars Are Out Tonight" prend tout le monde par surprise parce que, après d’interminables minutes d’ennui, ce pénultième titre, malgré sa construction hyperclassique, aurait pu être un formidable single « pop », marqué par un refrain joyeux et diaboliquement efficace. 


Puis il y a "When The Sun Shines At Midnight", le titre qui clôture la face B de Real To Reel, dont le sublime refrain donne l’envie de ressortir les carnets de poésie de son enfance.


Quand le Soleil brillera à minuit


Que les papillons diaphanes descendront du ciel 


Comme autant de petits fantômes


Nous marcherons le long de la rivière


En cueillant des orchidées-magnolias (*)


Jusqu’à la fin de nos jours


Construit en crescendo tout au long de ses 6 minutes et 12 secondes, composé dans le plus pur style hard FM / AOR / pompier, le titre est extrêmement ambitieux, contrasté et puissant. Le groupe y donne tout. On pourrait écrire qu’il y exhale son dernier souffle. Mais quel souffle. Le souffle épique qui a probablement manqué à tout ce qu’il a entrepris précédemment. Le souffle remarquable de voix qui vont se taire, les derniers sons de guitares qui vont être débranchées et les ultimes harmonies de claviers qui vont finir au fond d’un grenier.


Quand le rideau se ferme, les plus grands tragi-comiques ont le mérite de toujours terminer sur un immense bon mot (**).


Les rares fans du groupe se sont mis à espérer qu’après un titre de cette envergure le groupe puisse encore "rebondir". Mais les années ont passé… 


En vain (***). 


(*) L’orchidée-magnolia est une fleur blanche que les Américains offrent volontiers aux mariés lors de leurs épousailles.


(**) Par exemple : "Je serai de retour dans cinq minutes - Paul Walker"


(***) L’album Song Of Times (publié 2007) est repris dans la discographie officielle de Starcastle mais il ne présente aucun intérêt, sinon ce vague parfum de nostalgie qui caractérise les réunions d’anciens combattants.   

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